L’APUR, l’agence d’urbanisme de la ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris, est signataire avec l’INSEE Ile-de-France d’un premier commentaire des résultats du recensement de la population au 1er janvier 2015 publiés par l’Insee.

 

La Métropole du Grand Paris, dépasse pour la première fois la barre des 7 millions d’habitants en 2015. Au 1er janvier 2015 elle compte 7 020 210 habitants contre 6 902 389 en 2010. La population métropolitaine s’est ainsi accrue de 117 821 habitants de 2010 à 2015 ce qui représente un accroissement annuel de 23 564 habitants (soit un taux de + 0,3 %). Cette hausse prolonge à un rythme ralenti celle constatée dans la période 1999-2010, au cours de laquelle le taux de croissance annuel était de + 0,7 %.

Le rythme de croissance est contrasté selon les territoires. Le T6-Plaine Commune enregistre le plus fort gain de population (+1,2% par an), suivi des territoires T9-Grand Paris Grand Est (+0,9%) et T12-Grand-Orly Seine Bièvre (+0,8%). A l’inverse, Paris voit sa population diminuer de -0,3% sur la période.

En 2015, la métropole représente 58 % de la population de la région Ile-de-France et contribue pour 39 % à la croissance démographique francilienne sur 7 % du territoire. En comparaison d’autres métropoles, la Métropole du Grand Paris apparaît faiblement dynamique en termes d’évolution de la population, comme celles de Lille ou Marseille, à l’inverse des métropoles de Lyon et Bordeaux où la croissance est plus soutenue.

 

Rappel de la méthode de calcul

Avec la nouvelle méthode de recensement adoptée par l’Insee, un échantillon d’adresses représentant 8 % de la population est recensé chaque année dans les communes de 10 000 habitants ou plus. Au terme de 5 années de collecte (2013-2017), ce sont donc 40 % des habitants qui ont été recensés. Cet échantillon permet à l’Insee d’établir la population légale. Le principe du calcul consiste à faire la somme des observations issues des cinq années de collecte, en se référant au nombre de logements du milieu de la période (1er janvier 2015), connu par le répertoire d’immeubles localisés.

 

Pour en savoir plus :  https://www.apur.org/fr/nos-travaux/metropole-grand-paris-7-millions-habitants

Pour la deuxième année consécutive Opinion System et l’IFOP dévoilent les résultats d’une enquête sur la satisfaction clients dans l’immobilier. Bilan : un sentiment plutôt positif à l’égard des prestations des professionnels et une place de plus en plus importante accordée aux avis clients.

 

7 sur 10, en progrès !

En 2017 un client ayant consommé un service immobilier attribue une note de satisfaction moyenne de 7/10 au professionnel, en légère augmentation par rapport à l’an dernier (6.7 en 2016). Accueil, compétence, résultat de la prestation, accompagnement, la note est à chaque fois plus que correcte. Même le rapport qualité/prix progresse à 6,5/10 contre 6/10 pour l’enquête 2016.

Des avis clients très attendus

Alors qu’ils sont devenus très courants dans les voyages, l’hôtellerie restauration ou encore l’achat d’applis mobiles, il demeure difficile de dénicher des avis clients dans l’immobilier. En 2016, 79% des personnes interrogées déclaraient que les avis clients les influaient sur le choix de l’agence immobilière, ce chiffre a continué de progresser pour monter à 85% en 2017.

De même, en 2016, 64% des personnes interrogées déclaraient que les avis clients les influaient sur le fait de traiter avec un professionnel plutôt qu’avec un particulier. En 2017 elles sont 80% !

Une preuve, s’il en fallait une, que les agents immobiliers attentifs à la satisfaction et à l’écoute de leurs clients se sont engagés dans une voie pour l’avenir. En effet, les agents immobiliers qui affichent la satisfaction de leurs clients rassurent !

Enfin, les avis clients sont également facteurs de progrès chez les professionnels eux-mêmes, influant positivement sur leur notoriété ou encore sur la motivation des équipes.

 

Pour en savoir plus : https://www.lamaisondelimmobilier.org/wp-content/uploads/2018/02/Satisfaction-clients-dans-limmobilier-Enquete-IFOP-OS-2018.pdf

Or, selon une étude réalisée en janvier 2018 par le cabinet Elabe pour le Crédit Foncier, 3 franciliens sur 5 éprouvent des difficultés à se loger. Si la situation n’est pas nouvelle (les médias s’en font l’écho régulièrement), il est à noter que les prix élevés de l’immobilier en Île de France et caractère tendu du marché dans les grandes agglomérations représentent les deux éléments à l’origine de cette situation.

Des facteurs spécifiques pris en compte dans la recherche de logement

Elément rendant les difficultés plus importantes, tout particulièrement pour les ménages franciliens : la présence d’enfants au sein du couple. La situation est telle que, parmi les habitants d’Île de France, 60% ont déjà envisagé de quitter leur quartier, leur ville ou leur région afin de trouver un logement qui corresponde davantage à leurs attentes.

La proportion est quasiment inversée, en Île de France, dans les communes de moins de 20 000 habitants : 56% d’entre eux affirment n’avoir pas rencontré de difficultés à se loger.

L’étude souligne par ailleurs que le calme ainsi que la proximité du lieu de travail et de l’établissement scolaire fait partie des critères les plus importants dans la recherche d’un appartement.

 

Source : creditfoncier.com

La mise en place, à Paris, du numéro d’enregistrement pour les appartements présentés sur les plateformes Internet, pourrait changer la donne et permettre un retour en force des locations meublées au sein de Paris.

Les contraintes locales mises en place par la Mairie de Paris pourraient cependant ne pas être les seuls facteurs permettant d’expliquer ce possible changement de tendance. En effet, des arguments économiques sont également à l’œuvre : la rentabilité des locations meublées est deux fois plus élevée, selon l’observatoire Clameur.

 

Une évolution législative qui devrait encore renforcer leur attrait

 

Par ailleurs, un élément supplémentaire pourrait venir renforcer l’attrait de la location meublée face aux géants de la location d’appartements via des plateformes Internet : la future mise en place du bail de mobilité, dont l’examen par les parlementaires est prévu à l’automne. Ce dispositif viserait spécifiquement les actifs en mobilité professionnelle temporaire et en CDD, soit autant d’individus pour lesquels les solutions proposées par les plateformes de location ne correspondent pas à leurs besoins, que ce soit en termes de durée ou de coût.

La FNAIM du Grand Paris souhaite accompagner et favoriser le développement des locations meublées et renforcer le rôle de l’agent immobilier dans le dialogue entre les propriétaires et les locataires ainsi que dans l’aide pour les démarches à effectuer.

 

Sources :

immobilier.lefigaro.fr

clameur.fr/

La loi ALUR, appliquée depuis 2014, est à l’origine de nouvelles dispositions législatives dans les domaines du logement et de l’urbanisme. Complétée en 2017,  de nouvelles obligations sont entrées, en vigueur pour les copropriétés : création d’un fonds de travaux, travaux d’isolation thermique obligatoires en cas de rénovation, réalisation d’un diagnostic technique global et installation de compteurs individuels (mesures détaillées sur le site de l’Agence Parisienne du Climat).

Ainsi, l’immobilier est également un secteur concerné par les ambitions écologiques françaises, qu’il s’agisse de la construction de logements neuf ou de l’amélioration des bâtiments déjà construits.

Un dynamique enclenchée mais perfectible

Depuis fin novembre, des pistes supplémentaires sont à l’étude pour améliorer la performance énergétique des immeubles et des maisons. Le projet est d’envergure, avec 1 million de logement à rénover d’ici 2050 pour la seule ville de Paris.

La 6e édition du Forum parisien de l’éco-rénovation, organisée par l’Agence parisienne du climat et la Mairie de Paris, a été l’occasion d’annoncer la prolongation de la concertation sur le plan national de la rénovation énergétique des bâtiments, et ce jusqu’au 15 février.

Les copropriétés et leurs syndics, rouages essentiels de la rénovation énergétique

Les copropriétés peuvent représenter un maillon essentiel de cette dynamique, notamment par les syndics. C’est ce qu’a souligné Jean-Marc Torollion, président de la FNAIM, en rappelant que ces derniers peuvent avoir pour rôle de rappeler aux copropriétaires que la rénovation énergétique est source de confort et de valorisation du bien. Il s’agit alors d’allier ambitions écologiques, bien-être des propriétaires et arguments économiques. M. Torollion a, dans cette perspective, mentionné le besoin de formation dans ce domaine, avec la création à venir d’une filière énergétique au sein de l’Ecole supérieure de l’immobilier.

La FNAIM du Grand Paris s’inscrit elle aussi dans la dynamique écologique et énergétique et demande, à l’instar de l’organisation nationale, une stabilité des aides et des dispositifs déployés par l’Etat.

> Pour en savoir plus

 

2018, UNE ANNÉE D’ESPOIR

Une fois n’est pas coutume, la France a repris confiance en elle-même en 2017 et les résultats économiques en sont les premières réalités.

La croissance a augmenté plus que prévu, le taux de chômage a sensiblement diminué, les taux d’intérêt sont sensiblement à la hausse.

Quant à nos activités dans le secteur de l’immobilier, en transaction, en administration de biens et en syndic de copropriété, l’année fut bonne pour les professionnels.

Demain serait-il autrement ?

Les premiers indices semblent démontrer que nous poursuivons le même chemin et c’est tant mieux. Il est rare de voir dans notre pays des raisons d’optimisme. Profitons-en. A nous de construire ensuite les réalités.

C’est ce que j’essaierai de faire à la tête de la Chambre FNAIM du Grand Paris à partir du 1er janvier.

Avec un Conseil d’Administration  rénové, nous devons prendre un nouveau départ. Nous devons nous interroger sur le recrutement de nouveaux adhérents et pour ce faire, nous interroger sur les raisons pour lesquelles nous adhérons à notre organisation patronale. Je lancerai donc à cet effet un questionnaire auprès de vous d’ici la fin du mois de janvier. J’en attends beaucoup et vous avez donc la main sur l’évolution de notre Organisation.

Je m’attacherai également à mobiliser ceux qui ont de l’énergie et qui souhaitent adapter notre modèle économique aux enjeux des cinq prochaines années. Mais nous ne le ferons pas seuls. D’autres organisations patronales sont en réflexion sur ce sujet.

Notre Chambre, qui représente un peu plus de 20 % des adhérents de la Fédération et donc de ses recettes, doit conserver une capacité d’innovation qu’elle a eue dans les années antérieures.

Je serai donc très attentif aux orientations de notre Fédération Nationale afin qu’elle puisse réunir les talents qui travaillent sur le terrain. Dans cet état d’esprit, nos délégations départementales devront fortement rénover leurs activités afin de faire vivre le syndicalisme c’est-à-dire l’intérêt collectif des uns et des autres dans la pluralité de nos activités.

Je compte sur vous en ce début d’année pour répondre au questionnaire.

Je vous souhaite une heureuse année pour vous-mêmes et les vôtres.

Bien confraternellement l

Michel Platero

Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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