Parmi les jeunes Franciliens âgés de 20 à 29 ans, un sur deux habite encore chez ses parents après 25 ans, selon une étude publiée par l’institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) d’Ile-de-France publiée le 30/09/2015.

Dans cette tranche d’âge, 76 % des étudiants et 62 % des chômeurs franciliens vivent chez leurs parents, contre 39 % parmi les actifs en emploi. Ainsi que le précise le journal Les Echos (30/09/2015) : « Bien qu’ils disposent de revenus, les jeunes actifs franciliens qui travaillent représentent la moitié des 20-29 ans résidant encore chez leurs parents, très vraisemblablement en raison de la précarité de leur emploi.« 

A l’occasion des 16ème Entretiens Franciliens de la copropriété qui se tiennent samedi 26 septembre, les professionnels de l’immobilier de la FNAIM du Grand Paris reviendront sur le fonctionnement du nouveau contrat de syndic mis en place par décret du 26 mars 2015, en application de la loi ALUR. Si la FNAIM du Grand Paris rappelle le rôle essentiel du Président et du Conseil syndical dans le fonctionnement des copropriétés, elle rappelle également qu’il est tout aussi important que les copropriétaires s’investissent et investissent de leur temps dans la gestion de la copropriété qui est la leur, en assemblée générale.

Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris déclare : « Jeudi dernier, le Président de la République, François HOLLANDE, a décidé, lors de son intervention, de réduire les aides à la pierre de 400 à 250 millions d’Euro pour construire des logements sociaux. Face à cette tendance persistante du désengagement de l’Etat, il faut que d’autres acteurs prennent le relais pour assurer la cohésion sociale et le mieux vivre ensemble. Telle est ma conviction que les agents immobiliers sont des acteurs de la cité et des acteurs de proximité qui connaissent aussi bien que les maires la vie de leur quartier » explique Gilles Ricour de Bourgies.

 

  • Création du premier indice des charges de copropriété sur Paris par la FNAIM du Grand Paris
  • Chauffage et ascenseurs en tête des baisses constatées
  • 2 milliards d’euros de travaux engagés par les copropriétés à Paris

 Pour sa 4ème édition, l’Observatoire des charges de copropriété du Grand Paris innove en créant le premier indice des charges de copropriété sur Paris. L’objectif : son appropriation par les professionnels, les responsables de copropriété et les consommateurs. Alors que l’attention est aujourd’hui focalisée sur les loyers, les charges occupent un poste conséquent, pour les propriétaires et les locataires. Elles sont pour la première fois en baisse, 7,4 %. Le montant global des charges s’établit ainsi à 37,05 €/m² soit 2 074,80 €/lot en 2014.

Lancement du premier indice des charges de copropriété pour Paris

L’exhaustivité et la représentativité de l’échantillon ainsi que la fiabilité de la méthodologie et des données remontées permettent à la FNAIM du Grand Paris de proposer un indice des charges de copropriété à Paris.  En effet, elle dispose aujourd’hui de l’échantillon le plus complet avec 3 349 immeubles (c’est-à-dire 7 % des immeubles en copropriété à Paris) soit 92 623 lots de copropriété implantés à Paris (c’est-à-dire 14 % des lots de copropriété à Paris). Par ailleurs, l’étude repose sur les données comptables des copropriétés, qui sont remontées automatiquement via les logiciels de gestion des syndics de copropriété.

Cet indice révèle l’évolution des charges de copropriété par rapport à une année de référence, l’année 2013.

  • Indice 2013 : 100.
  • Indice 2014 : 92,6

Les charges de copropriété ont donc baissé de 7,4 % au cours de l’année 2014 à Paris. L’indice global et par poste sera publié tous les ans.

Baisse de 7,4 % des charges de copropriété : chauffage et ascenseurs en tête

 

Après plusieurs années de hausse, l’augmentation des charges de copropriété n’apparait plus comme une fatalité. Le montant global des charges s’établit en effet à 37,05 €/m² soit 2 074,80 €/lot en 2014 contre 40,02 €/m² et 2241,12 €/lot en 2013.

Le chauffage (indice : 75,3) connait la baisse la plus importante parmi les charges, avec -24 %. La date de construction des immeubles est un marqueur de cette baisse : si les immeubles construits avant 1918 ne connaissent qu’une baisse de 15,2 %, les immeubles construits entre 1918 et 1950 connaissent la baisse la plus importante : 29,9 %. Par ailleurs, l’analyse établie en janvier 2015 sur la tendance de ce poste s’avère amplifiée. 2014 a été l’année la plus chaude du siècle.

Les charges concernant les ascenseurs (indice : 84,2), les assurances (indice : 85,3) et l’électricité (indice : 98,1) contribuent aussi à la baisse générale des charges de copropriété, avec des baisses respectives de 15,8 %, 14,7 % et 1,9 %. L’évolution sur les ascenseurs peut s’expliquer par les contrats négociés à la baisse en raison de la plus grande concurrence existant désormais sur ce marché. L’évolution sur les assurances trouve quant à elle sa source en partie dans la stabilisation des indices légaux mais aussi certainement dans la baisse des sinistres.

Au contraire, les impôts (indice : 117,7), les honoraires de syndic (indice : 106,3) et les salaires (indice : 106) connaissent des hausses, respectivement de 17,7 %, de 6,3 % et de 6 %. L’évolution des honoraires de syndic révèle une augmentation maîtrisée – que la FNAIM du Grand Paris l’annonçait dès janvier 2015 -, qui tient compte des effets cumulés de la loi ALUR.

Les travaux en copropriété : un montant égal aux charges de copropriété

Comme la FNAIM du Grand Paris s’y est engagé, L’Observatoire rend désormais compte des travaux entrepris pas les copropriétés. Ils représentent en effet les investissements dans la rénovation et le maintien du patrimoine parisien. « Les propriétaires ont pris conscience ces dernières années de l’importance des travaux, à la fois dans la valorisation de leur bien mais aussi du poids que cela peut représenter dans leurs dépenses. Les informations relatives aux travaux engagés et à venir sont par exemple de plus en plus demandés au moment des transactions » commente Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris.

Le montant des travaux équivaut au total des charges de copropriété dépensé en 2014 : les travaux (votés  en assemblée générale et les travaux exceptionnels) représentent 34,7 €/m² et 1 947,6 €/ lot – c’est-à-dire quasiment le montant des charges courantes.

La copropriété à Paris (55 millions de m²) a engagé en 2014 environ 2 milliards d’euros de travaux, soutien non négligeable au secteur du bâtiment. Là encore, l’Observatoire suivra l’évolution de ce chiffre tous les ans.

 

*Remarques méthodologiques :

 

1/ L’Observatoire des charges de copropriété du Grand Paris repose sur des données comptables (et non sur du déclaratif) et des critères objectifs, transparents, vérifiables et opposables. Cela permet de tenir compte de la complexité du marché immobilier qui ne permet pas toujours de comparer avec précision des biens de nature différente.

2/ Les données proviennent des données comptables dont l’anonymat comme la provenance sont garanties par un huissier de justice. Les données statistiques sont arrêtées au 31 décembre 2014.

3/ Les données sont établies par m², il s’agit du m² assuré

A propos de la FNAIM du Grand Paris

L’organisation syndicale représente en Ile-de-France, hors Seine et Marne, 1 800 professionnels de l’immobilier qui gèrent 2 200 cabinets et succursales, soit un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros. La Chambre est spécialisée dans 13 métiers différents de la transaction, de la gestion, de l’expertise et du conseil. Trois de ces métiers sont règlementés par l’Etat, il s’agit de la transaction, de l’administration de biens et des syndics de copropriété. Dotée de nombreux outils d’analyse, la FNAIM du Grand Paris est une référence incontestée en matière d’informations, d’études économiques et d’informations juridiques sur les marchés immobiliers. Le président de la FNAIM du Grand Paris est membre du CESER Ile de France, du Comité Régional Ile de France présidé par le Préfet de Région et membre de l’Observatoire du logement autour des gares de la Société du Grand Paris.

http://lamaisondelimmobilier.org/

 

Quelles règles changent à compter du 1er septembre 2015 en matière de paiement en espèces ?

Un décret n°2015-741 du 24 juin 2015 vient d’abaisser le plafond des paiements en espèces. Celui-ci passe en effet de 3000€ à 1000€ lorsque le débiteur a son domicile fiscal en France ou qu’il agit pour les besoins d’une activité professionnelle (article L112-6, I, al. 1er du code monétaire et financier).

Cette nouvelle disposition entre en vigueur à compter du 1er septembre 2015.

En cas de non respect de cette disposition, l’article L112-7 du code monétaire et financier prévoit une amende qui peut atteindre au maximum 5% des sommes payées en espèces. Le créancier et le débiteur sont solidairement responsables du paiement de celle-ci.

Pour rappel, si le débiteur n’a pas son domicile fiscal en France et qu’il n’agit pas pour les besoins d’une activité professionnelle, le plafond qui lui est applicable reste comme auparavant de 15 000€.

Il existe plusieurs exceptions à la règle du plafonnement à 1000€ dont notamment :

  • Les paiements des dépenses de l’Etat. Ils ne sont pas plafonnés.
  • En cas de transaction entre deux particuliers, les paiements en espèces ne sont pas plafonnés mais un écrit sera nécessaire pour prouver cette opération si elle dépasse 1500€.

Les salaires peuvent être réglés en espèces s’ils n’excédent pas 1500€. La signature d’un reçu s’avère dans une telle hypothèse nécessaire car il reviendra à l’employeur de rapporter la preuve du paiement en cas de contestation.

 

C’est la proportion de cadres franciliens qui se déclarent insatisfaits de leurs conditions de vie, selon une enquête Cadremploi relevée par Le Figaro (02/09/2015).

En cause, en premier lieu, « les difficultés à se loger en Ile-de-France », puis les temps de transport, le coût de la vie et la complexité à faire garder les enfants. Et cela, « en dépit de l’intérêt des postes proposés et de l’attractivité de la vie culturelle dans la Ville Lumière ».

Résultat : toujours selon cette enquête, 8 cadres sur 10 envisagent de quitter Paris au profit de la province avant les trois prochaines années !

Les villes d’accueil les plus souvent citées sont Bordeaux (« 54 % des cadres franciliens candidats au départ voudraient s’y installer »), Nantes (42 %) et Lyon (41,5 %). Derrière ce trio de tête arrivent Toulouse et Montpellier. A noter : « 43 % des cadres propriétaires désirent vendre leur résidence parisienne pour louer en région. Les locataires, eux, sont 36 % à vouloir y devenir propriétaire, chose qu’ils ne pouvaient pas faire jusqu’alors ».

S’il y a toujours loin de l’envie à la concrétisation, ces chiffres confirment une tendance de fond : le souhait de plus en plus d’actifs de mieux concilier vie professionnelle et personnelle, en privilégiant le cadre de vie, donc le logement. La moitié des cadres se déclarent ainsi prêts à baisser leurs revenus ou à envisager une reconversion professionnelle pour s’installer en province. Habiter quelque part n’est jamais neutre : c’est aussi une façon de donner une cohérence à sa vision de la vie.

-5,2 %

C’est la baisse des prix des logements anciens en moyenne en Ile-de-France depuis fin 2011 / début 2012, selon les analystes de l’observatoire économique des CCI, le CROCIS.

« Plus volatile, le prix des maisons est plus affecté : il s’est contracté de 6 % en trois ans tandis que celui des appartements a cédé 4,2 % ».

Et le CROCIS de préciser : « Même si son ampleur est bien plus limitée que dans les mois qui ont suivi la faillite de Lehman Brothers (- 9,3 % pour l’ensemble des logements anciens en quatre trimestres), ce repli est surtout remarquable par sa durée ; surtout, cette évolution devrait se prolonger encore dans les prochains mois ; ainsi, bien que les taux des prêts immobiliers soient extrêmement bas, la demande reste peu dynamique et le nombre de transactions limité. Le marché doit en effet composer avec un pouvoir d’achat global contraint par le niveau élevé du chômage et avec un moral des ménages qui, certes, se redresse mais reste loin de sa moyenne de longue période« .