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Périphérique de Paris

Immobilier : acheter au-delà du Périphérique de Paris est-il moins cher ?

Effrayés par les prix élevés de l’immobilier, certains français renoncent à acheter dans la capitale. Ils sont souvent tentés de franchir le périphérique de Paris pour retrouver des prix de logement abordable. Cette stratégie est-elle toujours payante ?

Les notaires Paris Ile-de-France ont mené l’enquête.

Oui, au Nord et au Sud de la Capitale

Les prix des appartements anciens chutent de plus de 40% lorsque l’on passe des quartiers jouxtant le Périphérique de Paris, des Batignolles dans le 17e au quartier Pont-de-Flandre dans le 19e, aux communes de Clichy, Saint-Ouen, Saint-Denis et Aubervilliers.

C’est au nord-est que l’écart de prix est le plus élevé, les prix baissent de plus de 50% entre Aubervilliers (3.105 €/m² au 2e trimestre 2017) et les quartiers parisiens Pont-de-Flandre (6.580 €/m²) et La Chapelle (6.350 €/m²).

Au sud de Paris, on observe un phénomène identique. Les prix des quartiers Parc Montsouris, Maison-Blanche et Gare des 13e et 14e arrondissements ne se diffusent pas aux communes limitrophes de Gentilly et Ivry-sur-Seine.

Non, à l’Ouest de Paris

A l’ouest, les prix de Paris et des communes limitrophes sont très proches. Ainsi, à Neuilly-sur-Seine (9.280 €/m² au 2e trimestre 2017), parfois considéré comme le 21e arrondissement de Paris, et où le revenu par ménage est le plus élevé d’Ile-de-France, les prix ne sont inférieurs que de 5% aux prix du quartier des Ternes du 17e arrondissement de Paris (9.760 €/m²).

Dans la commune voisine de Levallois-Perret, les prix sont également proches des prix parisiens. Ils sont 11% en-deçà de ceux enregistrés dans le quartier pourtant prestigieux de La Plaine Monceau (17e). Enfin, de l’autre côté du Bois de Boulogne, les prix enregistrés à Boulogne-Billancourt sont inférieurs de 14% à ceux du Quartier Auteuil (16e).

Oui et non à l’Est de la Capitale

Autour du Bois de Vincennes, passer le Périphérique de Paris a peu d’impact sur les prix. Au sud-est de Paris, les prix de Vincennes (7.520 € le m²) ou Saint-Mandé (7.360 € le m²) sont proches voire parfois supérieurs aux valeurs des quartiers parisiens limitrophes (6.820 € dans le quartier Charonne et 8.190 € à Bel-Air).

Au Nord du Bois de Vincennes, à l’inverse, le périphérique endigue à certains endroits les prix parisiens. Les prix chutent en effet de plus de 30% lorsque l’on passe des quartiers périphériques de Paris aux communes de Pantin, Bagnolet ou Montreuil.

En 10 ans, du 2e trimestre 2007 au 2e trimestre 2017, le prix au m² des appartements a augmenté de 46% à Paris et de 44% pour l’ensemble des quartiers limitrophes. Dans le même temps, les prix dans les communes jouxtant le Périphérique parisien ont augmenté de 32%.

Source http://www.notaires.paris-idf.fr/actualites/immobilier-franchir-le-peripherique-de-paris-permet-il-vraiment-dacheter-moins-cher

Assemblée Générale de la FNAIM du Grand Paris: retour en images

Le 19 octobre s’est déroulée l’Assemblée Générale de la FNAIM du Grand Paris, à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Ile-de-France. Une Assemblée capitale pour la Chambre qui a élu 20 nouveaux administrateurs, une première depuis plus de 20 ans. Cette élection conduira ensuite à l’élection du Président pour un mandat non renouvelable de cinq ans.

Cette AG a également été l’occasion pour Didier Camandona de rappeler le chemin parcouru par la Chambre depuis sa création il y a 4 ans, en présence d’acteurs de la région du Grand Paris et des partenaires de la Chambre.
Parmi les intervenants : Didier Kling, Président de la CCI, qui est revenu sur « Le Grand Paris, le plus grand chantier d’Europe », et Jean-Marc Torollion, nouvellement élu à la tête de la FNAIM – Fédération Nationale de l’Immobilier.

La FNAIM du Grand Paris a également eu l’honneur d’accueillir Vladimir Fédorovski, historien et écrivain, qui a partagé avec l’assemblée sa connaissance de la Russie, dressant un parallèle entre histoire et immobilier, les murs étant les « gardiens de la mémoire ».
(photos ©Francine Bajande)

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Interview

Écoutez l’interview de Didier Camandona,

Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, par Radio Immo, lors de l’Assemblée Générale

Écoutez l’interview de Vladimir Fédorovski,

écrivain et historien. Il était l’invité d’honneur de l’Assemblée Générale de la Chambre @Fnaimidf. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Didier Kling,

Président de la CCI Paris Ile de France, lors de l’Assemblée Générale. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Michel Terrioux,

Délégué général de la Chambre FNAIM du Grand Paris, lors de l’Assemblée Générale. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Gilles Ricour de Bourgies,

ancien président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, lors de l’Assemblée Générale. Entretien réalisé par Radio Immo

Écoutez l’interview de Jean-Marc Torrollion,

nouveau Président de la FNAIM Nationale, lors de l’Assemblée Générale de la FNAIM du Grand Paris. Entretien réalisé par Radio Immo

Quels logements dans les quartiers de gare du Grand Paris Express ?

Depuis 2014, les travaux de l’observatoire des quartiers de gare du Grand Paris Express (GPE) contribuent à établir la photographie des 68 quartiers qui seront desservis par le nouveau métro à l’horizon 2030. Une analyse détaillée vient d’être publiée, s’intéressant au parc de logements présents dans les quartiers de gare du Grand Paris Express.

Le Grand Paris Express va profondément modifier la géographie de la métropole et entraîner une réorganisation des quartiers de gare. Les 540 000 logements devraient profiter d’une meilleure desserte et d’une nouvelle dynamique.

Une grande disparité dans l’offre de logements

Le profil des habitants des 68 quartiers de gare du GPE se distingue de celui des habitants de la Métropole du Grand Paris par une proportion plus importante de familles et de jeunes de moins de 18 ans, mais aussi par une plus forte présence des ménages modestes, employés ou ouvriers et un taux de chômage un peu plus élevé.

Les plus fortes densités de population s’observent dans Paris et les communes limitrophes mais aussi dans une partie de la boucle nord de la Seine (Pont Cardinet, Porte de Clichy, Maison Blanche). Les plus faibles se situent dans les quartiers de gare distants d’une dizaine de kilomètres du cœur de Paris (Sevran-Livry, Rueil Suresnes).

On peut noter plusieurs typologies de quartiers :

  • Des quartiers résidentiels : Bois Colombes, Fort d’Issy Vanves Clamart, Bondy (tissu pavillonnaire) et Pont Cardinet, Porte de Clichy, ou encore Versailles Chantiers (tissu résidentiel collectif continu).
  • Des quartiers accueillants habitat collectif et pavillonnaire : Bécon-les Bruyères, Massy Palaiseau, Le Bourget RER.
  • Des quartiers avec une dominante d’habitat collectif discontinu de type grands ensembles : Clichy-Montfermeil, Noisy-Champs, Massy Opéra.
  • Des quartiers de gare très mixtes avec un habitat qui occupe moins de place que les activités : Pont de Sèvres, La Défense, Val de Fontenay.
  • Des quartiers de gare où l’activité ou les équipements occupent la plus grande part du quartier même si des logements sont présents : Pont de Rungis, Les Grésillons, Le Mesnil-Amelot.

Que va changer le nouveau métro ?

Le rythme de construction s’accélère depuis quelques années. Environ 74 000 logements ont été autorisés à la construction de 2000 à 2013 dans les quartiers de gare du Grand Paris Express. Cela représente un rythme de 5 300 logements autorisés par an, soit une moyenne d’environ 80 logements par an et par quartier de gare. Ces nouveaux logements représentent donc une augmentation de 1 % du parc existant chaque année.

La construction de logements a été très dyna­mique dans 9 quartiers de gare : Nan­terre la Boule, Stade de France, Saint-Denis Pleyel, Issy RER, Fort d’Issy Vanves Clamart, Pont de Sèvres, Chelles, Mairie de Saint-Ouen, Massy Palaiseau.

Les projets initiés avant l’annonce de la construction du métro se multiplient. En outre, des opérations d’amélioration du cadre de vie, de l’habitat et de la végétalisation des paysages ont été lancées.

Pour en savoir plus : http://www.apur.org/etude/logements-quartiers-gare-grand-paris-express

 

 

Les clients mettent une note de 7 sur 10 aux professionnels de l’immobilier

L’IFOP et Opinion System se sont associés pour réaliser La Grande Enquête Satisfaction Clients dans l’immobilier. Le célèbre Institut de sondage et le spécialiste des avis clients pour l’immobilier ont interrogé des consommateurs de services immobilier pour réaliser un état des lieux précis et objectif de la satisfaction clients dans le domaine.  Le travail des deux entités a permis de disposer d’un réel retour d’expérience. Une base de travail légitime et basée sur des indicateurs de terrain crédibles liés à la spécialisation d’Opinion System; renforcée par le savoir-faire, la connaissance consommateurs et les techniques de sondage performantes de l’IFOP.

FOCUS Grand Paris :

Les Parisiens ont bien sûr été interrogés lors de cette étude nationale. Ainsi à l’échelle du Grand Paris on peut relever quelques chiffres clés :

  • 9 Parisiens sur 10 déclarent rechercher des avis clients sur les professionnels.
  • 78% des Parisiens font confiance aux avis clients dans l’immobilier.
  • Les Parisiens accordent une note moyenne de 6,60 sur 10 au professionnel de l’immobilier*.

*La notation du professionnel intervient après consommation du service et selon 5 critères : l’accueil général, la qualité du service/prestation, la compétence de l’interlocuteur, l’accompagnement et le rapport honoraires/service

 

Créé en 2010, Opinion System est un Institut indépendant de contrôle d’avis clients. Certifié ISO 9001 et ISO 20252 et présentant un processus établi de contrôle, l’entreprise propose un outil qui permet aux professionnels d’interroger leurs clients en leur adressant un questionnaire de satisfaction par voie numérique. Près de 2000 agents immobiliers font déjà confiance à Opinion System.

Fondé en 1938, L’IFOP est le premier Institut de sondages d’opinion et d’études marketing à avoir vu le jour en France. Témoin privilégié de son temps, l’IFOP s’est imposé en référence, étudiant les grands sujets contemporains ainsi que les comportements consommateurs. Aujourd’hui il s’attache à porter son regard sur l’un des domaines préférés des français : l’immobilier.

Télécharger les résultats de l’étude (pdf)

Télécharger l’annexe de l’étude (pdf)

Prix Haussmann 2017 : « Il ne peut y avoir de vie acceptable en surface sans que le sous-sol ne soit aménagé »

Mercredi 14 juin s’est tenue la cérémonie de remise du Prix Haussmann 2017, organisée par la FNAIM du Grand Paris. Sous la présidence de Michel Maffesoli, sociologue, Professeur Emérite à la Sorbonne et Administrateur du CNRS, La FNAIM du Grand Paris ainsi que les membres du Jury du Prix Haussmann 2017 ont choisi de récompenser tout particulièrement l’Atlas du Paris souterrain, la doublure sombre de la Ville Lumière – co-rédigé par Alain Clément et Thomas Gilles, édité chez Parigramme.  En récompensant cet ouvrage, la FNAIM du Grand Paris a mis à l’honneur une vision encore peu explorée de la capitale. Une occasion pour mieux comprendre ce que Paris doit à ses sous-sols, alors que la Mairie de Paris vient d’annoncer la deuxième édition de l’appel à projets urbains pour Réinventer Paris qui identifiera 34 sites souterrains.

Monsieur Didier Bariani, Conseiller régional d’Île-de-France, chargé du Grand Paris et ancien Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, a remis un prix spécial au roman de Aurélien Bellanger Le Grand Paris, édité chez Gallimard.

Le Paris d’hier et de demain : un patrimoine et un potentiel à promouvoir

Pour cette édition, le jury du Prix Haussmann a pris le parti de récompenser quatre ouvrages qui ancrent la Ville Lumière à la croisée de deux notions fondamentales pour son développement : le temps et  l’espace. Il a tenu à souligner qu’une capitale se définit d’abord par ses fondations qui participent à son rayonnement et à son bon fonctionnement en surface. La compréhension du passé et de ses réseaux souterrains n’a de sens que si elle permet à la capitale de se projeter vers l’avenir et se réinventer, … jusqu’à la mer. Si les grandes métropoles sont aujourd’hui attirées par la conquête des hauteurs, il est essentiel d’avoir une vision large de l’espace urbain.

Le Professeur Michel Maffesoli déclare : « Il ne peut y avoir de vie acceptable en surface sans que le sous-sol ne soit aménagé. Toute civilisation démarre par des égouts. Eau, électricité, égouts, transports sont indissociables du Paris souterrain sans lequel notre capitale ne saurait fonctionner. Tout le mérite des auteurs est de le rappeler et de renouveler ainsi notre regard sur un Paris méconnu ».

> Lauréat 2017 : Atlas du Paris souterrain, la doublure sombre de la Ville Lumière 

> Mentions spéciales 2017

3 accessits ont été décernés :

Paris en remontant le temps, de Danielle Chadych et Samuel Picas (photographies)

Le Grand Paris, d’Aurélien Bellanger

Paris et la mer, ouvrage collectif sous la direction de Jacques Attali.

 

* Les membres du Jury 2017 sont :

  • Le Président de la FNAIM du Grand Paris
  • Le Président Adjoint de la FNAIM du Grand Paris
  • Le Président de la Région FNAIM Ile de France
  • Le Président du CESER Ile de France
  • Le Préfet de la Région Ile de France
  • La Présidente du Conseil Régional d’Ile de France
  • La Maire de Paris

Le Grand Paris Express, au cœur de la candidature de Paris aux J.O. 2024

Le projet de transport du Grand Paris Express accompagne la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024. À l’horizon 2024, 44 gares sur 4 lignes nouvelles seront d’ores et déjà en service. Les sites de Paris 2024 sont directement concernés par ces nouvelles lignes et gares : le village olympique sera situé à proximité de la gare de Saint-Denis Pleyel (lignes 14, 16 et 17) et le centre de presse international sera installé au parc des expositions du Bourget, desservi par la ligne 17 et la gare du Bourget Aéroport.

Le village Olympique relié à Roissy en 21 minutes

Le GPE permettra également de mieux connecter le territoire de Paris et de la Métropole aux aéroports internationaux de Paris-Orly (ligne 14 sud, mise en service fin 2023 – début 2024) et de Roissy-Charles de Gaulle (ligne 17, mise en service fin 2023 – début 2024), ainsi qu’à la gare TGV de Gare de Lyon. Par exemple, entre le village olympique et les deux aéroports, les gains de temps de trajets seront très nets comparé à la situation actuelle : 40 minutes depuis Orly en 2024 contre 51 aujourd’hui et 21 minutes depuis Roissy-Charles de Gaulle en 2024 contre 48 aujourd’hui.

L’accessibilité renforcée des sites d’entraînements pour les Jeux olympiques

Moins médiatiques que les sites des épreuves des Jeux olympiques, les sites d’entraînements seront néanmoins au cœur du quotidien des athlètes. Ils seront situés pour la plupart en Seine-Saint-Denis et à proximité du Village ou d’autres sites d’épreuves. L’axe Village olympique – Centre aquatique/ Stade de France – Village des Médias a été privilégié et correspond au tracé des lignes 16 et 17. La future piscine d’Aulnay-sous-Bois au sud du quartier de gare d’Aulnay (ligne 16) servira par exemple aux entraînements des nageurs et triathlètes. Les piscines en projet situées dans les quartiers de gare de Fort d’Aubervilliers et du Pont de Bondy (ligne 15 est) serviront aussi de sites d’entraînements.

Le Stade de France et le centre aquatique : au cœur du Paris olympique

Certains pôles de quartiers de gare accueilleront aussi des sites sportifs olympiques : Saint-Denis Pleyel (lignes 14, 16 et 17) et Stade de France (ligne 15 est, en service après les JO). Ces deux quartiers se situeront à proximité de deux équipements phares des jeux olympiques : le Stade de France et le centre aquatique, et seront le centre névralgique du Paris olympique. Le Stade de France accueillera les épreuves d’athlétisme ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux. Ces deux grands équipements seront reliés par une passerelle au-dessus de l’actuelle autoroute A1 et de l’avenue du Président Wilson, ne formant ainsi qu’un seul site. Le centre aquatique et l’entrée ouest du site seront situés à environ 900 mètres de la gare de Saint-Denis Pleyel, soit 10 minutes à pied environ.

L’accessibilité aux lieux d’événements sportifs ou aux sites d’entraînement est primordiale et le GPE contribuera à la faciliter, d’autant que bon nombre d’entre eux sont situés en dehors de Paris.

Pour en savoir plus : http://www.apur.org/sites/default/files/documents/sports_grand_paris_express.pdf

60% des arrivants dans la métropole du Grand Paris ont entre 15 et 29 ans

En 2012, la métropole du Grand Paris a enregistré l’installation de plus de 151 000 personnes. Paris reste une destination privilégiée puisqu’un arrivant sur deux choisit de s’y installer.

Plus de 151 000 personnes emménagent dans la métropole du Grand Paris

Les arrivants dans la métropole du Grand Paris viennent de province pour les deux tiers, en particulier des métropoles de Lyon, Toulouse et Lille. Le tiers restant provient du reste de l’Île-de-France, notamment des Yvelines d’où sont originaires près de 10% des arrivants.

Parmi ceux qui ont quitté la métropole du Grand Paris, la majorité s’est installée en province, notamment dans les métropoles de Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes. Les personnes qui ont choisi de rester en Île-de-France ont principalement déménagé en Seine-et-Marne ou dans les Yvelines.

Un arrivant sur deux s’installe à Paris

Au cours de l’année 2012, la métropole du Grand Paris attire deux tiers des nouveaux Franciliens. Paris bénéficie en effet d’un vaste marché de l’emploi, d’une offre importante et diversifiée en termes de formations et d’un très fort rayonnement culturel.

Forte attractivité de la métropole du Grand Paris auprès des jeunes adultes

Les 15 à 29 ans représentent 63% des arrivants dans la métropole. Ces jeunes, principalement des étudiants, sont attirés par la diversité de l’offre en matière d’études supérieures, notamment à Paris. En 2013, ils représentent six arrivants sur dix. Paris a toujours attiré de nombreux étudiants, mais une attraction est aussi perceptible depuis quelques années en petite couronne, avec le développement de plusieurs pôles universitaires. Près d’un jeune arrivant sur cinq est originaire de l’Île-de-France hors métropole du Grand Paris, 12% proviennent des régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.

Des départs un peu ralentis au moment de la retraite

Les personnes âgées de 65 ans ou plus représentent 8% des départs et 5% des arrivées dans la MGP alors qu’elles représentent 14% de la population. Parmi les 15 200 séniors qui ont quitté la MGP au cours de l’année 2012, les trois quarts ont rejoint la province, en privilégiant les régions littorales. En Île-de-France, c’est Versailles qui accueille un nombre croissant de séniors.

Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2666500

Les 5 profils de quartiers qui se dessinent à Paris

Une étude de l’Insee, parue le 3 février, met en lumière 5 types de quartiers à Paris. Elle illustre la complexité du tissu social parisien et pointe la nécessité d’affiner les catégories de description sociale des populations parisiennes. Derrière le niveau de vie moyen des Parisiens (25 700 euros par an) qui se classe parmi les plus élevés des départements français, se cachent d’importantes disparités, au sein même des arrondissements parisiens.

La mixité sociale propre à Paris

Un quart des quartiers parisiens constituent des « territoires de mixité sociale » où se côtoient une majorité de cadres, allocataires des prestations sociales, jeunes (15-29 ans), ainsi que des populations diplômées exerçant des activités intellectuelles mais touchées par une certaine précarité. On y recense 542 000 personnes, le niveau de vie moyen s’élève à 26 100 euros par an.

Un quartier sur dix dit « territoire vulnérable »

Les habitants de ces quartiers ont en moyenne un faible niveau de vie (15 300 euros par an). Ce sont des populations peu diplômées, des familles nombreuses et monoparentales et en grande partie des ouvriers, la plupart bénéficiant de prestations sociales et d’allocations.

Les logements sociaux y sont nombreux et se situent principalement en bordure du périphérique. L’Insee identifie les « territoires vulnérables » en grande majorité dans les 18ème, 19ème et 20ème arrondissements, principalement aux franges des quartiers limitrophes de la Seine-Saint-Denis.

Les « territoires aisés » au cœur de Paris

Plus de 15% des quartiers forment des « territoires aisés » abritant 347 000 personnes. La part de propriétaires y est plus élevée et ces quartiers hébergent de nombreux cadres, chefs d’entreprise ainsi que des personnes âgées. Le niveau de vie moyen s’élève à 41 500 euros et le taux de pauvreté n’est que de 9%, avec très peu d’allocataires des minima sociaux. Les quartiers qui composent les 1er, 6ème, 7ème, 8ème, 16ème et 17ème arrondissements sont essentiellement ce que l’Insee qualifie de « territoires aisés ».

Les cadres investissent le parc locatif privé

Trois quartiers sur dix sont des territoires qui accueillent majoritairement des cadres dans le parc locatif privé. Ce profil est le plus fréquent à Paris et rassemble 672 000 habitants avec un niveau de vie supérieur à la moyenne. Les cadres et les personnes de plus de 65 ans y sont très nombreux.

Les territoires accueillant la classe moyenne : deux fois plus de locataires sociaux

Ils réunissent 467 000 personnes, au niveau de vie plus faible, majoritairement composés d’employés et ouvriers. On dénombre également de nombreuses familles avec enfants. La part des propriétaires dans ces quartiers est moins importante et celle des locataires sociaux explosent.

Des quartiers en pleine mutation

De nouvelles mutations viennent également brouiller les pistes. La pointe du 17ème arrondissement, vers Batignolles, le sud-ouest du 15ème et l’est du 13ème témoignent de l’arrivée de populations plus modestes. Ce récent phénomène tend à modifier le profil socio-économique de  ces quartiers. Il en va de même pour le 20ème arrondissement qui se gentrifie avec l’installation de populations plus favorisées.

Surtaxe sur les résidences secondaires : Didier Camandona réagit.

« Jusqu’où ira-t-on dans les mesures inadaptées et improductives pour répondre au mal-logement des parisiens ? »

La majoration de 60% de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires vient d’être votée par le Conseil de Paris. La Mairie de Paris compte sur cette nouvelle taxation pour inciter les propriétaires à vendre ou remettre en location leurs logements laissés vides.

Les locataires et acquéreurs Parisiens se voient une fois de plus face à une mesure inadaptée qui n’offre aucune solution concrète et pérenne pour les loger. Jusqu’où ira-t-on avec ces mesures inconséquentes décidées sans aucune concertation avec les acteurs concernés?

« Jusqu’où ira-t-on dans la remise en cause du droit légitime de disposer et d’utiliser librement son bien immobilier?»

Pour Didier Camandona, président de la FNAIM du Grand Paris, cette mesure témoigne d’une profonde méconnaissance de la réalité du marché et des propriétaires. «Disposer d’un pied-à-terre à Paris peut souvent résulter d’une nécessité. Les propriétaires de résidences secondaires et de logements à Paris sont des étrangers (9% des transactions sur Paris), mais aussi des retraités habitant en province ou d’anciens parisiens qui ont gardé dans la capitale un pied à terre pour visiter leur famille ou renouer avec leur passé. Sans parler des couples parisiens dont le conjoint est obligé de conserver une résidence secondaire quand l’autre est nommé en province. Mais ce  sont aussi ceux qui, à cause des mesures comme l’encadrement des loyers, préfèrent ne plus louer leur bien. Ce sont précisément ces petits propriétaires, les plus fragiles, qui seront impactés, tandis que les investisseurs étrangers prendront la fuite. »

« Jusqu’où ira-t-on dans les mesures inadaptées et improductives pour loger les parisiens ? »

Cette nouvelle mesure ne fera, au bout du compte, qu’augmenter la fiscalité du logement à Paris, et ne répond en rien à la pénurie de logements.

Didier Camandona poursuit: « Et, quand bien même cette mesure remettrait sur le marché quelques logements, deviendraient-ils soudain financièrement accessibles à ceux qui en ont besoin? On peut largement en douter. Au bout du compte, l’objectif qui est censé libérer des logements et venir au secours de ceux qui ne peuvent se loger à Paris n’est pas rempli et les ‘’mal-logés’’ ne verront nullement leur sort s’améliorer »

Didier Camandona de conclure : «Cette surtaxe sur les résidences secondaires vient s’ajouter à une liste, déjà longue, de mesures qui ne font que tendre un marché qui laisse déjà tant de Parisiens de côté. »

Alors que la fondation l’Abbé Pierre dresse un bilan plus que dramatique du logement en France (4 millions de personnes sans-abri, mal logées ou SDF ; plus de 12 millions concernées par la crise du logement), on ne peut que tirer la sonnette d’alarme face à des mesures qui ne font qu’aggraver le mal-logement dans notre capitale.

Le Grand Paris, territoire de prédilection pour la délinquance ?

La sécurité, un enjeu majeur du Grand Paris

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) vient de publier une étude sur les crimes et délits commis dans les communes du Grand Paris.

Commune par commune, l’étude passe au crible les infractions relevées sur un territoire qui couvre les départements de Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne répartis sur 143 communes dont les 20 arrondissements parisiens.

Les violences physiques non crapuleuses qui regroupent les homicides (hors homicide pour vol et règlements de compte), les coups et blessures, les mauvais traitements et séquestrations ont représenté 38 614 faits  sur l’ensemble du territoire concerné par l’étude, soit un taux de 5,7 faits pour 1000 habitants.

A cela il convient d’ajouter les violences physiques crapuleuses comprenant les homicides pour vol, les règlements de compte, les vols avec violences qui représentent 34 010 faits en 2015 soit un taux de 5,1 pour 1000 habitants.

Paris et les communes proches affichent le plus grand nombre de vols simples et violences, un facteur qui s’explique notamment par l’attractivité de la capitale qui concentre des flux importants de la population.

Les cambriolages, un facteur clé pour le choix de son logement ?

Les cambriolages de résidences et les vols d’automobiles sont plus importants quant à eux dans les communes les plus éloignées de Paris. A Paris et dans les départements de la petite couronne 29 434 cambriolages ont touché les habitations et logements en 2015. Les communes de Villeneuve Saint-Georges (25,9 p 1000), Valenton (20,8 p 1000) et Périgny (21,5 p. 1000) constituent le trio de tête en nombre de cambriolages.

Enfin, l’étude recense également un indicateur des destructions et dégradations comprenant les incendies volontaires, les attentats à l’explosif, les destructions de véhicules et les autres destructions soient 40 556 faits constatés dans les communes du Grand Paris.

Pour en savoir plus sur l’étude