Un logement adapté pour personnes âgées en situation de précarité

Selon le 23ème rapport établi par la Fondation Abbé Pierre qui agit auprès des personnes défavorisées afin qu’elles puissent se loger dignement et durablement, 4 millions de personnes souffrent de mal logement en France, auxquelles viennent s’ajouter 12 autres millions de personnes concernées d’une façon ou d’une autre, par la crise du logement. Parmi elles, nous comptons les personnes âgées, contraintes de vivre dans des logements non adaptés et précaires.

 

Face à cette problématique et à l’occasion de la 5ème Journée Solidarité Logement, la Fondation I Loge You qui agit pour le mieux-logement, a lancé une campagne de dons pour un projet qui lui tient à cœur : la construction de 13 logements sociaux et éco-responsables pour personnes âgées isolées en situation de précarité.

En soutien à la Foncière Chênelet, la Fondation I LOGE YOU souhaite financer la réhabilitation d’une ancienne école communale, à Sancoins, dans le Cher. Par ces travaux, l’immeuble sera adapté aux besoins des personnes âgées.

Il sera construit et mis à disposition sous forme locative dès mars 2021. Cet ensemble offrira 13 appartements (2 T3 de 57m2 et 11 T2 de 45 m2) ainsi qu’une salle commune de 90m2.

La Fondation a réussi à dépasser le 1er palier de sa collecte, ceci signifie qu’un appartement est déjà complètement financé. Il reste alors 12 logements en attente de fonds nécessaires.

La campagne dure jusqu’au 15 décembre pour financer les autres. Pour suivre l’évolution des dons, cliquez ici: https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/un-logement-adapte-pour-personnes-agees-en-situation-de-precarite

L’ambition écologique française passe aussi par les syndics de copropriétés !

La loi ALUR, appliquée depuis 2014, est à l’origine de nouvelles dispositions législatives dans les domaines du logement et de l’urbanisme. Complétée en 2017,  de nouvelles obligations sont entrées, en vigueur pour les copropriétés : création d’un fonds de travaux, travaux d’isolation thermique obligatoires en cas de rénovation, réalisation d’un diagnostic technique global et installation de compteurs individuels (mesures détaillées sur le site de l’Agence Parisienne du Climat).

Ainsi, l’immobilier est également un secteur concerné par les ambitions écologiques françaises, qu’il s’agisse de la construction de logements neuf ou de l’amélioration des bâtiments déjà construits.

Un dynamique enclenchée mais perfectible

Depuis fin novembre, des pistes supplémentaires sont à l’étude pour améliorer la performance énergétique des immeubles et des maisons. Le projet est d’envergure, avec 1 million de logement à rénover d’ici 2050 pour la seule ville de Paris.

La 6e édition du Forum parisien de l’éco-rénovation, organisée par l’Agence parisienne du climat et la Mairie de Paris, a été l’occasion d’annoncer la prolongation de la concertation sur le plan national de la rénovation énergétique des bâtiments, et ce jusqu’au 15 février.

Les copropriétés et leurs syndics, rouages essentiels de la rénovation énergétique

Les copropriétés peuvent représenter un maillon essentiel de cette dynamique, notamment par les syndics. C’est ce qu’a souligné Jean-Marc Torollion, président de la FNAIM, en rappelant que ces derniers peuvent avoir pour rôle de rappeler aux copropriétaires que la rénovation énergétique est source de confort et de valorisation du bien. Il s’agit alors d’allier ambitions écologiques, bien-être des propriétaires et arguments économiques. M. Torollion a, dans cette perspective, mentionné le besoin de formation dans ce domaine, avec la création à venir d’une filière énergétique au sein de l’Ecole supérieure de l’immobilier.

La FNAIM du Grand Paris s’inscrit elle aussi dans la dynamique écologique et énergétique et demande, à l’instar de l’organisation nationale, une stabilité des aides et des dispositifs déployés par l’Etat.

> Pour en savoir plus

 

Paris, la Ville la moins verte du monde

Une équipe de chercheurs, d’un laboratoire du MIT américain, le Senseable City Lab, vient de publier une étude où ils ont tenté de calculer quelle part de verdure un piéton pouvait voir dans les principales villes du monde. À ce classement, c’est Singapour qui s’en sort le mieux et Paris le moins bien.

 

Paris contre le reste du Monde

Central Park à New York City, Hyde Park à Londres, Shinjuku Gyoen à Tokyo, parc Chapultepec à Mexico City ou encore Bitsevsky à Moscou. Voilà autant d’énormes espaces verts nécessaires à la respiration des mégalopoles et de leurs habitants. Paris fait pâle figure en comparaison, avec ses parcs aux dimensions nettement plus modestes (Tuileries, Luxembourg et Buttes Chaumont notamment). Les efforts de végétalisation de la mairie de Paris n’y ont rien fait ou alors il faut encore attendre qu’ils portent pleinement leur fruit. Toujours est-il qu’une récente étude internationale fait de la Ville Lumière l’une des cités les plus «grises» qui soit.

Le vert, source de bien-être pour la population

La question des parcs au sein de zones urbaines, si elle peut paraître anecdotique, n’en est rien. Elle agit comme facteur d’attractivité du territoire : la présence d’espaces verts dans les villes a un impact positif non seulement sur la santé et le niveau de stress des habitants, mais également sur les dépenses de santé engagées par les pouvoirs publics (-94 millions d’euros de dépenses de santé pour une hausse de 10% des espaces verts dans villes, selon une étude publiée par L’Unep (Les Entreprises du Paysage).

Espaces verts et attractivité…

On note par ailleurs que, de façon logique, les espaces verts représentent un facteur d’attractivité des zones urbaines, tant pour les particuliers que pour les entreprises : d’une part, 85% des français eux ont pris en compte la proximité des espaces verts pour choisir leur quartier d’habitation, d’autre part, les entreprises et les commerces s’installent davantage dans des zones incluant plus d’espaces verts.

… Y compris immobilière

Elément tout particulièrement intéressant dans le secteur immobilier, un espace vert à 100 m de son habitation peut représenter jusqu’à 10 000 euros de plus-values, toujours selon cette étude.

Ainsi, lors de vos prochains déplacements une grande métropole mondiale, n’hésitez pas à aller flâner dans les parcs et passez, si vous en avez l’occasion, devant une agence immobilière afin de comparer les prix !

 

Pour en savoir plus : http://senseable.mit.edu/

http://www.lesentreprisesdupaysage.fr/actualites/2016-valorisation-%C3%A9conomique-des-espaces-verts-etude-unep-et-nicolas-bouzou

Contre la pollution, tous à vélo dans la Métropole du Grand Paris !

L’Apur vient de publier une étude sur l’utilisation des vélos chez les étudiants dans la capitale française ainsi qu’au sein de la Métropole du Grand Paris. Les résultats montrent que cette catégorie socio-professionnelle a davantage recours à ce mode de transport que les actifs, et évoque notamment des raisons budgétaires pour justifier ce constat.

Le plan Vélo de la Ville de Paris

A Paris, le plan vélo, lancé par la Ville en 2015, ambitionne de projeter la part du vélo à 15% d’ici 2020. Pour ce faire, de nombres pistes cyclables ont été créées ainsi que des places de stationnement vélo sur l’espace public et la généralisation des zones 30. Suite à la ratification de la COP21, l’utilisation de ces modes de transports plus verts est amenée à augmenter dans le Grand Paris. Plus d’un étudiant sur 5 se déplace uniquement à vélo.
Au-delà des vélos (et des Vélibs, pour la déclinaison parisienne de l’équipement en libre-service), de nouveaux modes de transports sont apparus ces dernières années sur les trottoirs de nos villes. Gyroroues, gyropodes, skates, overboards ou encore trottinettes électriques sont de plus en plus prisés par les franciliens en quête de déplacements fluides et rapides avec des équipements peu encombrants.
Ces outils innovants s’inscrivent pleinement dans l’évolution de la mobilité urbaine ainsi que dans les enjeux propres au développement durable : alimentation électrique et réduction de la pollution générée par les transports automobiles.

Le vélo, moyen idéal pour assainir l’air des villes ?

Les bicyclettes sont à l’origine d’une profonde mutation des déplacements en ville, observée également dans d’autres métropoles mondiales (Citi bike à New York City ou encore Docomo bike à Tokyo). La capitale française n’est pas une exception, mais s’inscrit au contraire dans une nouvelle dynamique de flux locaux pensés notamment en fonction de critères environnementaux.
C’est là également que se joue l’attractivité du territoire de la métropole du Grand Paris, fréquemment touchée par des pics de pollution en période estivale : développer davantage l’usage des vélos en libre-service représente un moyen pertinent pour désengorger les axes routiers et réduire les taux de particules fines dans l’air parisien.

Source : étude APUR, « La mobilité des étudiants à vélo à Paris et dans la Métropole du Grand Paris », https://www.apur.org/fr/nos-travaux/mobilite-etudiants-velo-paris-metropole-grand-paris

Immeuble: chauffage collectif

Chauffage collectif : quand peut-on le remettre en route ?

La période de froid s’installe et chaque année la même question resurgit : quand pourra-t-on remettre en route le chauffage collectif dans les immeubles ?

Que dit la loi ?

Il n’existe aucun texte législatif qui impose une date de mise en route du chauffage collectif. Il n’y a donc aucune période légale. Cette date est censée être inscrite dans le règlement de copropriété. Si tel n’est pas le cas, c’est au syndic de copropriété de la fixer. Elle sera inscrite dans le contrat passé avec le chauffagiste. Généralement, il s’agit du 15 octobre pour l’allumage des chaudières et du 15 avril pour son arrêt. Ces dates sont notamment strictement appliquées dans les structures reliées à un réseau de chauffage urbain. A Paris, les copropriétés représentent 75% du total des logements et plus de 90% d’entre elles ont été construites avant la première réglementation thermique de 1974.

Puis-je demander de rallumer le chauffage collectif avant ?

Il est possible, si le contrat le permet, de modifier les dates pour rallumer les radiateurs lorsque le début du mois d’octobre est frais. Avec le dérèglement climatique, il est donc recommandé d’inclure dans le contrat une clause permettant de modifier les dates prédéfinies. Pour espérer avoir du chauffage plus tôt que prévu, les habitants de l’immeuble doivent alors se manifester auprès des représentants du conseil syndical. Si la demande est jugée légitime, le conseil saisit le syndic pour qu’il contacte le chauffagiste.

Le syndic peut-il refuser ?

Oui, le syndic peut refuser une telle demande. Et ce, pour trois raisons: le contrat ne le prévoit pas, la température n’est pas «significativement inférieure à 19 degrés» ou le nombre d’occupants réclamant la mise en route du chauffage collectif n’est pas majoritaire. Dans ce cas-là, il n’existe aucun recours. Les habitants devront s’équiper d’un chauffage personnel ou d’appoint s’ils estiment qu’ils en ont besoin. À noter que si le contrat de copropriété ne permet pas de moduler la période de mise en route des chaudières, là encore, aucune requête ne sera prise en compte.

Puis-je demander la modification des dates prévues dans le contrat?

Chaque copropriétaire peut tout à fait demander en assemblée générale de modifier les dates contractuelles à partir desquelles le chauffage sera remis en route. De telles demandes doivent être adressées au syndic avant qu’il ait convoqué l’assemblée générale, afin qu’elles puissent figurer à l’ordre du jour.

Une fois le chauffage collectif remis en route, quelle température ne dois-je pas dépasser?

L’article R131-20 du Code de la construction et de l’habitation prévoit que le système de chauffage d’un immeuble doit permettre aux logements de maintenir une température maximale de 19 degrés. Mais, dans la réalité, ce seuil est souvent dépassé. Et ce, pour deux raisons: certains occupants sont plus frileux que d’autres et parce qu’il est difficile d’assurer une chaleur uniforme à tous les étages.

La diminution de la consommation d’énergie des logements en France reste à nuancer

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié, en juillet, un rapport portant sur l’efficacité énergétique en France entre 2000 et 2016.

 

L’efficacité énergétique est le rapport entre l’énergie directement utilisée (dite énergie utile) et l’énergie consommée (en général supérieure du fait des pertes).

Entre 2000 et 2016, l’efficacité énergétique de l’économie française a progressé  de 1,4% en moyenne par an. En 2015, l’économie française a consommé 60,5 tonnes d’équivalent pétrole (tep) pour générer un million de dollars de PIB. En 2000, il fallait près de 80 tep pour le même niveau de production.

En ce qui concerne le résidentiel, l’amélioration de la performance énergétique du parc français a permis une baisse de la consommation au mètre carré de 1,4% par an. Cette baisse est liée aux meilleures performances thermiques des nouveaux logements ainsi qu’aux efforts de rénovation des logements existants. Ce taux est à nuancer car la population ne cesse d’augmenter ainsi que le nombre de logements par habitant. En conclusion, la consommation d’énergie de ce secteur n’a diminué que de 0,1% par an.

 

> En savoir plus sur l’efficacité énergétique entre 2000 et 2016

Le Ceser s’est penché sur l’avenir des territoires péri-métropolitains

 

 

La création de la Métropole du Grand Paris et des grandes intercommunalités a accentué la concentration des activités dans la zone dense. Dans ce contexte institutionnel bouleversé, le Ceser s’est penché sur l’avenir des territoires péri-métropolitains. Un travail d’un an, mené par Nicole Sergent, et dont le rapport a été présenté à l’assemblée consultative début juillet, pose la question suivante : comment abolir les inégalités territoriales et éviter un décrochage des communes situées en périphérie du tumulte métropolitain ?

 

Quels sont ces territoires ?

Intégrés ou pas à l’aire urbaine de Paris, ces territoires de périphérie se caractérisent d’abord par leur très grande diversité. Des villes de banlieue, comme Sarcelles, aux premières villes nouvelles (Cergy, Evry…), en passant par les communes « porte d’entrée » de la région (Roissy, Saclay, Marne-la-Vallée…), ou ces « villes traits d’union » (Nemours, Provins, Rambouillet). Mais surtout de grands espaces ouverts, plateaux agricoles, boisés, naturels, au cadre de vie attractif et au potentiel culturel et touristique fort.

Ces intercommunalités aux tailles très variables (de 15 000 à plus de 100 000 habitants) ont, selon le rapport, un rôle clé à jouer dans l’épanouissement francilien.

 

Quels risques ?

Au-delà des inégalités bien identifiées entre l’Ouest et l’Est, à maîtriser, le rapport alerte sur d’autres risques, notamment sur un décrochage d’une partie de ces territoires, en termes d’activités économiques.  Ces derniers ne doivent pas être une spécialisation sociale résidentielle, sachant que sur les 70 000 logements à construire par an en Ile-de-France, 34 000 y sont prévus, dont 24 000 dans l’unité urbaine. Afin de prévenir cette fragmentation croissante de l’espace et une marginalisation importante des territoires ruraux, le Ceser entend renforcer les moyens d’actions de ces intercommunalités aux ressources fiscales souvent insuffisantes pour établir de véritables politiques d’aménagement et construire un projet territorial cohérent.

 

Quelles solutions ?

Pour réduire les inégalités sociales et territoriales, les politiques publiques régionales doivent aider à l’émergence de solides projets de territoire portés par les nouvelles intercommunalités, à partir de leurs spécificités.

Le Ceser propose d’agir sur 6 axes :

  • Mesurer les risques de nouvelles inégalités territoriales en Ile-de-France
  • Elaborer des stratégies de développement plus ambitieuses pour les territoires péri-métropolitains
  • Développer des politiques d’aménagement plus structurantes
  • Faire émerger des outils d’aménagement mieux adaptés aux réalités des territoires périurbains et ruraux
  • Bâtir les politiques de développement et d’aménagement sur l’inter-territorialité
  • Co-construire l’inter-territorialité sous l’impulsion de la Région Ile-de-France

Refonder le lien qui unit les territoires péri-métropolitains au cœur de l’agglomération, asseoir leur place dans le fonctionnement métropolitain, assurer leur développement et leur aménagement permettront de donner plus de force au rayonnement et à l’attractivité de la région capitale. La Région Ile-de-France a un rôle central à jouer pour accompagner la construction d’un développement territorial durable fondé sur des interdépendances choisies.

 

> Pour en savoir plus

Part des dépenses énergétiques dans le budget des Franciiliens

3,1% du revenu des Franciliens consacré aux dépenses énergétiques

D’après une étude de l’INSEE*, les dépenses énergétiques des Franciliens s’élèvent en moyenne à 127€ par mois, pour l’énergie consommée dans le logement.

La dépense énergétique d’un ménage pour son logement correspond à l’ensemble des dépenses qu’il consent pour se chauffer, s’éclairer et faire fonctionner les appareils électriques. Le type d’habitat, le mode de chauffage, l’époque de construction et le niveau de revenu des ménages constituent les principaux déterminants de la dépense énergétique.

Les dépenses énergétiques pèsent 3,1 % sur le revenu en Ile-de-France

La dépense énergétique moyenne en Île-de-France s’élève à 1 522 € par an (2 134 € en maison individuelle et 1 280 € en immeuble collectif), soit 127 € par mois.

Les Franciliens dépensent donc en moyenne 3,1 % de leur revenu pour l’énergie consommée dans le logement (3,3 % en maison individuelle et 3,0 % en immeuble collectif). Les taux d’effort énergétique varient selon les caractéristiques des logements et de leurs occupants.

En maison individuelle, occupée essentiellement en propriété (87 %), les ménages chauffés au fioul acquittent les factures les plus importantes (3 254 € par an, soit 271 € par mois). Leur taux d’effort énergétique moyen atteint 5,5 % de leur revenu. L’ancienneté de leurs maisons explique en partie ce phénomène (86 % des maisons chauffées au fioul ont été construites avant 1975)

La précarité énergétique en Île-de-France

La précarité énergétique frappe les revenus les plus modestes. En effet, pour ces derniers, les dépenses énergétiques pèsent lourdement sur leur budget ou les conduisent à se priver de confort.

Le budget énergétique peut atteindre jusqu’à 7% du revenu des foyers les plus modestes. En effet, la dépense moyenne des ménages les plus modestes (appartenant aux trois premiers déciles de revenu par UC) est de 1 366 € (soit 114 € par mois), pour un taux d’effort énergétique qui atteint 6,9 %.

*Rapport de l’INSEE sur « les conditions de logement en Île-de-France en 2013 »: Plus d’informations

 

Part des dépenses énergétiques dans le budget des Franciiliens

Rénovation énergétique en Île-de-France : un objectif ambitieux d’ici 2020

La loi sur la transition énergétique, adoptée en août 2015, a notamment pour objectif de réduire de 20% la consommation énergétique des bâtiments franciliens d’ici 2020.  En Île-de-France, 60 % des consommations énergétiques et près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre sont dues au secteur du bâtiment (logement et tertiaire).

Les copropriétés, au cœur des enjeux de la rénovation énergétique en Île-de-France

A Paris, les copropriétés représentent 75% du total des logements et plus de 90% d’entre elles ont été construites avant la première réglementation thermique de 1974.

Le préfet de la région d’Île-de-France, Jean-François Carenco souligne que « l’urgence climatique est là, elle nécessite que les citoyens agissent à leur niveau, notamment en rénovant leurs maisons, leurs appartements afin de réaliser des économies d’énergie ».

Les nouvelles obligations de la rénovation énergétique

Depuis le 1er janvier 2017, les Français sont désormais obligés de revoir l’isolation thermique des façades et des toitures en cas de grosses rénovations de bâtiments.

Les objectifs de la loi sur la transition énergétique sont clairs. Il va falloir réduire d’ici 2030 les émissions de gaz à effet de serre du pays de 40%, sa consommation énergétique finale de 20% et sa consommation énergétique primaire d’énergies fossiles de 30%. La France espère disposer d’un parc immobilier complètement rénové à l’horizon 2050.

L’isolation des toitures et des façades dorénavant systématique

Depuis le début de l’année, lorsqu’un bâtiment fait l’objet d’un ravalement important, le maître d’ouvrage doit réaliser des travaux d’isolation. Ce ravalement doit concerner au moins 50% de la façade, hors ouvertures. L’isolation mise en œuvre doit être conforme aux caractéristiques thermiques définies par l’arrêté du 3 mai 2007. L’obligation s’applique aussi en cas de réfection de toiture (remplacement ou recouvrement d’au moins 50% de la couverture, hors ouvertures).