La FNAIM du Grand Paris renforce son engagement pour la sécurité des Franciliens

La FNAIM du Grand Paris, la Région FNAIM Paris IDF et la FNAIM de Seine-et-Marne ont signé, le 20 juin dernier,  une convention avec la gendarmerie d’Île-de-France pour élargir leur coopération à la Seine-et-Marne (77). Cette convention vise à renforcer la sécurité des personnes et des biens dans les immeubles gérés par leurs adhérents, dans les villes et agglomérations situées en zone de compétence de la gendarmerie. Elle vient prolonger la convention signée en 2014 par la chambre de la FNAIM du Grand Paris et la gendarmerie d’Île-de-France dans les départements du 91, 95 et 78.

Sécurité et immobilier, deux sujets étroitement liés

La délinquance et l’atteinte à la sécurité des Franciliens ne s’arrêtent pas aux pieds des immeubles. C’est pourquoi, depuis 17 ans, la FNAIM du Grand Paris s’engage en faveur de la sécurité immobilière afin de rappeler à tous leurs obligations et encourager le déploiement de solutions concrètes au sein de chaque immeuble. En mars dernier, la FNAIM du Grand Paris publiait un indice de l’attractivité immobilière des villes du Grand Paris qui montrait que, sous l’effet de la montée de la violence, le triangle vertueux, « emploi – logement – transport » se transforme, depuis 2 ans, en un triangle « logement – transport – sécurité » dans la région francilienne et du Grand Paris.

De nombreuses actions de terrain pour la sécurité des Franciliens

Grâce à la synergie créée par les réseaux formés par les adhérents FNAIM et les gendarmes référents, ces actions s’organisent autour de deux axes :

  • Le réseau de renseignement: dans chacun des 4 départements de la grande couronne, un officier de gendarmerie est tout particulièrement chargé de la prévention de la délinquance. Ces officiers sont aidés par un réseau de gendarmes correspondants sûreté. Les liens et les contacts entre les gendarmes et les adhérents FNAIM, associés à une réactivité et une bonne connaissance du terrain permettent le bon fonctionnement de ce réseau.
  • La prévention situationnelle : à chaque situation, il faut identifier les risques pour proposer des solutions adaptées (clôtures, gestion des espaces verts, éclairages, contrôles d’accès, vidéo-protection, …). Mieux informés et sensibilisés aux problématiques de sécurité par les gendarmes correspondants sûreté, les adhérents FNAIM peuvent ainsi conseiller et proposer à leurs copropriétaires la mise en place de dispositifs visant à renforcer leur sécurité.

Patrick Stodulka, de la gendarmerie à l’immobilier

Symbole du renforcement des liens entre les professionnels de l’immobilier et la gendarmerie d’Île-de-France, Patrick Stodulka, ancien gendarme, a été nommé en 2016 Président de la Région FNAIM Paris Île-de-France. Après l’École Interarmées des Sports et une carrière de 10 ans dans la gendarmerie, il décide en 1979 de se consacrer au secteur de l’immobilier. Formé au prestigieux ICH, l’institut de droit et d’économie appliqués à l’immobilier, il crée sa première agence dès 1983. En 2009, il est nommé Président de la chambre départementale FNAIM de Seine-et-Marne, fonction qu’il occupera jusqu’en 2016.

Le général de corps d’armée Jean-Marc Loubès, commandant la région de gendarmerie d’Île-de-France et la gendarmerie pour la zone de défense et de sécurité de Paris commente  « la gendarmerie est totalement engagée dans la prévention de la délinquance le plus en amont possible de la commission des infractions. Ce partenariat exprime la volonté commune de travailler en faveur de la sécurité des Franciliens et de permettre aux professionnels de l’immobilier d’être informés et accompagnés dans ce domaine sensible. »

Prix Haussmann 2017 : « Il ne peut y avoir de vie acceptable en surface sans que le sous-sol ne soit aménagé »

Mercredi 14 juin s’est tenue la cérémonie de remise du Prix Haussmann 2017, organisée par la FNAIM du Grand Paris. Sous la présidence de Michel Maffesoli, sociologue, Professeur Emérite à la Sorbonne et Administrateur du CNRS, La FNAIM du Grand Paris ainsi que les membres du Jury du Prix Haussmann 2017 ont choisi de récompenser tout particulièrement l’Atlas du Paris souterrain, la doublure sombre de la Ville Lumière – co-rédigé par Alain Clément et Thomas Gilles, édité chez Parigramme.  En récompensant cet ouvrage, la FNAIM du Grand Paris a mis à l’honneur une vision encore peu explorée de la capitale. Une occasion pour mieux comprendre ce que Paris doit à ses sous-sols, alors que la Mairie de Paris vient d’annoncer la deuxième édition de l’appel à projets urbains pour Réinventer Paris qui identifiera 34 sites souterrains.

Monsieur Didier Bariani, Conseiller régional d’Île-de-France, chargé du Grand Paris et ancien Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, a remis un prix spécial au roman de Aurélien Bellanger Le Grand Paris, édité chez Gallimard.

Le Paris d’hier et de demain : un patrimoine et un potentiel à promouvoir

Pour cette édition, le jury du Prix Haussmann a pris le parti de récompenser quatre ouvrages qui ancrent la Ville Lumière à la croisée de deux notions fondamentales pour son développement : le temps et  l’espace. Il a tenu à souligner qu’une capitale se définit d’abord par ses fondations qui participent à son rayonnement et à son bon fonctionnement en surface. La compréhension du passé et de ses réseaux souterrains n’a de sens que si elle permet à la capitale de se projeter vers l’avenir et se réinventer, … jusqu’à la mer. Si les grandes métropoles sont aujourd’hui attirées par la conquête des hauteurs, il est essentiel d’avoir une vision large de l’espace urbain.

Le Professeur Michel Maffesoli déclare : « Il ne peut y avoir de vie acceptable en surface sans que le sous-sol ne soit aménagé. Toute civilisation démarre par des égouts. Eau, électricité, égouts, transports sont indissociables du Paris souterrain sans lequel notre capitale ne saurait fonctionner. Tout le mérite des auteurs est de le rappeler et de renouveler ainsi notre regard sur un Paris méconnu ».

> Lauréat 2017 : Atlas du Paris souterrain, la doublure sombre de la Ville Lumière 

> Mentions spéciales 2017

3 accessits ont été décernés :

Paris en remontant le temps, de Danielle Chadych et Samuel Picas (photographies)

Le Grand Paris, d’Aurélien Bellanger

Paris et la mer, ouvrage collectif sous la direction de Jacques Attali.

 

* Les membres du Jury 2017 sont :

  • Le Président de la FNAIM du Grand Paris
  • Le Président Adjoint de la FNAIM du Grand Paris
  • Le Président de la Région FNAIM Ile de France
  • Le Président du CESER Ile de France
  • Le Préfet de la Région Ile de France
  • La Présidente du Conseil Régional d’Ile de France
  • La Maire de Paris

Le Grand Paris Express, au cœur de la candidature de Paris aux J.O. 2024

Le projet de transport du Grand Paris Express accompagne la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024. À l’horizon 2024, 44 gares sur 4 lignes nouvelles seront d’ores et déjà en service. Les sites de Paris 2024 sont directement concernés par ces nouvelles lignes et gares : le village olympique sera situé à proximité de la gare de Saint-Denis Pleyel (lignes 14, 16 et 17) et le centre de presse international sera installé au parc des expositions du Bourget, desservi par la ligne 17 et la gare du Bourget Aéroport.

Le village Olympique relié à Roissy en 21 minutes

Le GPE permettra également de mieux connecter le territoire de Paris et de la Métropole aux aéroports internationaux de Paris-Orly (ligne 14 sud, mise en service fin 2023 – début 2024) et de Roissy-Charles de Gaulle (ligne 17, mise en service fin 2023 – début 2024), ainsi qu’à la gare TGV de Gare de Lyon. Par exemple, entre le village olympique et les deux aéroports, les gains de temps de trajets seront très nets comparé à la situation actuelle : 40 minutes depuis Orly en 2024 contre 51 aujourd’hui et 21 minutes depuis Roissy-Charles de Gaulle en 2024 contre 48 aujourd’hui.

L’accessibilité renforcée des sites d’entraînements pour les Jeux olympiques

Moins médiatiques que les sites des épreuves des Jeux olympiques, les sites d’entraînements seront néanmoins au cœur du quotidien des athlètes. Ils seront situés pour la plupart en Seine-Saint-Denis et à proximité du Village ou d’autres sites d’épreuves. L’axe Village olympique – Centre aquatique/ Stade de France – Village des Médias a été privilégié et correspond au tracé des lignes 16 et 17. La future piscine d’Aulnay-sous-Bois au sud du quartier de gare d’Aulnay (ligne 16) servira par exemple aux entraînements des nageurs et triathlètes. Les piscines en projet situées dans les quartiers de gare de Fort d’Aubervilliers et du Pont de Bondy (ligne 15 est) serviront aussi de sites d’entraînements.

Le Stade de France et le centre aquatique : au cœur du Paris olympique

Certains pôles de quartiers de gare accueilleront aussi des sites sportifs olympiques : Saint-Denis Pleyel (lignes 14, 16 et 17) et Stade de France (ligne 15 est, en service après les JO). Ces deux quartiers se situeront à proximité de deux équipements phares des jeux olympiques : le Stade de France et le centre aquatique, et seront le centre névralgique du Paris olympique. Le Stade de France accueillera les épreuves d’athlétisme ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux. Ces deux grands équipements seront reliés par une passerelle au-dessus de l’actuelle autoroute A1 et de l’avenue du Président Wilson, ne formant ainsi qu’un seul site. Le centre aquatique et l’entrée ouest du site seront situés à environ 900 mètres de la gare de Saint-Denis Pleyel, soit 10 minutes à pied environ.

L’accessibilité aux lieux d’événements sportifs ou aux sites d’entraînement est primordiale et le GPE contribuera à la faciliter, d’autant que bon nombre d’entre eux sont situés en dehors de Paris.

Pour en savoir plus : http://www.apur.org/sites/default/files/documents/sports_grand_paris_express.pdf

60% des arrivants dans la métropole du Grand Paris ont entre 15 et 29 ans

En 2012, la métropole du Grand Paris a enregistré l’installation de plus de 151 000 personnes. Paris reste une destination privilégiée puisqu’un arrivant sur deux choisit de s’y installer.

Plus de 151 000 personnes emménagent dans la métropole du Grand Paris

Les arrivants dans la métropole du Grand Paris viennent de province pour les deux tiers, en particulier des métropoles de Lyon, Toulouse et Lille. Le tiers restant provient du reste de l’Île-de-France, notamment des Yvelines d’où sont originaires près de 10% des arrivants.

Parmi ceux qui ont quitté la métropole du Grand Paris, la majorité s’est installée en province, notamment dans les métropoles de Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes. Les personnes qui ont choisi de rester en Île-de-France ont principalement déménagé en Seine-et-Marne ou dans les Yvelines.

Un arrivant sur deux s’installe à Paris

Au cours de l’année 2012, la métropole du Grand Paris attire deux tiers des nouveaux Franciliens. Paris bénéficie en effet d’un vaste marché de l’emploi, d’une offre importante et diversifiée en termes de formations et d’un très fort rayonnement culturel.

Forte attractivité de la métropole du Grand Paris auprès des jeunes adultes

Les 15 à 29 ans représentent 63% des arrivants dans la métropole. Ces jeunes, principalement des étudiants, sont attirés par la diversité de l’offre en matière d’études supérieures, notamment à Paris. En 2013, ils représentent six arrivants sur dix. Paris a toujours attiré de nombreux étudiants, mais une attraction est aussi perceptible depuis quelques années en petite couronne, avec le développement de plusieurs pôles universitaires. Près d’un jeune arrivant sur cinq est originaire de l’Île-de-France hors métropole du Grand Paris, 12% proviennent des régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.

Des départs un peu ralentis au moment de la retraite

Les personnes âgées de 65 ans ou plus représentent 8% des départs et 5% des arrivées dans la MGP alors qu’elles représentent 14% de la population. Parmi les 15 200 séniors qui ont quitté la MGP au cours de l’année 2012, les trois quarts ont rejoint la province, en privilégiant les régions littorales. En Île-de-France, c’est Versailles qui accueille un nombre croissant de séniors.

Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2666500

Les 5 profils de quartiers qui se dessinent à Paris

Une étude de l’Insee, parue le 3 février, met en lumière 5 types de quartiers à Paris. Elle illustre la complexité du tissu social parisien et pointe la nécessité d’affiner les catégories de description sociale des populations parisiennes. Derrière le niveau de vie moyen des Parisiens (25 700 euros par an) qui se classe parmi les plus élevés des départements français, se cachent d’importantes disparités, au sein même des arrondissements parisiens.

La mixité sociale propre à Paris

Un quart des quartiers parisiens constituent des « territoires de mixité sociale » où se côtoient une majorité de cadres, allocataires des prestations sociales, jeunes (15-29 ans), ainsi que des populations diplômées exerçant des activités intellectuelles mais touchées par une certaine précarité. On y recense 542 000 personnes, le niveau de vie moyen s’élève à 26 100 euros par an.

Un quartier sur dix dit « territoire vulnérable »

Les habitants de ces quartiers ont en moyenne un faible niveau de vie (15 300 euros par an). Ce sont des populations peu diplômées, des familles nombreuses et monoparentales et en grande partie des ouvriers, la plupart bénéficiant de prestations sociales et d’allocations.

Les logements sociaux y sont nombreux et se situent principalement en bordure du périphérique. L’Insee identifie les « territoires vulnérables » en grande majorité dans les 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, principalement aux franges des quartiers limitrophes de la Seine-Saint-Denis.

Les « territoires aisés » au cœur de Paris

Plus de 15% des quartiers forment des « territoires aisés » abritant 347 000 personnes. La part de propriétaires y est plus élevée et ces quartiers hébergent de nombreux cadres, chefs d’entreprise ainsi que des personnes âgées. Le niveau de vie moyen s’élève à 41 500 euros et le taux de pauvreté n’est que de 9%, avec très peu d’allocataires des minima sociaux. Les quartiers qui composent les 1er, 6ème, 7ème, 8ème, 16ème et 17ème arrondissements sont essentiellement ce que l’Insee qualifie de « territoires aisés ».

Les cadres investissent le parc locatif privé

Trois quartiers sur dix sont des territoires qui accueillent majoritairement des cadres dans le parc locatif privé. Ce profil est le plus fréquent à Paris et rassemble 672 000 habitants avec un niveau de vie supérieur à la moyenne. Les cadres et les personnes de plus de 65 ans y sont très nombreux.

Les territoires accueillant la classe moyenne : deux fois plus de locataires sociaux

Ils réunissent 467 000 personnes, au niveau de vie plus faible, majoritairement composés d’employés et ouvriers. On dénombre également de nombreuses familles avec enfants. La part des propriétaires dans ces quartiers est moins importante et celle des locataires sociaux explosent.

Des quartiers en pleine mutation

De nouvelles mutations viennent également brouiller les pistes. La pointe du 17ème arrondissement, vers Batignolles, le sud-ouest du 15ème et l’est du 13ème témoignent de l’arrivée de populations plus modestes. Ce récent phénomène tend à modifier le profil socio-économique de  ces quartiers. Il en va de même pour le 20ème arrondissement qui se gentrifie avec l’installation de populations plus favorisées.

Surtaxe sur les résidences secondaires : Didier Camandona réagit.

« Jusqu’où ira-t-on dans les mesures inadaptées et improductives pour répondre au mal-logement des parisiens ? »

La majoration de 60% de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires vient d’être votée par le Conseil de Paris. La Mairie de Paris compte sur cette nouvelle taxation pour inciter les propriétaires à vendre ou remettre en location leurs logements laissés vides.

Les locataires et acquéreurs Parisiens se voient une fois de plus face à une mesure inadaptée qui n’offre aucune solution concrète et pérenne pour les loger. Jusqu’où ira-t-on avec ces mesures inconséquentes décidées sans aucune concertation avec les acteurs concernés?

« Jusqu’où ira-t-on dans la remise en cause du droit légitime de disposer et d’utiliser librement son bien immobilier?»

Pour Didier Camandona, président de la FNAIM du Grand Paris, cette mesure témoigne d’une profonde méconnaissance de la réalité du marché et des propriétaires. «Disposer d’un pied-à-terre à Paris peut souvent résulter d’une nécessité. Les propriétaires de résidences secondaires et de logements à Paris sont des étrangers (9% des transactions sur Paris), mais aussi des retraités habitant en province ou d’anciens parisiens qui ont gardé dans la capitale un pied à terre pour visiter leur famille ou renouer avec leur passé. Sans parler des couples parisiens dont le conjoint est obligé de conserver une résidence secondaire quand l’autre est nommé en province. Mais ce  sont aussi ceux qui, à cause des mesures comme l’encadrement des loyers, préfèrent ne plus louer leur bien. Ce sont précisément ces petits propriétaires, les plus fragiles, qui seront impactés, tandis que les investisseurs étrangers prendront la fuite. »

« Jusqu’où ira-t-on dans les mesures inadaptées et improductives pour loger les parisiens ? »

Cette nouvelle mesure ne fera, au bout du compte, qu’augmenter la fiscalité du logement à Paris, et ne répond en rien à la pénurie de logements.

Didier Camandona poursuit: « Et, quand bien même cette mesure remettrait sur le marché quelques logements, deviendraient-ils soudain financièrement accessibles à ceux qui en ont besoin? On peut largement en douter. Au bout du compte, l’objectif qui est censé libérer des logements et venir au secours de ceux qui ne peuvent se loger à Paris n’est pas rempli et les ‘’mal-logés’’ ne verront nullement leur sort s’améliorer »

Didier Camandona de conclure : «Cette surtaxe sur les résidences secondaires vient s’ajouter à une liste, déjà longue, de mesures qui ne font que tendre un marché qui laisse déjà tant de Parisiens de côté. »

Alors que la fondation l’Abbé Pierre dresse un bilan plus que dramatique du logement en France (4 millions de personnes sans-abri, mal logées ou SDF ; plus de 12 millions concernées par la crise du logement), on ne peut que tirer la sonnette d’alarme face à des mesures qui ne font qu’aggraver le mal-logement dans notre capitale.

1/4 des dirigeants parisiens envisagent de déménager leur entreprise

En 2016, ce sont près de 25% des dirigeants parisiens qui envisageaient de déménager leur entreprise, entièrement ou en partie, dans les 3 ans, dans les communes limitrophes de Paris. C’est ce que révèle une étude de l’Insee.

Entre 2009 et 2014, ce sont près de 40 000 sociétés qui ont emménagées, tous les ans, vers une nouvelle adresse en Île-de-France, ce qui représente environ 115 400 emplois salariés.

3 établissements sur 4 déménagent ou emménagent à l’intérieur de la région

3 établissements sur 4 déménagent ou emménagent à l’intérieur de la région, ce qui représente 18 400 établissements qui ont changés de communes au sein de la région francilienne sur la période 2009-2014.

Ce sont souvent les établissements de petite taille qui sont les plus mobiles, du fait que leurs moyens de production. En ce qui concerne les établissements de plus de 50 salariés, on ne compte qu’en moyenne 200 transferts dont plus de 90% qui se font au sein même de la région.

La petite couronne au cœur des transferts

56% des établissements qui emménagent à Paris viennent de départements limitrophes, notamment de la petite couronne. Cependant, Paris attire également les entreprises installées en grande couronne, notamment celles du secteur de la construction.

55% des établissements qui quittent Paris le font au profit de la petite couronne. Ce sont principalement des entreprises de conseil mais aussi des agences de communication, qui souhaitent de pas quitter le secteur ni même ne pas trop s’éloigner de leurs clients.

Le taux de mobilité avec l’extérieur est élevé en petite couronne puisque 4,2% des entreprises viennent de s’y installer ou vont la quitter au cours de l’année, contre 2,4% à Paris et 2,6% pour la grande couronne.

L’intensité des transferts diffère selon le secteur d’activité

¼ des établissements entrants sur le territoire francilien sont dans le secteur des services aux entreprises tel que les activités de conseil et de communication. Viennent ensuite la construction et le commerce. Le secteur de la construction se distingue également par un nombre croissant d’entreprises entrantes dans la région, notamment grâce au chantier du Grand Paris. De même pour les infrastructures de transports avec le projet du Grand Paris Express.

Pour en savoir plus.

 

Le Grand Paris, territoire de prédilection pour la délinquance ?

La sécurité, un enjeu majeur du Grand Paris

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de publier une étude sur les crimes et délits commis dans les communes du Grand Paris.

Commune par commune, l’étude passe au crible les infractions relevées sur un territoire qui couvre les départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne répartis sur 143 communes dont les 20 arrondissements parisiens.

Les violences physiques non crapuleuses qui regroupent les homicides (hors homicide pour vol et règlements de compte), les coups et blessures, les mauvais traitements et séquestrations ont représenté 38 614 faits  sur l’ensemble du territoire concerné par l’étude, soit un taux de 5,7 faits pour 1000 habitants.

A cela il convient d’ajouter les violences physiques crapuleuses comprenant les homicides pour vol, les règlements de compte, les vols avec violences qui représentent 34 010 faits en 2015 soit un taux de 5,1 pour 1000 habitants.

Paris et les communes proches affichent le plus grand nombre de vols simples et violences, un facteur qui s’explique notamment par l’attractivité de la capitale qui concentre des flux importants de la population.

Les cambriolages, un facteur clé pour le choix de son logement ?

Les cambriolages de résidences et les vols d’automobiles sont plus importants quant à eux dans les communes les plus éloignées de Paris. A Paris et dans les départements de la petite couronne 29 434 cambriolages ont touché les habitations et logements en 2015. Les communes de Villeneuve Saint-Georges (25,9 p 1000), Valenton (20,8 p 1000) et Périgny (21,5 p. 1000) constituent le trio de tête en nombre de cambriolages.

Enfin, l’étude recense également un indicateur des destructions et dégradations comprenant les incendies volontaires, les attentats à l’explosif, les destructions de véhicules et les autres destructions soient 40 556 faits constatés dans les communes du Grand Paris.

Pour en savoir plus sur l’étude

 

Partenariat FNAIM du Grand Paris-Mairie du 9e : L’innovation au service des parisiens récompensée

Le Prix Territoria décerné à la Mairie du 9e

La FNAIM du Grand Paris se félicite du Prix Territoria remporté par la Mairie du 9e pour ses actions visant à « impliquer les syndics dans la vie locale ».

Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’un partenariat noué avec la FNAIM du Grand Paris en février dernier. Ce partenariat vise à apporter une réponse concrète et concertée aux nombreux sujets impactant directement le quotidien des habitants de cet arrondissement. La FNAIM du Grand Paris et la Mairie du 9e ont alors décidé d’unir leurs efforts pour :

  • Mettre en place un tri sélectif nouvelle génération
  • Participer à la végétalisation de l’arrondissement
  • Lutter contre les faux salons de massage
  • Protéger les locaux d’habitation

Ces efforts viennent de se voir récompensés par un Territoria de Bronze, prix décerné par l’Observatoire national de l’innovation publique, valorisant les innovations de terrains des collectivités territoriales.

Didier Camandona, Président de la FNAIM du Grand Paris, se réjouit de ce prix. « Cette récompense vient conforter la nécessité de s’associer aux élus locaux pour mettre en place des solutions innovantes pour améliorer le quotidien des habitants et ainsi jouer pleinement notre rôle d’acteur de terrain responsable. Pour que la ville réponde aux enjeux du 21e siècle, il apparait essentiel d’associer les acteurs de terrain – et en premier lieu les syndics de copropriété – qui sont en contact permanent avec les habitants. Cette démarche permet d’expérimenter à l’échelle d’un arrondissement de nouvelles mesures, qui pourront ensuite être déclinés sur d’autres territoires. »

Delphine Bürkli, Maire du 9e arrondissement, confirme : « Le véritable enjeu des politiques publiques, c’est de les appliquer sur le terrain, pour améliorer concrètement la qualité de vie des habitants. Avec la FNAIM du Grand Paris, nous avons engagé ce partenariat pour impliquer les syndics de copropriété  dans la vie locale : enrichir nos décisions grâce à leurs expertises et leurs expériences et appliquer nos dispositifs grâce à leurs réseaux et à leur présence sur le terrain. Je suis convaincue que le temps où les élus et les professionnels travaillaient chacun dans leur coin est révolu. Au 21ème siècle, il faut créer des synergies et s’enrichir mutuellement de nos connaissances pour l’intérêt général ».  

Les trophées du Prix Territoria seront remis le 23 novembre par le ministre Jean-Michel Baylet et le sénateur Alain Gournac, président de l’Observatoire National de l’Innovation Publique.

 

 

3 questions à Didier Camandona, Président de la FNAIM du Grand Paris

A l’occasion de son Assemblée Générale du jeudi 20 octobre, Didier Camandona, Président de la FNAIM du Grand Paris, fait le point sur les évolutions qui touchent la capitale et le besoin pour l’organisation patronale de se projeter vers l’avenir pour appréhender ces mutations.

Comment se porte le marché immobilier ?

Dans un contexte de profondes inquiétudes et incertitudes politiques et économiques, la conjoncture immobilière a souri et le marché de la transaction est reparti en Ile-de-France depuis un an. Ceci s’explique en grande partie par des taux d’intérêt historiquement bas qui ont recrédibilisé les acquéreurs de plus de 20% par rapport à 2012. Cette parenthèse enchantée, aucun spécialiste ni observateur ne l’avait prévue.

En quoi le Grand Paris impacte le marché immobilier ?

Nous devons appréhender les mutations qui affectent le marché de l’immobilier. Le Grand Paris, son réseau de transport et ses logements, transforme profondément l’agglomération parisienne et l’environnement dans lequel vivent ses 12 millions d’habitants. D’ici 15 ans, le Francilien vivra dans une métropole métamorphosée.

C’est non seulement le secteur immobilier mais la société dans son ensemble qui évolue, et par là-même l’attractivité de la région, son rayonnement à l’international et sa compétitivité. Avec 1,8 millions de franciliens vivants sous le seuil de pauvreté, le défi est de taille.

Pourquoi avoir invité des personnalités aussi diverses que Hubert Védrine et Pierre-Yves Bournazel ?

En tant que professionnels de l’immobilier, nous devons avoir un regard sur l’ensemble des enjeux qui impactent la société d’aujourd’hui.

A ce titre, M. Hubert Védrine, ancien Ministre des affaires étrangères, viendra apporter son éclairage sur le thème « La France face à un monde imprévisible ? ». A l’échelle locale, Pierre-Yves Bournazel, Conseiller de Paris, Conseiller régional d’Ile-de-France, Délégué spécial auprès de la Présidente, chargé des Jeux Olympiques 2024, interviendra sur le thème : « Jeux Olympiques 2024 : les enjeux économiques pour la Région francilienne ». L’organisation des JO en 2024 est une opportunité exceptionnelle pour l’image du pays et de la région. Elle mérite une mobilisation de tous, des politiques, mais également de tous les franciliens.