Part des dépenses énergétiques dans le budget des Franciiliens

La loi sur la transition énergétique, adoptée en août 2015, a notamment pour objectif de réduire de 20% la consommation énergétique des bâtiments franciliens d’ici 2020.  En Île-de-France, 60 % des consommations énergétiques et près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre sont dues au secteur du bâtiment (logement et tertiaire).

Les copropriétés, au cœur des enjeux de la rénovation énergétique en Île-de-France

A Paris, les copropriétés représentent 75% du total des logements et plus de 90% d’entre elles ont été construites avant la première réglementation thermique de 1974.

Le préfet de la région d’Île-de-France, Jean-François Carenco souligne que « l’urgence climatique est là, elle nécessite que les citoyens agissent à leur niveau, notamment en rénovant leurs maisons, leurs appartements afin de réaliser des économies d’énergie ».

Les nouvelles obligations de la rénovation énergétique

Depuis le 1er janvier 2017, les Français sont désormais obligés de revoir l’isolation thermique des façades et des toitures en cas de grosses rénovations de bâtiments.

Les objectifs de la loi sur la transition énergétique sont clairs. Il va falloir réduire d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre du pays de 40%, sa consommation énergétique finale de 20% et sa consommation énergétique primaire d’énergies fossiles de 30%. La France espère disposer d’un parc immobilier complètement rénové à l’horizon 2050.

L’isolation des toitures et des façades dorénavant systématique

Depuis le début de l’année, lorsqu’un bâtiment fait l’objet d’un ravalement important, le maître d’ouvrage doit réaliser des travaux d’isolation. Ce ravalement doit concerner au moins 50% de la façade, hors ouvertures. L’isolation mise en œuvre doit être conforme aux caractéristiques thermiques définies par l’arrêté du 3 mai 2007. L’obligation s’applique aussi en cas de réfection de toiture (remplacement ou recouvrement d’au moins 50% de la couverture, hors ouvertures).

Une étude de l’Insee, parue le 3 février, met en lumière 5 types de quartiers à Paris. Elle illustre la complexité du tissu social parisien et pointe la nécessité d’affiner les catégories de description sociale des populations parisiennes. Derrière le niveau de vie moyen des Parisiens (25 700 euros par an) qui se classe parmi les plus élevés des départements français, se cachent d’importantes disparités, au sein même des arrondissements parisiens.

La mixité sociale propre à Paris

Un quart des quartiers parisiens constituent des « territoires de mixité sociale » où se côtoient une majorité de cadres, allocataires des prestations sociales, jeunes (15-29 ans), ainsi que des populations diplômées exerçant des activités intellectuelles mais touchées par une certaine précarité. On y recense 542 000 personnes, le niveau de vie moyen s’élève à 26 100 euros par an.

Un quartier sur dix dit « territoire vulnérable »

Les habitants de ces quartiers ont en moyenne un faible niveau de vie (15 300 euros par an). Ce sont des populations peu diplômées, des familles nombreuses et monoparentales et en grande partie des ouvriers, la plupart bénéficiant de prestations sociales et d’allocations.

Les logements sociaux y sont nombreux et se situent principalement en bordure du périphérique. L’Insee identifie les « territoires vulnérables » en grande majorité dans les 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, principalement aux franges des quartiers limitrophes de la Seine-Saint-Denis.

Les « territoires aisés » au cœur de Paris

Plus de 15% des quartiers forment des « territoires aisés » abritant 347 000 personnes. La part de propriétaires y est plus élevée et ces quartiers hébergent de nombreux cadres, chefs d’entreprise ainsi que des personnes âgées. Le niveau de vie moyen s’élève à 41 500 euros et le taux de pauvreté n’est que de 9%, avec très peu d’allocataires des minima sociaux. Les quartiers qui composent les 1er, 6ème, 7ème, 8ème, 16ème et 17ème arrondissements sont essentiellement ce que l’Insee qualifie de « territoires aisés ».

Les cadres investissent le parc locatif privé

Trois quartiers sur dix sont des territoires qui accueillent majoritairement des cadres dans le parc locatif privé. Ce profil est le plus fréquent à Paris et rassemble 672 000 habitants avec un niveau de vie supérieur à la moyenne. Les cadres et les personnes de plus de 65 ans y sont très nombreux.

Les territoires accueillant la classe moyenne : deux fois plus de locataires sociaux

Ils réunissent 467 000 personnes, au niveau de vie plus faible, majoritairement composés d’employés et ouvriers. On dénombre également de nombreuses familles avec enfants. La part des propriétaires dans ces quartiers est moins importante et celle des locataires sociaux explosent.

Des quartiers en pleine mutation

De nouvelles mutations viennent également brouiller les pistes. La pointe du 17ème arrondissement, vers Batignolles, le sud-ouest du 15ème et l’est du 13ème témoignent de l’arrivée de populations plus modestes. Ce récent phénomène tend à modifier le profil socio-économique de  ces quartiers. Il en va de même pour le 20ème arrondissement qui se gentrifie avec l’installation de populations plus favorisées.