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Quels logements dans les quartiers de gare du Grand Paris Express ?

Depuis 2014, les travaux de l’observatoire des quartiers de gare du Grand Paris Express (GPE) contribuent à établir la photographie des 68 quartiers qui seront desservis par le nouveau métro à l’horizon 2030. Une analyse détaillée vient d’être publiée, s’intéressant au parc de logements présents dans les quartiers de gare du Grand Paris Express.

Le Grand Paris Express va profondément modifier la géographie de la métropole et entraîner une réorganisation des quartiers de gare. Les 540 000 logements devraient profiter d’une meilleure desserte et d’une nouvelle dynamique.

Une grande disparité dans l’offre de logements

Le profil des habitants des 68 quartiers de gare du GPE se distingue de celui des habitants de la Métropole du Grand Paris par une proportion plus importante de familles et de jeunes de moins de 18 ans, mais aussi par une plus forte présence des ménages modestes, employés ou ouvriers et un taux de chômage un peu plus élevé.

Les plus fortes densités de population s’observent dans Paris et les communes limitrophes mais aussi dans une partie de la boucle nord de la Seine (Pont Cardinet, Porte de Clichy, Maison Blanche). Les plus faibles se situent dans les quartiers de gare distants d’une dizaine de kilomètres du cœur de Paris (Sevran-Livry, Rueil Suresnes).

On peut noter plusieurs typologies de quartiers :

  • Des quartiers résidentiels : Bois Colombes, Fort d’Issy Vanves Clamart, Bondy (tissu pavillonnaire) et Pont Cardinet, Porte de Clichy, ou encore Versailles Chantiers (tissu résidentiel collectif continu).
  • Des quartiers accueillants habitat collectif et pavillonnaire : Bécon-les Bruyères, Massy Palaiseau, Le Bourget RER.
  • Des quartiers avec une dominante d’habitat collectif discontinu de type grands ensembles : Clichy-Montfermeil, Noisy-Champs, Massy Opéra.
  • Des quartiers de gare très mixtes avec un habitat qui occupe moins de place que les activités : Pont de Sèvres, La Défense, Val de Fontenay.
  • Des quartiers de gare où l’activité ou les équipements occupent la plus grande part du quartier même si des logements sont présents : Pont de Rungis, Les Grésillons, Le Mesnil-Amelot.

Que va changer le nouveau métro ?

Le rythme de construction s’accélère depuis quelques années. Environ 74 000 logements ont été autorisés à la construction de 2000 à 2013 dans les quartiers de gare du Grand Paris Express. Cela représente un rythme de 5 300 logements autorisés par an, soit une moyenne d’environ 80 logements par an et par quartier de gare. Ces nouveaux logements représentent donc une augmentation de 1 % du parc existant chaque année.

La construction de logements a été très dyna­mique dans 9 quartiers de gare : Nan­terre la Boule, Stade de France, Saint-Denis Pleyel, Issy RER, Fort d’Issy Vanves Clamart, Pont de Sèvres, Chelles, Mairie de Saint-Ouen, Massy Palaiseau.

Les projets initiés avant l’annonce de la construction du métro se multiplient. En outre, des opérations d’amélioration du cadre de vie, de l’habitat et de la végétalisation des paysages ont été lancées.

Pour en savoir plus : http://www.apur.org/etude/logements-quartiers-gare-grand-paris-express

 

 

60% des arrivants dans la métropole du Grand Paris ont entre 15 et 29 ans

En 2012, la métropole du Grand Paris a enregistré l’installation de plus de 151 000 personnes. Paris reste une destination privilégiée puisqu’un arrivant sur deux choisit de s’y installer.

Plus de 151 000 personnes emménagent dans la métropole du Grand Paris

Les arrivants dans la métropole du Grand Paris viennent de province pour les deux tiers, en particulier des métropoles de Lyon, Toulouse et Lille. Le tiers restant provient du reste de l’Île-de-France, notamment des Yvelines d’où sont originaires près de 10% des arrivants.

Parmi ceux qui ont quitté la métropole du Grand Paris, la majorité s’est installée en province, notamment dans les métropoles de Lyon, Bordeaux, Toulouse et Nantes. Les personnes qui ont choisi de rester en Île-de-France ont principalement déménagé en Seine-et-Marne ou dans les Yvelines.

Un arrivant sur deux s’installe à Paris

Au cours de l’année 2012, la métropole du Grand Paris attire deux tiers des nouveaux Franciliens. Paris bénéficie en effet d’un vaste marché de l’emploi, d’une offre importante et diversifiée en termes de formations et d’un très fort rayonnement culturel.

Forte attractivité de la métropole du Grand Paris auprès des jeunes adultes

Les 15 à 29 ans représentent 63% des arrivants dans la métropole. Ces jeunes, principalement des étudiants, sont attirés par la diversité de l’offre en matière d’études supérieures, notamment à Paris. En 2013, ils représentent six arrivants sur dix. Paris a toujours attiré de nombreux étudiants, mais une attraction est aussi perceptible depuis quelques années en petite couronne, avec le développement de plusieurs pôles universitaires. Près d’un jeune arrivant sur cinq est originaire de l’Île-de-France hors métropole du Grand Paris, 12% proviennent des régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine.

Des départs un peu ralentis au moment de la retraite

Les personnes âgées de 65 ans ou plus représentent 8% des départs et 5% des arrivées dans la MGP alors qu’elles représentent 14% de la population. Parmi les 15 200 séniors qui ont quitté la MGP au cours de l’année 2012, les trois quarts ont rejoint la province, en privilégiant les régions littorales. En Île-de-France, c’est Versailles qui accueille un nombre croissant de séniors.

Pour en savoir plus : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2666500