PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°136

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TEMPS LIBRE !

La durée de mon mandat fut de cinq. C’est la durée à notre époque pour concrétiser une ou deux idées en les faisant partager par un groupe d’hommes et de femmes engagés dans la cité. Le rôle de nos 2 000 agents immobiliers, transactionnaires, gestionnaires et syndics de copropriété, malgré tous les efforts répétés, est encore mal connu, même si leur légitimité et leur compétence sont de plus en plus reconnues. L’augmentation de la part de marché immobilier par les professionnels est en augmentation, et c’est une bonne chose en termes de sécurité et de qualité de services.

Cinq ans est un horizon long qui permet de faire des bilans alors que notre mémoire est de plus en plus réduite à l’immédiateté des évènements de toute nature.

En cinq ans, j’ai eu le plaisir de travailler avec nos adhérents et pour nos adhérents de l’Ile-de-France. Nous avons ensemble réussi la création de la Chambre du Grand Paris issue de la fusion entre deux Chambres FNAIM sur le même territoire. Les Pouvoirs Publics régionaux comme les élus locaux y ont vu une preuve de maturité de notre Organisation patronale.

Le deuxième défi que nous avons relevé était de construire des relations de confiance avec l’environnement et ceci malgré le vote de la loi ALUR. J’en veux pour preuve la qualité des relations que nous avons avec la Fédération Fran-çaise du Bâtiment du Grand Paris et la Fédération des Promoteurs Immobiliers de l’Ile-de-France, avec lesquelles nous avons organisé trois colloques, et le travail sérieux que nous avons concrétisé avec la Mairie de Paris dont le nouveau bail MULTILOC a été le résultat concret.

Le troisième défi n’est pas encore achevé, c’est celui de la réforme de notre organi-sation. La convention du 3 juillet 2014 a montré ce que souhaitent nos adhérents : plus d’informations avec les Observatoires des prix et des charges de copropriété, plus de formation avec notre partenaire Manpower, plus de conseils juridiques, plus de relations innovantes avec des start-up au service de nos métiers et plus de contacts avec les citoyens dans nos quartiers. L’acquisition du 29 avenue de Villiers, si elle se réalise, concrétisera leurs demandes et permettra une nouvelle dynamique pour une organisation qui doit anticiper les changements.

Ne nous trompons pas. Les apporteurs de solutions que nous sommes pour le concitoyen de demain ne sont pas seuls. D’autres professions existantes ou à venir avec les technologies d’aujourd’hui et de demain sont des concurrents pour l’avenir, mais la concurrence est saine car elle permet d’éliminer des rentes de situation qui ne peuvent être pérennes.

Je souhaite à mon successeur, Didier Camandona, de poursuivre cette tâche avec tous les adhérents de la Chambre en construisant des relations de confiance qui sont nécessaires à tous et à toutes pour évoluer dans le monde incertain et tragique dans lequel nous sommes contraints de vivre ensemble.

Gilles Ricour de Bourgies,

Président de la FNAIM du Grand Paris

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