PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°134

DE LA PAROLE AUX ACTES…

Suivre les annonces faites par les Pouvoirs Publics et les parlementaires dans les domaines de l’habitat, du logement et de l’hébergement en Ile-de- France depuis la loi ALUR s’avère être un exercice de plus en plus difficile.

les textes promulgués dont les effets peuvent être immédiats sur le terrain. Pour autant, les réponses que nous devons aux consommateurs et à nos clients dans nos différents métiers doivent toutefois rester rigoureuses, fiables et surtout responsables. Cette situation n’est pas nouvelle mais elle s’aggrave car le contexte lié à la réforme territoriale ne rend pas les choses simples. Dans les mois à venir, les résultats des élections régionales pèseront nécessairement sur la constitution et le rôle de la Métropole du Grand Paris pour nos activités. Force est de constater que la Société du Grand Paris chargée des transports prend du retard. Force est de constater aussi que les objectifs de création de 70 000 logements ne sont pas prêts d’être atteints. Face à cette politique relevant trop souvent d’une volonté d’affichage, ma préoccupation est de développer les outils et les services de la Chambre pour favoriser le développement de nos 2000 cabinets en Ile-de- France : observatoires économiques, formations, conseils juridiques et actions à l’international. Mais je n’oublie pas le rôle que doit jouer notre Chambre sur les dossiers du logement francilien. Dénoncer tous les jours le danger que représente l’encadrement des loyers pour l’offre de logements privés va de pair avec ma participation active à la création de « Multiloc » par la Mairie de Paris : nous aiderons ainsi les classes moyennes à se loger pour des loyers compatibles avec leurs moyens financiers, tout en évitant de tarir l’offre des bailleurs privés à cause de mesures purement politiciennes. L’environnement économique et social est loin d’être stabilisé : quoi qu’on en dise, la croissance reste faible et le chômage élevé. Dans ce contexte un dialogue constructif et des actes concrets sont plus que jamais nécessaires.

Les Français restent très attachés à la propriété

Selon un sondage en ligne du site jerevedunemaison.com, cité par Les Echos (26/05/2015), 70 % des Français rêvent d’acheter une résidence secondaire, plutôt que de louer occasionnellement. 39 % déclarent même chercher plus ou moins activement un tel bien.

Des chiffres qui peuvent paraître surprenants, au regard de l’état du marché des résidences secondaires. Mais qui confirment l’attrait persistant de nos compatriotes pour la propriété immobilière, y compris en période de crise.

Un établissement public foncier unique pour aménager le Grand Paris

Un décret paru mercredi 13 mai 2015 au Journal officiel (JO) annonce la création d’un Établissement public foncier d’Ile-de-France (EPFIF) d’ici au 31 décembre 2015.
Ce nouvel outil résulte en fait du regroupement des trois EPF de l’Ouest de la région (celui des Hauts-de-Seine, du Val-d’Oise et des Yvelines) au sein de l’actuel EPF d’Ile-de-France qui couvre aujourd’hui cinq départements (Paris, Seine-et-Marne, Essonne, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). La fusion sera effective au 1er janvier 2016.

L’EPF unique, aussi appelé Grand EPF, sera compétent sur l’ensemble du territoire de l’Ile-de-France. Il doit permettre de « lutter contre les inégalités territoriales », explique le ministère, avec une capacité de production annuelle estimée de 12 000 logements par an à partir de 2016 (contre 10 000 aujourd’hui avec les outils existants). Une évolution sans doute nécessaire, donc, mais dont il ne faut pas attendre une révolution : il n’y aura pas de relance de la construction sans mobilisation des acteurs privés !

Le regroupement des établissements publics fonciers franciliens était prévu par la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (dite loi Maptam) du 27 janvier 2014. L’objectif est de renforcer l’action engagée par les établissements fonciers fusionnés « dans le cadre de 244 conventions en cours, représentant un engagement financier de 2,95 milliards d’euros » à l’échelle de l’Ile-de-France. Il pilotera notamment les opérations de « requalification » des copropriétés dégradées de Clichy-sous-Bois et de Grigny.
« Pour le gouvernement, explique lemoniteur.fr, la création d’un établissement foncier unique doit contribuer à la nécessaire relance de la production de logements en Ile-de-France, en simplifiant et coordonnant mieux l’action de l’Etat et des collectivités locales dans la maîtrise du foncier, condition indispensable à l’émergence de nouveaux projets« .

Source : « L’établissement public foncier unique d’Ile-de-France voit le jour« , lemoniteur.fr, 13/05/2015.

17 milliards d’euros d’aides personnalisées au logement

C’est le montant des aides personnalisées au logement versées chaque année par l’Etat par l’intermédiaire de la CAF : aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement à caractère familial (ALF) et allocation logement à caractère social (ALS).

Dans un entretien à BFM TV, le 13 mai dernier, le ministre de l’Economie Michel Sapin a révélé que le Gouvernement souhaitait réduire son intervention dans ce domaine.
Un dossier potentiellement explosif, 6 millions de foyers bénéficiant de ces aides sociales (en augmentation de + 1,9 % en un an).

Si rien n’est encore arrêté, plusieurs pistes ont été avancées :
– Le maintien des APL aux 800 000 étudiants qui les perçoivent aujourd’hui.
– La possibilité de prendre en compte le patrimoine des ménages concernés, ceux disposant d’une épargne pouvant se voir à terme privés d’aides au logement, comme c’est le cas par exemple au Royaume-Uni.
– L’introduction d’un plafond de loyer à ne pas dépasser pour prétendre aux aides, une piste évoquée par les députés et qui serait actuellement à l’étude à Bercy.

Les professionnels de l’immobilier seront bien évidemment attentifs aux projets présentés, afin qu’ils ne nuisent pas à l’accès au logement, déjà difficile dans les grandes métropoles comme l’Ile-de-France.

Voir l’interview de Michel Sapin sur BFM TV (13/05/2015).

La FNAIM du Grand Paris et les Académies de Créteil, Paris et Versailles partenaires pour l’information et la formation aux métiers de l’immobilier

La FNAIM du Grand Paris annonce la signature d’une convention de partenariat avec les Académies de Créteil, Paris et Versailles. Celle-ci s’attache à mieux informer les équipes pédagogiques et les élèves afin de favoriser leur orientation professionnelle. En s’engageant sur la formation et l’intégration en entreprise, la FNAIM du Grand Paris désire renforcer l’expertise de ses métiers et attirer les talents de demain.

Favoriser la connaissance et la reconnaissance des métiers de l’immobilier

Confronté à de nombreuses idées reçues, l’agent immobilier connait un véritable déficit d’image. Il regroupe pourtant plus d’une dizaine de métiers différents parmi les filières de la transaction, la gestion, l’expertise et le conseil comme des juristes, des gestionnaires de copropriété, des négociateurs, etc.
« Chaque année, nos 1 800 adhérents recrutent environ 150 candidats. Les débouchés sont nombreux et variés. Encore faut-il choisir la formation la plus complète dans un environnement toujours plus exigeant. Aujourd’hui, la majorité des candidats qui intègrent un cabinet ont un niveau Bac+3 » précise Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris.

Face à ces enjeux d’information et de recrutement, la FNAIM du Grand Paris appuie les équipes pédagogiques franciliennes en proposant aux collèges et lycées de la documentation et des outils de communication sur ses métiers. Elle s’engage à accueillir les jeunes dans ses entreprises membres via des formations en alternance ou des stages par exemple, du lycée professionnel au master. Elle renforce par ailleurs la formation continue des adultes et de ses membres, notamment pour l’apprentissage des langues et les préparer à un métier de plus en plus international. Enfin, ce partenariat favorise l’accueil des jeunes et les personnes handicapées et valorise l’égalité des chances, notamment entre hommes et femmes.

La formation, un engagement de long terme pour la FNAIM du Grand Paris

La complexification progressive des enjeux de l’immobilier et les tensions existantes sur le logement en Ile de France rendent nécessaires une information et une formation de pointe sur les métiers de l’immobilier, démarche que la FNAIM du Grand Paris a entamé depuis de nombreuses années.

Ce partenariat est le prolongement d’un engagement de long terme : la FNAIM du Grand Paris, membre du Club des Partenaires des Académies Franciliennes depuis 2006, a signé 6 conventions avec des établissements scolaires (ENC Bessières, lycée Jean Lurçat, lycée Maurice Ravel, lycée Maurice Genevois, lycée Robert Doisneau et lycée Olympe de Gouges). Elle dispose en outre de sa propre école de formation, l’Ecole Supérieure de l’Immobilier (ESI), qui dispense non seulement un enseignement du post-baccalauréat au Master mais aussi des formations plus courtes, continue ou en alternance.