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CHANGEMENTS

Je suis devenu Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, comme prévu dans le traité de fusion entre la CMI que je présidais et la Chambre FNAIM Paris Île-de-France.

Je tiens à rendre hommage à mon prédécesseur, Gilles Ricour de Bourgies, qui vient d’accéder à la Présidence de la Région FNAIM Île-de-France. Il reste à mes côtés comme Président Adjoint. C’est un changement dans la continuité. Chacun peut s’en réjouir car je n’ai pas l’intention de bouleverser la mécanique de l’organisation mais de poursuivre les actions de mon prédécesseur en tenant compte naturellement des évolutions extérieures à nos professions et en renforçant la politique de communication et de lobbying.

Changement au Conseil Régional Île-de-France, le 18 décembre 2015. Valérie Pecresse, ancien Ministre (Les Républicains), est élue Présidente succédant à Jean-Paul Huchon qui en a été le Président pendant plus de 10 ans.

Changement encore, mais plus récent. Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV et Vice-Présidente du Conseil Régional sous la présidence de Jean-Paul Huchon, est nommée Ministre du Logement succédant à Sylvia Pinel. C’est la troisième Ministre du logement en 4 ans !

Changement enfin. La Métropole du Grand Paris est créée depuis le 1er janvier 2016, Patrick Ollier, Maire de Rueil Malmaison (Les Républicains) est élu Président de cette nouvelle structure institutionnelle qui a notamment en charge la politique de l’habitat et du cadre de vie dans notre Région. Soyez assurés qu’il y aura encore d’autres changements au cours de cette année 2016 que chacun considère comme une année de transition. Vers quoi ? On ne sait pas trop.

La situation des franciliens ne change guère. Le nombre de logements reste notoirement insuffisant quelles que soient les statistiques auxquelles on se réfère. Les transports sont de plus en plus dégradés et le nombre de chômeurs ne se résorbe pas. Et pourtant, comme le soulignait Jean-François Carenco, Préfet de la Région Île-de-France, on se doit d’être optimistes. Je partage cet avis. Il faut retrouver de la confiance. Nous ne la retrouverons, j’en suis convaincu, qu’en travaillant ensemble. En guise d’illustration, le dispositif Multiloc permettant à des bailleurs privés de mettre sur le marché des logements vacants en est un exemple. Ce partenariat public / privé entre la Mairie de Paris et les professionnels de l’immobilier est un dispositif gagnant / gagnant et il devrait faire bouger les lignes…

Espérons-le.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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Professions immobilieres

435 000 : C’est le nombre de logements menacés en Ile-de-France, soit 830 000 personnes, en cas de grande crue semblable à celle qui frappa Paris en 1910, selon l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) cité par BFM-TV (07/03/2016).

Les logements concernés (8 % des logements d’Ile-de-France) se situent essentiellement dans les lits majeurs de la Seine (81 %) et de la Marne (15 %). Le Val-de-Marne est le territoire le plus menacé, avec plus de 123 000 logements en zone inondable, suivi de Paris (107 700) et des Hauts-de-Seine (94 450). Plus largement, « un tel événement aurait un impact considérable sur la vie sociale et économique, affectant, à des degrés divers, plus de 2,5 millions de personnes« . En termes économiques, une telle crue coûterait entre 17 et 20 milliards d’euros pour les dommages directs, pour moitié imputés à l’habitat, et plus du double en tenant compte de la dégradation des réseaux et des pertes d’exploitation des entreprises.

« Hors attentats, le risque d’inondation constitue le premier risque majeur susceptible d’affecter l’Ile-de-France. Car il concerne tous les réseaux structurants : eau, transports, santé, énergie, téléphone, électricité…« , rappelle le secrétariat général de la zone de défense et de sécurité de la préfecture de police. Ce qui explique l’organisation par celle-ci, du 7 au 18 mars, d’un exercice grandeur nature de gestion de crise, EU Sequana 2016, pour tester la réactivité de tous les acteurs concernés.

Source : « Ile-de-France : pourquoi une crue centennale serait bien plus grave qu’en 2010« , reportage de BFM TV,  07/03/2016.

Estimant avoir hérité d’une « situation financière catastrophique« , la nouvelle présidente (LR) du Conseil régional dévoile un plan d’austérité dans une interview accordée au Figaro le 7 mars dernier.

L’ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy annonce une baisse de 5 % du budget de fonctionnement de l’institution dès 2016, « soit une économie de 120 millions d’euros sur un an« .  A ce jour, la présidente de région estime que le montant alloué aux dépenses de fonctionnement atteint 2,5 milliards d’euros. « Il y avait un trou dans la caisse de 440 millions d’euros, dont 300 millions liés à la carte Navigo unique qui n’était pas financée », rapporte Valérie Pécresse, qui lance « la chasse aux gaspillages » – notamment dans les subventions aux associations et les dotations aux 31 organismes associés à la région.

+20 % c’est l’augmentation du nombre de transactions à Paris intra-muros en 2015, par rapport à 2014, selon les chiffres définitifs de la Chambre des notaires d’Ile-de-France.

« L’an passé, 34 250 appartements ont changé de main dans la capitale, soit 20 % de plus qu’en 2014, mais toujours 11 % de moins que la moyenne de la période 1999-2007« , selon L’Express (02/03/2016).

En terme de progression, cinq arrondissements voient leur côte grimper fortement : les XVIIIe (+1,3 % à 7 200 €/m²), Xe (+2,5 % à 7 670 €/m²), IVe (+ 5,4 % à 10 910 €/m²), Ier (+7,1 % à 10 660 €/m²),) et IIe (+ 8,9 % à 9 330 €/m²).

Six autres arrondissements voient en revanche leur prix médian diminuer : les XVe (-1,2 % à 8 400 €/m²), VIIe (-1,5 % à 10 870 €/m²), XIIIe (-2,6 % à 7 460 €/m²), XVIe (-3,8 % à 8 680 €/m²) et VIe (-3,6 % à 11 320 €/m²).

Moins de 20 % des propriétaires sont des étrangers dans les quartiers les plus huppés de Paris, contre 50 % à Londres, selon une récente étude du cabinet en conseil immobilier haut de gamme IKORY citée Les Echos (16/02/2016).

Au 7e rang mondial pour les transactions de plus de 3 millions d’euros, Paris n’a pas vu ses prix augmenter autant qu’ailleurs depuis la crise de 2008, et les transactions supérieures à 10 000 euros le m² ont même reculé depuis trois ans.

Quelle est la liste, à minima, des meubles qui doivent composer un logement pour répondre à la qualification de meublé au sens de l’article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989 ?

L’article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989 créé par l’article 8 de la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové dite ALUR du 24 mars 2014 définit le logement meublé comme « un logement décent équipé d’un mobilier en nombre et en qualité suffisants pour permettre au locataire d’y dormir, manger et vivre convenablement au regard des exigences de la vie courante ».

Le décret prévu par la loi, qui devait fixer la liste des éléments que doit comporter ce mobilier, a été adopté le 31 juillet 2015.

En vertu de son article 2 :

« Le mobilier d’un logement meublé, mentionné à l’article 25-4 de la loi du 6 juillet 1989 susvisée, comporte au minimum les éléments suivants :

1° Literie comprenant couette ou couverture ;

2° Dispositif d’occultation des fenêtres dans les pièces destinées à être utilisées comme chambre à coucher ;

3° Plaques de cuisson ;

4° Four ou four à micro-ondes ;

5° Réfrigérateur et congélateur ou, au minimum, un réfrigérateur doté d’un compartiment permettant de disposer d’une température inférieure ou égale à – 6 °C ;

6° Vaisselle nécessaire à la prise des repas ;

7° Ustensiles de cuisine ;

8° Table et sièges ;

9° Etagères de rangement ;

10° Luminaires ;

11° Matériel d’entretien ménager adapté aux caractéristiques du logement ».

Il s’agit d’une liste à minima. Elle n’est donc pas limitative. Celle-ci entre en vigueur à compter du 1erseptembre 2015.

 

143 : c’est le nombre de logements HLM sous-loués aux touristes à Paris sur le site Airbnb, selon Le Parisien du 26/03/2015. Alors qu’il y a plus de 200 000 logements sociaux dans la capitale (et550 000 Franciliens en attente d’un tel logement), il ne s’agirait que de « la partie immergée de l’iceberg » selon Jérôme Dubus, élu (LR) du XVIIe arrondissement.

Souhaitant enfin « moraliser le parc HLM« , la mairie a obtenu d’Airbnb l’engagement de signer prochainement la charte de déontologie, déjà acceptée par le Boncoin.fr et le site PAP (de Particulier à particulier), qui stipule que « les hébergeurs d’annonces locatives s’engagent à communiquer et à alerter les internautes sur le cadre législatif relatif au logement social interdisant la sous-location« .

Une « sécurité juridique«  qui ne vaudra jamais celle d’un vrai professionnel !

Source : Le Parisien, 18/03/2016.

http://www.leparisien.fr/paris-75/interactif-airbnb-tisse-sa-toile-dans-le-logement-hlm-parisien-26-03-2016-5662707.php

BECARRE, BRICQUEVILLE, CIBEX, MDH Promotion, PARIS OUEST Promotion et PIERRE ETOILE, tous acteurs historiques et indépendants de l’immobilier francilien, viennent de lancer un site Internet sur lequel ils réunissent l’ensemble de leur production dans la région, dont les permis sont purgés de tout recours.Leur objectif : « Donner aux particuliers un accès unique et facile à un large choix de logements au coeur de l’ambitieux projet de la mégalopole du Grand Paris« .

D’un coup d’oeil, l’internaute peut visualiser et localiser une trentaine de programmes, soit près de 1 500 logements (appartements ou maisons individuelles groupées) représentant 5 % de l’offre disponible en Ile-de-France.

Une initiative certes relativement modeste, mais qui a le mérite de participer d’une nécessaire dynamique : celle de la relance de la construction dans notre région !

A lire : Le Blog des Institutionnels, 17/03/2016.
Site internet :
lespromoteursdugrandparis.com

Voté au Conseil de Paris le 2 juillet dernier, le dispositif Multiloc vise à capter les logements vacants du parc immobilier parisien pour permettre aux classes moyennes de trouver une solution logement pérenne dans Paris. A l’initiative de la Mairie de Paris, l’élaboration de Multiloc résulte d’un travail collectif et bénéficie de l’engagement des professionnels de l’immobilier de la FNAIM du Grand Paris. Voici les principales raisons de cet engagement:

Création d’un loyer intermédiaire à Paris : Sous condition de ressources, les locataires bénéficieront d’un loyer à 20% en dessous du prix médian. La mesure s’adresse donc bien aux classes moyennes : un loyer intermédiaire est ainsi créé sur Paris, entre les loyers sociaux et les loyers du marché.

Une solution prometteuse pour inciter à la remise sur le marché de logements anciens : Multiloc doit permettre de remettre sur le marché des appartements difficilement louables pour cause de vétusté, dont le nombre est estimé à environ 40 000 sur Paris et dont certains sont vacants depuis plus de 6 mois. Il contribue donc à accroitre directement le nombre de logements proposés à la location. La mobilisation du parc de logements anciens apparaît comme une réponse immédiate et complémentaire à la construction de logements neufs.

Une logique d’amélioration du parc immobilier locatif dans le respect du locataire : grâce à des primes pouvant aller jusqu’à 14 000 euros, le dispositif est conçu de manière à inciter les travaux de remise en état. Auparavant, les dispositifs existants étaient soumis à l’éco-conditionnalité et devaient apporter un bénéfice avéré en termes d’efficience énergétique. Or, on sait qu’il est couteux pour les bailleurs de faire évoluer les performances énergétiques de leur appartement et d’obtenir un changement d’étiquette (A,B,C,D,E,F,G). Multiloc permet la remise en état des logements dans des conditions respectueuses pour les locataires. Le dispositif incite donc à la responsabilité des bailleurs, à l’amélioration des conditions de logement pour les locataires ainsi qu’à l’accroissement de l’offre du parc privé locatif dans son ensemble.

Une réussite de partenariat public-privé : Pour apporter une solution logement à tous les Franciliens, il est nécessaire de sortir d’une logique de confrontation systématique entre bailleurs et locataires. Des solutions bénéfiques à tous peuvent être trouvées. Cette initiative de la Mairie de Paris, issue de l’atelier « Priorité-Logement » auquel la FNAIM du Grand Paris avait participé, est le résultat d’un an de travail.

Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris déclare : « Depuis plusieurs années, la FNAIM du Grand Paris avance des propositions pour contribuer à apporter des solutions pérennes en termes de logement pour tous. Je me réjouis que l’approche partenariale avec la Mairie de Paris ait porté ses fruits en aboutissant au lancement du dispositif Multiloc. C’est la preuve que des solutions peuvent être trouvées sans stigmatiser une nouvelle fois les bailleurs. »