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Plus de la moitié des logements ont une étiquette « énergie » médiocre

Les travaux de rénovation énergétique atteignent un niveau de performance faible voire médiocre. C’est ce que révèle le rapport de suivi de l’évaluation du développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, présenté le 19 octobre 2016 à l’Assemblée nationale par deux députés.

53,6% des logements étiquetés médiocres en énergie

Le rapport révèle que:

  • 53,6 % des logements ont une étiquette « énergie » médiocre (D et E du DPE)
  • Plus du quart des locataires occupent des logements classés G, contre 10% des propriétaires
  • Les chantiers concernant les murs, qui occupent la 2ème place, sont ceux qui dénombrent le moins de gestes performants (17 %). Une forte majorité (58 %) de gestes dans les travaux sur les murs ont, de surcroît, un niveau de performance faible.

11,1 milliards d’euros consacrés à la rénovation énergétique

Les dépenses réalisées dans le cadre des rénovations énergétiques des logements sont « considérables, mais peu efficientes ». Quelque 11,1 milliards d’euros ont été dépensés en 2014 pour la réalisation de rénovations énergétiques mais le poste de travaux le plus fréquent, c’est-à-dire les fenêtres, est aussi « le moins efficient sur le plan thermique ».

Echéances dès l’horizon 2018

Le rapport rappelle que les travaux préparatoires de la future réglementation thermique (RT 2018) ont déjà débuté. Ils sont encadrés par les dispositions de la loi « Grenelle 2 » qui prévoient qu’à partir de 2020, pour les constructions nouvelles, le niveau d’émissions de gaz à effet de serre sera pris en compte dans la définition de leur performance énergétique. La loi du 17 août 2015 a avancé leur entrée en vigueur à 2018.

Pour plus d’information, consultez le rapport et sa synthèse.