Métropole du Grand Paris : et maintenant ?

C’est dans la douleur et la confusion qu’est finalement née, au mois de janvier, la Métropole du Grand Paris (MGP). Si cette nouvelle institution vient de se doter d’un président en la personne de Patrick Ollier, député-maire LR de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), le moins que l’on puisse dire est que la réalité de ses pouvoirs reste à démontrer.

C’est tout l’intérêt de l’entretien qu’accorde au nouvel Economiste (19/01/2016) le préfet de Paris et de la région d’Ile-de-France, Jean-François Carenco. Avec son franc-parler, il l’admet : « Bon, c’est vrai, je pense qu’au plan institutionnel, on est au milieu du gué. Il y aura encore des évolutions. Il y a vraisemblablement un peu trop d’acteurs sur le terrain de jeu« …

Mais il inscrit le projet de métropole parisienne dans un mouvement et une vision plus larges : « Partout en France, les communes se regroupent soit sous la forme de communes nouvelles, soit sous la forme de communautés d’agglomération. Ça marche. Et la région Ile-de-France resterait à l’extérieur de ce mouvement ? Au nom de quoi? Le regroupement a fait ses preuves, il crée de la dynamique et à terme des économies. Dans le périmètre de la métropole, on a essayé de bâtir des regroupements de communes à hauteur de 500000 à 700000 habitants. Ce sont les douze EPT (Établissements publics territoriaux). Bien sûr, les découpages sont des compromis. Il n’y a pas de solution où tout le monde est content. L’unanimisme est l’allié absolu du conservatisme! »

Un entretien à lire pour mieux comprendre le contexte général et les objectifs à moyen et long terme de la Métropole du Grand Paris. D’autant plus que, dans notre région, le préfet a un rôle d’aménageur, donc un impact direct sur l’organisation urbaine et le logement.

Source : Entretien avec Jean-François Carenco, préfet de l’Ile-de-France, Le nouvel Economiste, 19/01/2016.