Une étude de l’Insee et de l’IAU sur la mobilité résidentielle des ménages en Ile-de-France sur la période 2006-2013, publiée le 8 février 2018, rapporte que « les tensions sur le marché immobilier freinent les déménagements ».

On apprend ainsi qu’en 2012, un ménage francilien sur 10 avait changé de logement au cours de l’année. La majorité des ménages mobiles s’installent à Paris ou dans un département de petite couronne. Pour ceux déjà présents dans la région, la nouvelle résidence principale se situe le plus souvent à proximité de l’ancienne.

En Île-de-France, la jeunesse de la population et l’importance du parc locatif, composé en grande partie de petits logements, devraient favoriser les mobilités résidentielles… Pourtant, phénomène relativement récent, la mobilité résidentielle observée y est plus faible qu’en province, 11,0 % contre 11,8 %.

Changer de logement en Île-de-France s’avère en fait plus difficile qu’en province. La relative faiblesse de la construction neuve, jusqu’à une époque récente, et la dynamique des prix de l’immobilier expliquent ce phénomène.

 

Cette étude, qui utilise les données les plus récentes du recensement, est le fruit d’un travail partenarial, mené en 2017, entre la Direction régionale et interdépartementale de l’équipement et de l’aménagement (DRIEA), l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU), la Direction régionale et interdépartementale du l’habitat et du logement (DRIHL).

 

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3319539

L’APUR, l’agence d’urbanisme de la ville de Paris et de la Métropole du Grand Paris, est signataire avec l’INSEE Ile-de-France d’un premier commentaire des résultats du recensement de la population au 1er janvier 2015 publiés par l’Insee.

 

La Métropole du Grand Paris, dépasse pour la première fois la barre des 7 millions d’habitants en 2015. Au 1er janvier 2015 elle compte 7 020 210 habitants contre 6 902 389 en 2010. La population métropolitaine s’est ainsi accrue de 117 821 habitants de 2010 à 2015 ce qui représente un accroissement annuel de 23 564 habitants (soit un taux de + 0,3 %). Cette hausse prolonge à un rythme ralenti celle constatée dans la période 1999-2010, au cours de laquelle le taux de croissance annuel était de + 0,7 %.

Le rythme de croissance est contrasté selon les territoires. Le T6-Plaine Commune enregistre le plus fort gain de population (+1,2% par an), suivi des territoires T9-Grand Paris Grand Est (+0,9%) et T12-Grand-Orly Seine Bièvre (+0,8%). A l’inverse, Paris voit sa population diminuer de -0,3% sur la période.

En 2015, la métropole représente 58 % de la population de la région Ile-de-France et contribue pour 39 % à la croissance démographique francilienne sur 7 % du territoire. En comparaison d’autres métropoles, la Métropole du Grand Paris apparaît faiblement dynamique en termes d’évolution de la population, comme celles de Lille ou Marseille, à l’inverse des métropoles de Lyon et Bordeaux où la croissance est plus soutenue.

 

Rappel de la méthode de calcul

Avec la nouvelle méthode de recensement adoptée par l’Insee, un échantillon d’adresses représentant 8 % de la population est recensé chaque année dans les communes de 10 000 habitants ou plus. Au terme de 5 années de collecte (2013-2017), ce sont donc 40 % des habitants qui ont été recensés. Cet échantillon permet à l’Insee d’établir la population légale. Le principe du calcul consiste à faire la somme des observations issues des cinq années de collecte, en se référant au nombre de logements du milieu de la période (1er janvier 2015), connu par le répertoire d’immeubles localisés.

 

Pour en savoir plus :  https://www.apur.org/fr/nos-travaux/metropole-grand-paris-7-millions-habitants

Or, selon une étude réalisée en janvier 2018 par le cabinet Elabe pour le Crédit Foncier, 3 franciliens sur 5 éprouvent des difficultés à se loger. Si la situation n’est pas nouvelle (les médias s’en font l’écho régulièrement), il est à noter que les prix élevés de l’immobilier en Île de France et caractère tendu du marché dans les grandes agglomérations représentent les deux éléments à l’origine de cette situation.

Des facteurs spécifiques pris en compte dans la recherche de logement

Elément rendant les difficultés plus importantes, tout particulièrement pour les ménages franciliens : la présence d’enfants au sein du couple. La situation est telle que, parmi les habitants d’Île de France, 60% ont déjà envisagé de quitter leur quartier, leur ville ou leur région afin de trouver un logement qui corresponde davantage à leurs attentes.

La proportion est quasiment inversée, en Île de France, dans les communes de moins de 20 000 habitants : 56% d’entre eux affirment n’avoir pas rencontré de difficultés à se loger.

L’étude souligne par ailleurs que le calme ainsi que la proximité du lieu de travail et de l’établissement scolaire fait partie des critères les plus importants dans la recherche d’un appartement.

 

Source : creditfoncier.com

La mise en place, à Paris, du numéro d’enregistrement pour les appartements présentés sur les plateformes Internet, pourrait changer la donne et permettre un retour en force des locations meublées au sein de Paris.

Les contraintes locales mises en place par la Mairie de Paris pourraient cependant ne pas être les seuls facteurs permettant d’expliquer ce possible changement de tendance. En effet, des arguments économiques sont également à l’œuvre : la rentabilité des locations meublées est deux fois plus élevée, selon l’observatoire Clameur.

 

Une évolution législative qui devrait encore renforcer leur attrait

 

Par ailleurs, un élément supplémentaire pourrait venir renforcer l’attrait de la location meublée face aux géants de la location d’appartements via des plateformes Internet : la future mise en place du bail de mobilité, dont l’examen par les parlementaires est prévu à l’automne. Ce dispositif viserait spécifiquement les actifs en mobilité professionnelle temporaire et en CDD, soit autant d’individus pour lesquels les solutions proposées par les plateformes de location ne correspondent pas à leurs besoins, que ce soit en termes de durée ou de coût.

La FNAIM du Grand Paris souhaite accompagner et favoriser le développement des locations meublées et renforcer le rôle de l’agent immobilier dans le dialogue entre les propriétaires et les locataires ainsi que dans l’aide pour les démarches à effectuer.

 

Sources :

immobilier.lefigaro.fr

clameur.fr/

Une équipe de chercheurs, d’un laboratoire du MIT américain, le Senseable City Lab, vient de publier une étude où ils ont tenté de calculer quelle part de verdure un piéton pouvait voir dans les principales villes du monde. À ce classement, c’est Singapour qui s’en sort le mieux et Paris le moins bien.

 

Paris contre le reste du Monde

Central Park à New York City, Hyde Park à Londres, Shinjuku Gyoen à Tokyo, parc Chapultepec à Mexico City ou encore Bitsevsky à Moscou. Voilà autant d’énormes espaces verts nécessaires à la respiration des mégalopoles et de leurs habitants. Paris fait pâle figure en comparaison, avec ses parcs aux dimensions nettement plus modestes (Tuileries, Luxembourg et Buttes Chaumont notamment). Les efforts de végétalisation de la mairie de Paris n’y ont rien fait ou alors il faut encore attendre qu’ils portent pleinement leur fruit. Toujours est-il qu’une récente étude internationale fait de la Ville Lumière l’une des cités les plus «grises» qui soit.

Le vert, source de bien-être pour la population

La question des parcs au sein de zones urbaines, si elle peut paraître anecdotique, n’en est rien. Elle agit comme facteur d’attractivité du territoire : la présence d’espaces verts dans les villes a un impact positif non seulement sur la santé et le niveau de stress des habitants, mais également sur les dépenses de santé engagées par les pouvoirs publics (-94 millions d’euros de dépenses de santé pour une hausse de 10% des espaces verts dans villes, selon une étude publiée par L’Unep (Les Entreprises du Paysage).

Espaces verts et attractivité…

On note par ailleurs que, de façon logique, les espaces verts représentent un facteur d’attractivité des zones urbaines, tant pour les particuliers que pour les entreprises : d’une part, 85% des français eux ont pris en compte la proximité des espaces verts pour choisir leur quartier d’habitation, d’autre part, les entreprises et les commerces s’installent davantage dans des zones incluant plus d’espaces verts.

… Y compris immobilière

Elément tout particulièrement intéressant dans le secteur immobilier, un espace vert à 100 m de son habitation peut représenter jusqu’à 10 000 euros de plus-values, toujours selon cette étude.

Ainsi, lors de vos prochains déplacements une grande métropole mondiale, n’hésitez pas à aller flâner dans les parcs et passez, si vous en avez l’occasion, devant une agence immobilière afin de comparer les prix !

 

Pour en savoir plus : http://senseable.mit.edu/

http://www.lesentreprisesdupaysage.fr/actualites/2016-valorisation-%C3%A9conomique-des-espaces-verts-etude-unep-et-nicolas-bouzou

L’Apur vient de publier une étude sur l’utilisation des vélos chez les étudiants dans la capitale française ainsi qu’au sein de la Métropole du Grand Paris. Les résultats montrent que cette catégorie socio-professionnelle a davantage recours à ce mode de transport que les actifs, et évoque notamment des raisons budgétaires pour justifier ce constat.

Le plan Vélo de la Ville de Paris

A Paris, le plan vélo, lancé par la Ville en 2015, ambitionne de projeter la part du vélo à 15% d’ici 2020. Pour ce faire, de nombres pistes cyclables ont été créées ainsi que des places de stationnement vélo sur l’espace public et la généralisation des zones 30. Suite à la ratification de la COP21, l’utilisation de ces modes de transports plus verts est amenée à augmenter dans le Grand Paris. Plus d’un étudiant sur 5 se déplace uniquement à vélo.
Au-delà des vélos (et des Vélibs, pour la déclinaison parisienne de l’équipement en libre-service), de nouveaux modes de transports sont apparus ces dernières années sur les trottoirs de nos villes. Gyroroues, gyropodes, skates, overboards ou encore trottinettes électriques sont de plus en plus prisés par les franciliens en quête de déplacements fluides et rapides avec des équipements peu encombrants.
Ces outils innovants s’inscrivent pleinement dans l’évolution de la mobilité urbaine ainsi que dans les enjeux propres au développement durable : alimentation électrique et réduction de la pollution générée par les transports automobiles.

Le vélo, moyen idéal pour assainir l’air des villes ?

Les bicyclettes sont à l’origine d’une profonde mutation des déplacements en ville, observée également dans d’autres métropoles mondiales (Citi bike à New York City ou encore Docomo bike à Tokyo). La capitale française n’est pas une exception, mais s’inscrit au contraire dans une nouvelle dynamique de flux locaux pensés notamment en fonction de critères environnementaux.
C’est là également que se joue l’attractivité du territoire de la métropole du Grand Paris, fréquemment touchée par des pics de pollution en période estivale : développer davantage l’usage des vélos en libre-service représente un moyen pertinent pour désengorger les axes routiers et réduire les taux de particules fines dans l’air parisien.

Source : étude APUR, « La mobilité des étudiants à vélo à Paris et dans la Métropole du Grand Paris », https://www.apur.org/fr/nos-travaux/mobilite-etudiants-velo-paris-metropole-grand-paris

Périphérique de Paris

Effrayés par les prix élevés de l’immobilier, certains français renoncent à acheter dans la capitale. Ils sont souvent tentés de franchir le périphérique de Paris pour retrouver des prix de logement abordable. Cette stratégie est-elle toujours payante ?

Les notaires Paris Ile-de-France ont mené l’enquête.

Oui, au Nord et au Sud de la Capitale

Les prix des appartements anciens chutent de plus de 40% lorsque l’on passe des quartiers jouxtant le Périphérique de Paris, des Batignolles dans le 17e au quartier Pont-de-Flandre dans le 19e, aux communes de Clichy, Saint-Ouen, Saint-Denis et Aubervilliers.

C’est au nord-est que l’écart de prix est le plus élevé, les prix baissent de plus de 50% entre Aubervilliers (3.105 €/m² au 2e trimestre 2017) et les quartiers parisiens Pont-de-Flandre (6.580 €/m²) et La Chapelle (6.350 €/m²).

Au sud de Paris, on observe un phénomène identique. Les prix des quartiers Parc Montsouris, Maison-Blanche et Gare des 13e et 14e arrondissements ne se diffusent pas aux communes limitrophes de Gentilly et Ivry-sur-Seine.

Non, à l’Ouest de Paris

A l’ouest, les prix de Paris et des communes limitrophes sont très proches. Ainsi, à Neuilly-sur-Seine (9.280 €/m² au 2e trimestre 2017), parfois considéré comme le 21e arrondissement de Paris, et où le revenu par ménage est le plus élevé d’Ile-de-France, les prix ne sont inférieurs que de 5% aux prix du quartier des Ternes du 17e arrondissement de Paris (9.760 €/m²).

Dans la commune voisine de Levallois-Perret, les prix sont également proches des prix parisiens. Ils sont 11% en-deçà de ceux enregistrés dans le quartier pourtant prestigieux de La Plaine Monceau (17e). Enfin, de l’autre côté du Bois de Boulogne, les prix enregistrés à Boulogne-Billancourt sont inférieurs de 14% à ceux du Quartier Auteuil (16e).

Oui et non à l’Est de la Capitale

Autour du Bois de Vincennes, passer le Périphérique de Paris a peu d’impact sur les prix. Au sud-est de Paris, les prix de Vincennes (7.520 € le m²) ou Saint-Mandé (7.360 € le m²) sont proches voire parfois supérieurs aux valeurs des quartiers parisiens limitrophes (6.820 € dans le quartier Charonne et 8.190 € à Bel-Air).

Au Nord du Bois de Vincennes, à l’inverse, le périphérique endigue à certains endroits les prix parisiens. Les prix chutent en effet de plus de 30% lorsque l’on passe des quartiers périphériques de Paris aux communes de Pantin, Bagnolet ou Montreuil.

En 10 ans, du 2e trimestre 2007 au 2e trimestre 2017, le prix au m² des appartements a augmenté de 46% à Paris et de 44% pour l’ensemble des quartiers limitrophes. Dans le même temps, les prix dans les communes jouxtant le Périphérique parisien ont augmenté de 32%.

Source http://www.notaires.paris-idf.fr/actualites/immobilier-franchir-le-peripherique-de-paris-permet-il-vraiment-dacheter-moins-cher

Le 19 octobre s’est déroulée l’Assemblée Générale de la FNAIM du Grand Paris, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Ile-de-France. Une Assemblée capitale pour la Chambre qui a élu 20 nouveaux administrateurs, une première depuis plus de 20 ans. Cette élection conduira ensuite à l’élection du Président pour un mandat non renouvelable de cinq ans.

Cette AG a également été l’occasion pour Didier Camandona de rappeler le chemin parcouru par la Chambre depuis sa création il y a 4 ans, en présence d’acteurs de la région du Grand Paris et des partenaires de la Chambre.
Parmi les intervenants : Didier Kling, Président de la CCI, qui est revenu sur « Le Grand Paris, le plus grand chantier d’Europe », et Jean-Marc Torollion, nouvellement élu à la tête de la FNAIM – Fédération Nationale de l’Immobilier.

La FNAIM du Grand Paris a également eu l’honneur d’accueillir Vladimir Fédorovski, historien et écrivain, qui a partagé avec l’assemblée sa connaissance de la Russie, dressant un parallèle entre histoire et immobilier, les murs étant les « gardiens de la mémoire ».
(photos ©Francine Bajande)

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Interview

Écoutez l’interview de Didier Camandona,

Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, par Radio Immo, lors de l’Assemblée Générale

Écoutez l’interview de Vladimir Fédorovski,

écrivain et historien. Il était l’invité d’honneur de l’Assemblée Générale de la Chambre @Fnaimidf. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Didier Kling,

Président de la CCI Paris Ile de France, lors de l’Assemblée Générale. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Michel Terrioux,

Délégué général de la Chambre FNAIM du Grand Paris, lors de l’Assemblée Générale. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Gilles Ricour de Bourgies,

ancien président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, lors de l’Assemblée Générale. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Jean-Marc Torrollion,

nouveau Président de la FNAIM Nationale, lors de l’Assemblée Générale de la FNAIM du Grand Paris. Entretien réalisé par Radio Immo

Depuis 2014, les travaux de l’observatoire des quartiers de gare du Grand Paris Express (GPE) contribuent à établir la photographie des 68 quartiers qui seront desservis par le nouveau métro à l’horizon 2030. Une analyse détaillée vient d’être publiée, s’intéressant au parc de logements présents dans les quartiers de gare du Grand Paris Express.

Le Grand Paris Express va profondément modifier la géographie de la métropole et entraîner une réorganisation des quartiers de gare. Les 540 000 logements devraient profiter d’une meilleure desserte et d’une nouvelle dynamique.

Une grande disparité dans l’offre de logements

Le profil des habitants des 68 quartiers de gare du GPE se distingue de celui des habitants de la Métropole du Grand Paris par une proportion plus importante de familles et de jeunes de moins de 18 ans, mais aussi par une plus forte présence des ménages modestes, employés ou ouvriers et un taux de chômage un peu plus élevé.

Les plus fortes densités de population s’observent dans Paris et les communes limitrophes mais aussi dans une partie de la boucle nord de la Seine (Pont Cardinet, Porte de Clichy, Maison Blanche). Les plus faibles se situent dans les quartiers de gare distants d’une dizaine de kilomètres du cœur de Paris (Sevran-Livry, Rueil Suresnes).

On peut noter plusieurs typologies de quartiers :

  • Des quartiers résidentiels : Bois Colombes, Fort d’Issy Vanves Clamart, Bondy (tissu pavillonnaire) et Pont Cardinet, Porte de Clichy, ou encore Versailles Chantiers (tissu résidentiel collectif continu).
  • Des quartiers accueillants habitat collectif et pavillonnaire : Bécon-les Bruyères, Massy Palaiseau, Le Bourget RER.
  • Des quartiers avec une dominante d’habitat collectif discontinu de type grands ensembles : Clichy-Montfermeil, Noisy-Champs, Massy Opéra.
  • Des quartiers de gare très mixtes avec un habitat qui occupe moins de place que les activités : Pont de Sèvres, La Défense, Val de Fontenay.
  • Des quartiers de gare où l’activité ou les équipements occupent la plus grande part du quartier même si des logements sont présents : Pont de Rungis, Les Grésillons, Le Mesnil-Amelot.

Que va changer le nouveau métro ?

Le rythme de construction s’accélère depuis quelques années. Environ 74 000 logements ont été autorisés à la construction de 2000 à 2013 dans les quartiers de gare du Grand Paris Express. Cela représente un rythme de 5 300 logements autorisés par an, soit une moyenne d’environ 80 logements par an et par quartier de gare. Ces nouveaux logements représentent donc une augmentation de 1 % du parc existant chaque année.

La construction de logements a été très dyna­mique dans 9 quartiers de gare : Nan­terre la Boule, Stade de France, Saint-Denis Pleyel, Issy RER, Fort d’Issy Vanves Clamart, Pont de Sèvres, Chelles, Mairie de Saint-Ouen, Massy Palaiseau.

Les projets initiés avant l’annonce de la construction du métro se multiplient. En outre, des opérations d’amélioration du cadre de vie, de l’habitat et de la végétalisation des paysages ont été lancées.

Pour en savoir plus : http://www.apur.org/etude/logements-quartiers-gare-grand-paris-express

 

 

Immobilier ancien

Les notaires de Paris Île-de-France présentaient, début septembre, un point sur le marché immobilier francilien au second trimestre 2017. Selon leur analyse, les prix des logements anciens et le nombre de transactions ne cessent de croître.

Jusqu’où les prix de l’immobilier francilien en général et parisien en particulier vont-ils monter ?

Selon cette étude, le prix des appartements a augmenté de 4,9% en un an en Île-de-France. Cette hausse est tirée par la capitale, où les prix ont augmenté de 6,6% en un an. Même les arrondissements dits « populaires » de l’est parisien sont désormais inaccessibles au plus grand nombre.

Près de 9000 euros le mètre carré

À Paris les prix ne sont plus loin des 9.000 €/m2. Les huit premiers arrondissements centraux dépassent les 10.000 €/m2. Les VIe et VIIe restent les arrondissements les plus chers à plus de 12.000 €/m2. Pour autant cela ne rebute manifestement pas certains acheteurs puisque selon les notaires environ 150 ventes se sont réalisées à plus de 2 M€ et une poignée d’appartements se sont vendus à plus de 30.000 €/m2 (un duplex à Montparnasse, un appartement à Port-Royal, un 2 pièces sur les Champs-Élysées, etc.).

Plus si populaires

La capitale ne compte plus que trois arrondissements à moins de 8.000 €. Ce sont les quartiers de l’est parisien réputés populaires : les XVIIIe (7.860 €/m2), le XIXe (7.050 €/m2)  et le XXe (7.230 €/m2).

Néanmoins, un ralentissement de la hausse à prévoir…

Les indicateurs avancés sur les avant-contrats des notaires franciliens semblent toutefois indiquer que les prix de vente devraient marquer une pause dans les prochains mois. A Paris, le prix au mètre carré ne devrait augmenter que de 0,6% de juillet à octobre 2017. Quelques départements connaîtraient même une légère baisse de la progression sur cette période.

Des ventes en forte hausse à Paris, en Petite et en Grande Couronne

Le nombre d’appartements vendus est en très forte augmentation avec respectivement + 23% (soit 14.000 appartements anciens vendus au 2e trimestre 2017 en Petite Couronne) et + 25% (ce taux représente 9.000 appartements anciens vendus au 2e trimestre 2017 à Paris). Les ventes de maisons profitent aussi de cette dynamique. Les prix plus modérés qu’à Paris incitent manifestement de nombreux acquéreurs à franchir le périphérique.

 

> Pour en savoir plus sur les prix de l’immobilier ancien à Paris