Part des dépenses énergétiques dans le budget des Franciiliens

D’après une étude de l’INSEE*, les dépenses énergétiques des Franciliens s’élèvent en moyenne à 127€ par mois, pour l’énergie consommée dans le logement.

La dépense énergétique d’un ménage pour son logement correspond à l’ensemble des dépenses qu’il consent pour se chauffer, s’éclairer et faire fonctionner les appareils électriques. Le type d’habitat, le mode de chauffage, l’époque de construction et le niveau de revenu des ménages constituent les principaux déterminants de la dépense énergétique.

Les dépenses énergétiques pèsent 3,1 % sur le revenu en Ile-de-France

La dépense énergétique moyenne en Île-de-France s’élève à 1 522 € par an (2 134 € en maison individuelle et 1 280 € en immeuble collectif), soit 127 € par mois.

Les Franciliens dépensent donc en moyenne 3,1 % de leur revenu pour l’énergie consommée dans le logement (3,3 % en maison individuelle et 3,0 % en immeuble collectif). Les taux d’effort énergétique varient selon les caractéristiques des logements et de leurs occupants.

En maison individuelle, occupée essentiellement en propriété (87 %), les ménages chauffés au fioul acquittent les factures les plus importantes (3 254 € par an, soit 271 € par mois). Leur taux d’effort énergétique moyen atteint 5,5 % de leur revenu. L’ancienneté de leurs maisons explique en partie ce phénomène (86 % des maisons chauffées au fioul ont été construites avant 1975)

La précarité énergétique en Île-de-France

La précarité énergétique frappe les revenus les plus modestes. En effet, pour ces derniers, les dépenses énergétiques pèsent lourdement sur leur budget ou les conduisent à se priver de confort.

Le budget énergétique peut atteindre jusqu’à 7% du revenu des foyers les plus modestes. En effet, la dépense moyenne des ménages les plus modestes (appartenant aux trois premiers déciles de revenu par UC) est de 1 366 € (soit 114 € par mois), pour un taux d’effort énergétique qui atteint 6,9 %.

*Rapport de l’INSEE sur « les conditions de logement en Île-de-France en 2013 »: Plus d’informations

 

Lors de la 31ème édition de son observatoire des prix du logement, la FNAIM du Grand Paris a étudié pour la première fois l’attractivité immobilière des villes du Grand Paris. La FNAIM du Grand Paris vise ainsi à mettre à disposition des Franciliens et des élus locaux un outil innovant, utile et original permettant d’appréhender la problématique du prix du logement dans son ensemble, en s’appuyant sur une connaissance fine du terrain.

12 critères pour établir de manière objective l’attractivité des villes d’Ile de France

Pour déterminer l’attractivité des villes d’Ile de France, 12 critères identifiés ont été identifiés par la FNAIM du Grand Paris: accessibilité aux équipements et services, culture-sports-loisirs–vie associative, éducation, emploi, environnement, logement, niveau de vie, santé, transports, équilibre travail–vie privée, sécurité et fiscalité foncière.

278 villes d’Ile de France passées au crible

L’étude définit un indice d’attractivité pour tous les départements d’Ile de France. L’attractivité varie ainsi de 4,86 pour le Val d’Oise à 6,66 pour les Yvelines. Paris obtient un indice d’attractivité de 5,78. Au-delà de cette approche globale, il est intéressant d’identifier les caractéristiques de chaque département. Par exemple, le critère « transport » qui est unanimement reconnu comme l’un des deux déterminants, apparait pourtant mieux noté pour le Val d’Oise que pour les Yvelines.

L’attractivité en devenir des villes des futures gares du Grand Paris

La FNAIM du Grand Paris a souhaité regarder plus attentivement les villes des futures gares du Grand Paris Express en calculant le prix moyen des logements moyens à proximité de chacune d’elles. Au cours des prochaines éditions, nous pourrons ainsi étudier si les gares du Grand Paris ont ou non une influence sur le marché de l’immobilier, à quel niveau, et les différences de comportements des prix entre les villes.

RETROUVEZ L’ATTRACTIVITE DE VOTRE VILLE EN CLIQUANT ICI.

 

 

QUE RETIENT-ON DE 2016 ?

De nombreux experts se sont interrogés sur les conditions de reprise des marchés de l’immobilier en 2016 : redémarrage ou rattrapage ? Après de longues périodes d’attentisme, l’année 2016 serait-elle une exception, les périodes électorales ne suscitant pas de prise de risques ?

Quelques chiffres : Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines, Valde-Marne ont été les premiers parmi les dix départements les plus actifs en montant de ventes : Paris : 22,74 milliards €, Hauts-de-Seine : 12,28 milliards €, Yvelines : 6,47 milliards €, Val-de-Marne : 5,41 milliards € et en volume, Paris est le département le plus actif avec 44 950 ventes. (Sources : CGEDD, calcul FNAIM janvier 2017)

Concernant le marché du neuf, il est en nette progression en 2016 : avec 376 700 mises en chantier (+ 11 %) (Sources SOeS, Sit@deI2, estimations à fin novembre 2016) et 118 424 réservations en VEFA (+ 17,4 %). (Source : SOeS, ECLN, estimations à fin septembre 2016)

En ce qui concerne les loyers des baux conclus en 2016, ils sont quasiment stables : + 0,8 % en Ile de France + 0,9 % à Paris en comparaison des + 0,7 % pour la France entière. (Source : Insee, FNAIM Janvier 2017)

Le niveau de loyer à Paris, au 4ème trimestre 2016, est de 28,6 €/m². (Source : FNAIM janvier 2017)

Sur le plan financier, la production de crédits nouveaux à l’habitat est de 258 milliards €, soit + 19,9 % sur 1 an. Quant au taux d’intérêt moyen, il est de 1,55 %. (Source : Banque de France, janvier 2017).

Ces tendances semblent se poursuivre sur le 1er trimestre 2017. Au-delà, la conjoncture est difficilement prévisible.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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