La FNAIM du Grand Paris dévoile 5 solutions pour stopper la hausse des prix de l’immobilier en Ile-de-France

Depuis 40 ans, la politique du logement n’est adaptée ni à notre démographie ni à l’urbanisation croissante de notre société.

Alors que la barre symbolique des 10 000€/m2 a été franchie dans plus de la moitié des arrondissements parisiens, alors que les jeux Olympiques arrivent à grands pas et que le nombre de logement est insuffisant, alors que l’encadrement des loyers est entré en vigueur cet été, la FNAIM du Grand Paris fait des propositions concrètes pour endiguer la hausse des prix.

Relancer le Grand Paris : notre conviction est qu’il est qu’urgent de construire plus et surtout plus haut. Pour résoudre la crise du logement sur le territoire francilien, 65 000 logements par an devraient sortir de terre.

Revoir le mode de financement du logement social : la politique en matière de logements sociaux contribue à favoriser la hausse des prix des logements. S’il est évident qu’il faut en construire pour accueillir les personnes qui ont des difficultés à se loger, le financement de ces logements pèse sur les organismes sociaux, mais également sur les promoteurs privés et par voie de conséquence sur les propriétaires.

Aujourd’hui, le système fait financer aux acquéreurs d’appartements dits classiques, une partie du financement des logements sociaux (de 25% à 50%) imposée par les mairies. Ce constat est une explication à la hausse des prix de vente et par incidence à la hausse des loyers.

Nous proposons la création de grandes foncières dirigées par les communes ou les régions pour couvrir le financement des terrains, sur le même principe que ce qui a été fait pour le bail à construction (séparation du terrain et du bâti). Selon les cas, la durée de financement du terrain pourrait aller de 30 à 70 ans.

Concernant le bâti, les loyers perçus par les bailleurs sociaux le financeraient. Si cette solution était appliquée, elle aurait un impact direct sur le prix du logement.

Créer un pacte qualité/prix : nous proposons la mise en œuvre, en Île-de-France, d’un « pacte qualité/prix ».

La concurrence a toujours été favorable à la baisse des prix. Mais aujourd’hui elle ne joue pas sur les prix de l’immobilier en Ile-de-France, car elle est faussée. Depuis dix ans, les propriétaires pensent vendre mieux et les acheteurs acquérir à meilleur prix, en évitant de passer par un professionnel. Aujourd’hui, plus de 30% des transactions se font sans professionnel de l’immobilier. Or, depuis dix ans, les prix ne cessent d’augmenter. Les problèmes de salubrité et de sécurité se multiplient. Cette situation n’est donc pas viable en l’état.

En tant que professionnels agrées, nous assurerons des logements sécurisés, salubres et nous expertiserons les biens pour définir les bons prix. Notre volonté est que chaque Français puisse avoir accès à un logement sain à un tarif raisonnable. 

De plus, l’un de nos combats est de mettre un terme au système des marchands de sommeil. Ce pacte nous en offre la certitude.

Modifier le permis de louer et responsabiliser les professionnels : la FNAIM du Grand Paris propose que désormais, les agents immobiliers deviennent les garants de la sécurité et de la salubrité des logements. Cela permettrait de réduire le temps des procédures administratives, de réduire le délai entre deux locations, tout en allégeant les dépenses publiques. 

Supprimer l’IFI pour les biens en location : pour aller encore plus loin, nous demandons au gouvernement la suppression de l’IFI pour les investissements immobiliers qui ont vocation à être loués. Cet impôt, tel qu’il est conçu, n’incite pas à la mise en location des investissements immobiliers.