21,9 % : c’est le poids des dépenses totales en logement dans le PIB, soit l’effort consacré par l’ensemble des acteurs (occupants, bailleurs, pouvoirs publics…) dans l’économie française, selon les derniers chiffres cités par La Tribune (16/06/2016).

« Les seules dépenses courantes en logement représentent pour leur part près de 28 % des dépenses de consommation totale en France, relève le quotidien économique. Et, côté investissement, le logement représente dans l’économie française un peu moins de 24 % de l’investissement total. C’est colossal. »

C’est ce qui expliquerait que le président de la République ait opéré « un virage à 180 degrés vers l’accession à la propriété immobilière en seconde partie de mandat » : « Il mise sur l’immobilier pour relancer l’emploi et la croissance avant 2017 ».

 

Source : « Le logement, dernier levier de croissance en France », La Tribune, 16/06/2016.

 

http://www.latribune.fr/economie/france/le-logement-dernier-levier-de-croissance-en-france-578647.html

Un rapport intitulé « Faciliter l’accès au logement des agents publics » fait un point sur le logement des fonctionnaires en Ile de France. Alain Dorison, ancien inspecteur général des finances, et Chantal Chambellan Le Levier, administratrice civile hors classe, ont remis le 14 juin dernier ce rapport, intitulé « Faciliter l’accès au logement des agents publics » à Annick Girardin, ministre de la Fonction publique, en présence d’Emmanuelle Cosse, ministre du Logement.

Il en ressort qu’environ 182 000 agents publics qui travaillent à Paris et en petite couronne résident en grande couronne, 20 000 autres préférant habiter hors de l’Ile-de-France. Et encore, « ce chiffre n’appréhende pas toutes les situations et notamment l’éloignement domicile-travail au sein de la grande couronne », précise ce rapport.

La cause est connue, et concerne en réalité de nombreux actifs : « Depuis plusieurs années, ni les rémunérations principales des agents publics les plus modestes, ni l’indemnité de résidence, initialement créée à cette fin, ne sont en mesure d’accompagner la progression des dépenses de logement des agents les plus modestes dans les zones les plus tendues. »

Parmi les nombreuses préconisations de ce rapport, il en est une qui s’impose à l’évidence : développer l’offre de logement intermédiaire. Ce qui profitera en réalité à de nombreux salariés franciliens, une population solvable en quête d’un « logement abordable, adapté à leurs besoins familiaux, à moins d’une heure de leur domicile ».

 

Le lien de la source est accessible via Localtis.info, 16/06/2016.

 

Foncière Logement, filiale d’Action Logement, se désengage du logement social dans les villes sujettes à la loi SRU mais veut renforcer son offre dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. L’organisme va ainsi mobiliser 200 millions d’euros pour acheter 1 000 logements dans des programmes immobiliers bloqués, faute de commercialisation.

59 % : c’est la proportion de Français qui redoutent d’avoir à trouver un nouveau logement à la suite d’une saisie immobilière, selon une récente étude de la société Stayhome citée par Le Figaro (16/06/2016).

Une crainte qui, bien supérieure à celle de perdre son emploi, illustre le rapport particulier, presque affectif, qu’entretiennent nos compatriotes avec leur logement.

Chaque année, 15 000 propriétaires font l’objet d’une saisie immobilière dans notre pays.

 

Source : Le Figaro, 16/06/2016.

http://immobilier.lefigaro.fr/article/perdre-son-logement-une-angoisse-difficile-a-partager_99261978-3302-11e6-b83c-3bf6a2dbaabf/

-50 % : c’est la baisse de la part du parc locatif privé à Paris en 25 ans, selon une récente étude de l’Ifrap (fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) consacrée à la politique du logement.

En cause : la priorité accordée par les pouvoirs publics au logement social, le parc locatif social ayant été multiplié dans le même temps par 1,8. Avec comme conséquence la difficulté croissante pour les classes moyennes de se loger dans la capitale.

Source : « Le logement social en France en six maux », Le Point, 06/06 2016.

 

http://www.lepoint.fr/immobilier/le-logement-social-en-france-en-six-maux-06-06-2016-2044607_31.php

-235 000 : c’est la baisse du nombre de locataires dans le secteur locatif privé en Ile-de-France en 40 ans, quand le secteur social en gagnait 635 000, selon les premiers résultats de l’enquête logement 2013 réalisée par l’IAU (06/06/2016). Alors que les locataires du parc privé représentaient 41 % des habitants de la région en 1973, et ceux du parc social 16,4 %, ces derniers sont désormais 24,3 % (1 244 000 logements), contre 23,8 % dans le parc privé (1 220 logements).

Activement soutenue par les pouvoirs publics, la priorité accordée au logement social démontre aujourd’hui ses limites, comme le pointe cette enquête : « L’attractivité économique de l’Ile-de-France génère des flux de population importants qui nécessitent une offre de logements accessibles rapidement, une des fonctions du parc locatif privé ».

Il n’y aura pas de réponse au défi du logement en Ile-de-France sans mobilisation et donc reconnaissance du rôle des acteurs privés !

 

Pour aller plus loin : télécharger la présentation  Les premiers résultats de l’enquête logement 2013, CRIES : le logement en Ile-de-France, 07/06/2016.

http://www.cries-idf.fr/docs/diaporamas%20logement/premiers%20resultats%20de%20l%20ENL%202013.pdf

Le poids des « valeurs » des sociétés urbaines

Dans le contexte mondial d’urbanisation se manifestent des processus qui modifient l’environnement des habitants et diffusent les « valeurs » de la société urbaine : « un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout avec son cortège de normes de consommation, de comportements-types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes. » C’est ce que décrypte le philosophe et urbaniste Thierry Paquot dans cet ouvrage important, Terre urbaine, récemment réédité.

Comme l’explique son éditeur, c’est cette révolution aux expressions paradoxales que Paquot explore sous ses multiples formes territoriales à l’échelle mondiale : bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne, global city, urbain diffus…

« L’auteur analyse de manière documentée et d’une plume alerte les défis à relever : la « bonne » occupation des sols face à l’extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la « bonne » manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives…) ; la « bonne » façon d’assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la « bonne » gouvernance, qui exige l’invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la « bonne » habitabilité entre soi et les autres. Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l’éventail des croyances et des rites, de l’incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout homo urbanus, peut assurer à tous un devenir urbain. »

 

Une lecture utile pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de la ville – et de ses habitants

Pour aller plus loin : Terre urbaine, Cinq défis pour le devenir de la planète, par Thierry Paquot,

La Découverte, 2e édition 2016, 243 p., 21 €.

C’est la conviction de Loïc Dosseur, co-directeur général de Paris&Co, l’agence de développement économique et d’innovation de la capitale, dans un entretien au nouvel Economiste. « Avec 10 000 habitants au kilomètre carré, Paris est une des villes les plus denses au monde. La proximité permanente est un avantage qui permet de faire huit rendez-vous dans une journée. »

Souvent décriée, la densité urbaine ne conduit pas seulement à une proximité strictement géographique. Loïc Dosseur relève ainsi un autre atout de la place parisienne : la proximité avec les centres de décision des grands groupes. « Il y a 4 fois plus de grands groupes du Fortune 500 basés à Paris qu’à Londres. Les start-up sont donc en prise directe avec des acteurs de premier plan. C’est un gain de temps dans l’exécution de processus de financement et de partenariats. La proximité crée des frottements générateurs d’innovations et de valeur économique. En témoigne un nombre de start-up incroyable : 5 000 start-up. Avec le crédit impôt recherche, Paris est devenu un vrai paradis pour les start-up et la recherche. Ce dont profitent également les entreprises et les grands groupes, y compris étrangers, qui localisent leurs centres de R&D chez nous. »

Autant d’arguments qui laissent espérer que Paris tienne son rang dans la compétition des villes mondiales !

Source : interview de Loïc Dosseur dans Le nouvel Economiste, 03/06/2016.

Lien complet : http://www.lenouveleconomiste.fr/loic-dosseur-parisco-lultradensite-de-paris-est-un-atout-economique-31055/