356 000 logements mis en chantier en 2014

C’est le nombre de logements finalement mis en chantier en 2014, soit près de 58 600 de plus qu’initialement annoncé, selon les derniers chiffres du Gouvernement (27/02/2015).

Celui-ci se base en effet sur une nouvelle méthode statistique qui intègre des milliers de logements non comptabilisés jusqu’ici, en raison de la négligence des demandeurs de permis de construire (promoteurs, particuliers, bailleurs sociaux), qui « omettent fréquemment », de s’acquitter de l’obligation de déclarer l’ouverture de leur chantier au début des travaux, selon le Conseil national de l’information statistique (Cnis). Une autre explication avancée tient à l’absence prolongée du fonctionnaire en charge de la collecte de ces données, selon La Gazette des Communes… Depuis 2007, des « trous de collecte » ont ainsi été recensés en Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Aquitaine.

Reste que, malgré ce rattrapage statistique, les chiffres de la construction restent à la peine, et notoirement inférieurs aux besoins de la population.

Nos honoraires sont bousculés, à nous de créer de nouvelles ressources !

Tribune par Philippe PIERRAT.

Les professions d’intermédiations, que nous connaissons bien (« assurance, banque, immobilier »), sont devenues connexes au point que la réglementation financière de 2010 a modernisé des certifications peu accessibles auparavant.

Il est aujourd’hui possible de créer des revenus complémentaires à nos activités en utilisant les certifications légales en IOB (intermédiaire en opération de banque et système de paiement) mais aussi IOA (intermédiaire ou mandataire d’intermédiaire en assurance). Différents degrés de compétences existent selon le but affiché mais, par exemple, en ce qui concerne les statuts IOB, une formation de quelques jours permet l’accès à un niveau suffisant pour préparer l’entrée dans le monde du mandataire financier. Le statut en assurances, qui nécessite un investissement plus profond, offre quant à lui la possibilité de distribuer des solutions d’assurances telles que les assurances aux crédits immobiliers que l’IOB aura proposé préalablement.

Les deux statuts obligent à l’obtention d’une homologation auprès de l’ORIAS et à une couverture en responsabilité civile adaptée et complémentaire aux obligations Loi Hoguet. Nos premières analyses démontrent clairement des gains attractifs, et parfois récurrents, à partir d’une certaine taille de cabinets de gestion ou de syndics, mais aussi pour les concours financiers en prêts immobiliers.

Précisons que les tolérances actuelles ne perdureront pas et que nos entreprises sont appelées à moyen terme à sortir des simples modes d’indications, ou alors à y rester mais sans la contrepartie financière que nous avons connue par le passé.

Pour en savoir plus : consultez le catalogue des formations IOB et IOA via l’ESI.

Le contrôle des loyers : « le moyen le plus efficace pour détruire une ville » !

Pour l’économiste suédois Assas Lindberck, le contrôle des loyers serait « le moyen le plus efficace de détruire une ville, avec le bombardement« .
S’il trouve la formule un peu excessive, Julien Damon, professeur associé à Sciences Po (Master d’urbanisme), considère également que « trop protéger, c’est punir » : « Un niveau exorbitant de sécurité offert aux ménages qui paient pour louer va à l’encontre des intérêts de ceux qui mettent en location. Des garanties excessives en faveur des premiers s’étendent au détriment des seconds, qui se retirent du marché. Et l’ambition vertueuse de protéger les locataires, alimentant une pénurie croissante de logements, se transforme en pénalité. »

En conclusion : « Propriétaires, investisseurs et locataires sont méfiants, dans un contexte de pouvoirs publics méfiants à l’égard du marché. Avec cet environnement de haute méfiance réciproque, la confiance ne reviendra certainement pas de nouveaux contrôles. La politique du logement appelle, comme d’autres domaines, un choc de simplification mais aussi un choc de confiance ! »

Lire la tribune de Julien Damon dans Le Point du 19/02/2015.

Grand Paris : les investisseurs privés s’impatientent

Cité par La Tribune (12/02/2015), le PDG d’ICADE Serge Grzybowski résume le sentiment des professionnels de la promotion immobilière : « Il y a trois ou quatre ans, nous n’étions pas sur le radar des grands investisseurs internationaux. Je faisais des roadshows un peu partout dans le monde, mais c’était l’époque du ‘french bashing’. Avec le Grand Paris, nous avons maintenant un projet à vendre, nous sommes beaucoup plus actifs. Mais nous avons une difficulté énorme : nous devons être sûrs de la livraison des gares et voies ; nous ne pouvons pas prendre du retard car nous avons une promesse et nous sommes sur les calepins des investisseurs internationaux. »
D’où désormais « la grande peur des investisseurs » : celle du retard dans la mise en œuvre des projets et infrastructures prévues, en raison de « la présence toujours envahissante du millefeuille administratif  » et « des prises de positions personnelles des élus ». Car toute complication ou ralentissement inutile aura pour effet de « désespérer les financements internationaux » – alors même que chacun s’accorde à reconnaître qu’ils seront indispensables au bouclage financier du Grand Paris.
Espérons que ce cri d’alarme sera entendu des politiques !

Lire l’article de La Tribune, 12/02/2015