Les Franciliens et le logement : Entre insatisfaction et contradictions, la FNAIM du Grand Paris rappelle les futurs élus municipaux à leur devoir de courage

A la veille du premier tour des élections municipales, la FNAIM du Grand Paris rappelle l’importance du rôle des maires dans la politique du logement en France grâce à un sondage réalisé en partenariat avec l’institut Harris Interactive. Si ce sondage révèle une insatisfaction des Franciliens face à la politique du logement en Ile de France, il met en avant de nombreux paradoxes et clivages dans leurs attentes. Au-delà, le Grand Paris du logement devient désormais une réalité concrète pour les Franciliens, dont la perception s’ouvre sur de nouvelles opportunités en termes de localisation.

 

 

64 % des Franciliens insatisfaits de la politique du logement en Ile de France : quelles réponses des pouvoirs publics ?

 

Près de deux tiers (64%) des Franciliens se déclarent insatisfaits quant à la politique du logement en Ile-de-France. Parmi les Franciliens qui se disent les plus insatisfaits, on retrouve les CSP+, les Franciliens habitants en appartement et les actifs ayant plus de 2 heures de trajet quotidien. En revanche, « l’effet proximité » joue à plein puisque les Franciliens se montrent moins critiques concernant la situation du logement dans leur propre commune : 55 % en sont satisfaits.

 

Cette satisfaction est à mettre en regard avec le niveau de confiance que les Franciliens accordent au maire pour mener une politique efficace dans le domaine du logement : les Franciliens classent les échelons locaux, maires et conseils généraux, aux 2 premières places, avec respectivement 29 % et 25 % d’avis favorables sur leur efficacité. Au sortir de longs débats sur la loi ALUR, la confiance accordée au gouvernement reste faible : il est cité par 8 % des Franciliens.

 

Les élections municipales, notamment à Paris, ont placé la question du logement au cœur des débats et rappelle la responsabilité qui incombe aux responsables politiques. « Les textes juridiques ne manquent pas et pourtant, la pénurie de logement persiste. A peine plus de la moitié des 70 000 logements fixés par la loi sur le Grand Paris sont construits par an. Quant à la loi ALUR, elle ne répond qu’en partie aux enjeux de la politique du logement. »

 

60 % des Franciliens interpellent les candidats sur le prix de l’immobilier : quelles attentes vis-à-vis de la politique du logement ?

 

Le prix émerge comme la principale préoccupation des Franciliens : 60 % d’entre eux attendent que les candidats aux élections municipales prennent position en priorité sur ce sujet. C’est particulièrement vrai pour les moins de 35 ans (69%) et les Parisiens (70%). Parmi les principales préoccupations, viennent ensuite les conditions d’accession à la propriété (33 %), les projets de constructions immobiliers (30 %) et l’entretien du parc locatif existant (27 %).

 

En revanche, des contradictions apparaissent lorsque l’on questionne les Franciliens sur ce qu’ils considèrent comme les solutions à apporter au logement en Ile de France. Outre le fait que toutes les solutions proposées leur paraissent au minimum importantes, ils ont tendance à privilégier des solutions de court terme sans réel impact sur la situation du logement en Ile-de-France. Ils plébiscitent ainsi la réhabilitation des logements non occupés à 46 %. En apparence simple et immédiate, cette solutions s’avère complexe à mettre en œuvre dans la réalité et ne concerne que 2% du parc immobilier. La rénovation de logements anciens et la réhabilitation du parc social sont respectivement citées par 35 % et 33 % des Franciliens. Une mesure de long terme émerge cependant : la construction de logements destinés aux classes moyennes arrive en deuxième position, citée par 37 % des Franciliens. La construction de logements sociaux est citée par 32 % des Franciliens comme prioritaire.

 

« La pédagogie en matière de logement est donc plus que jamais nécessaire pour faire entendre les solutions dont la région Ile de France a réellement besoin. Cette enquête met en avant les nombreux clivages qui existent sur le thème du logement et donc la difficulté de constituer une politique pertinente et adaptée, indépendamment de la popularité et des visées électoralistes. Plus que jamais, une politique du logement efficace exige du courage. »

 

 

36 % des Franciliens prêts à déménager : une nouvelle perception du Grand Paris ?

 

Prémices d’un changement de perception à l’égard du Grand Paris, 56 % des Franciliens se déclarent prêts à allonger leur temps de transport jusqu’à leur lieu de travail pour habiter dans un logement plus grand et/ ou moins cher que leur logement actuel.

 

Preuve que la localisation des Franciliens résulte d’un vrai choix, les plus à même d’arbitrer en faveur d’un logement plus spacieux et / moins cher sont les habitants de la grande couronne (68 %) et les Franciliens habitant en maison individuelle (64 %). Au contraire, 69 % Parisiens arbitrent plutôt en faveur de temps de transports logement / travail plus court quitte à vivre dans un logement plus petit et / ou plus cher, de même que les habitants du Val de Marne (53 %)

 

Par ailleurs 36% des Franciliens se déclarent prêts à déménager du fait du développement de plusieurs lignes de métro dans le cadre du Grand Paris Express. Cela concerne un quart des Parisiens. La révolution des transports en marche en Ile de France pourrait donc durablement modifier les comportements vis-à-vis du logement. Le « Paris intra-muros » pourrait peu à peu laisser place à une multitude de centre qui redessineraient progressivement la carte du logement en Ile-de-France

 

 

 

 

A propos de la FNAIM du Grand Paris

 

L’organisation syndicale représente en Ile-de-France, hors Seine et Marne, 1 800 professionnels de l’immobilier qui gèrent 2 200 cabinets et succursales, soit un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros. La Chambre est spécialisée dans 13 métiers différents de la transaction, de la gestion, de l’expertise et du conseil. Trois de ces métiers sont règlementés par l’Etat, il s’agit de la transaction, de l’administration de biens et des syndics de copropriété. Dotée de nombreux outils d’analyse, la FNAIM du Grand Paris est une référence incontestée en matière d’informations, d’études économiques et d’informations juridiques sur les marchés immobiliers. Le président de la FNAIM du Grand Paris est membre du CESER Ile de France, du Comité Régional Ile de France présidé par le Préfet de Région et membre de l’Observatoire du logement autour des gares de la Société du Grand Paris.

 

http://lamaisondelimmobilier.org/

La FNAIM du Grand Paris annonce la signature d’une convention avec la Gendarmerie de l’Ile de France

La FNAIM du Grand Paris annonce la signature d’une convention avec la Gendarmerie de l’Ile de France. Elle devra permettre de résoudre des questions liées à la sécurité immobilière en lien avec la Gendarmerie de l’Ile de France, en responsabilisant notamment les locataires et les propriétaires franciliens.

 

Coproduire la sécurité en Ile de France

 

Depuis la création de la Chaine de la sécurité immobilière en 1999, les 2 200 cabinets de la FNAIM du Grand Paris jouent un rôle de premier plan en matière de sécurité dans leur domaine d’activité. Ce rôle est aujourd’hui élargi aux zones rurales grâce à la signature d’une convention par le Général Bruno Carmichael, commandant la Région de Gendarmerie d’Ile de France. Elle complète les précédentes conventions signées avec la Préfecture de Police en 2009 et la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris en 2013. Cet engagement auprès des Pouvoirs Publics confirme la volonté de la FNAIM du Grand Paris de permettre à l’Ile de France de rester une région paisible.

 

Répondant à un enjeu de délinquance rurale, ce partenariat s’inscrit dans la logique du plan national de lutte contre les cambriolages et les vols à main armée présenté en septembre 2013 par le Ministre de l’Intérieur. Il rappelle l’urgence de la situation et d’y apporter des réponses adaptées et coordonnées. Depuis plus de 5 ans, le nombre de cambriolages progressent constamment – de 18 % entre 2008 et 2012 par exemple – cambriolages qui sont responsables du tiers de l’augmentation du sentiment d’insécurité sur la même période.

 

Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris, précise : « Les conseils syndicaux, syndics et employés d’immeubles sont de plus en plus impliqués dans la sécurité des immeubles qu’ils gèrent. Par exemple, les gardiens peuvent détenir  des bâtons de défense de type tonfa et d’aérosols incapacitants ou lacrymogènes depuis 2011. De manière concertée, les parties communes peuvent désormais être ouvertes aux forces de police à tout moment. Ces initiatives sont accompagnées de campagnes de sensibilisation, la plus récente consistant en la diffusion d’une plaquette auprès des syndics de copropriété FNAIM, ainsi qu’aux présidents des conseils syndicaux et des concierges. »

 

Sécurité et logement, l’affaire de tous

 

Le lien entre logement et sécurité est très sensible. Le coût de l’insécurité a un impact fort sur celui du logement. En termes strictement financiers, l’Institut pour la Justice l’estime en 2010 à 115 milliards d’euros, soit 5,6 % du PIB. Mais au-delà, elle compromet largement l’attractivité d’un territoire impacte le lien social, le bien être et la qualité de la vie des citoyens.

 

Gilles Ricour de Bourgies, Président de la FNAIM du Grand Paris, commente : « Au quotidien, les acteurs de terrain que sont les agents immobiliers, les syndics, les gardiens sont les premiers concernés par les menaces. Les former, les informer, leur apporter des solutions concrètes fait partie des actions prioritaires de la FNAIM du Grand Paris. Notre volonté, c’est que chaque citoyen se sente concerné par la question de la sécurité et, au-delà, que les agents immobiliers deviennent des auxiliaires de sécurité au service de la Cité. ». L’enjeu est de permettre à la capitale, à vocation résolument mondiale, de rester une ville où il fait bon vivre.

 

 

A propos de la FNAIM du Grand Paris

 

L’organisation syndicale représente en Ile-de-France, hors Seine et Marne, 1 800 professionnels de l’immobilier qui gèrent 2 200 cabinets et succursales, soit un chiffre d’affaires de plus d’un milliard d’euros. La Chambre est spécialisée dans 13 métiers différents de la transaction, de la gestion, de l’expertise et du conseil. Trois de ces métiers sont règlementés par l’Etat, il s’agit de la transaction, de l’administration de biens et des syndics de copropriété. Dotée de nombreux outils d’analyse, la FNAIM du Grand Paris est une référence incontestée en matière d’informations, d’études économiques et d’informations juridiques sur les marchés immobiliers. Le président de la FNAIM du Grand Paris est membre du CESER Ile de France, du Comité Régional Ile de France présidé par le Préfet de Région et membre de l’Observatoire du logement autour des gares de la Société du Grand Paris.