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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°146

2018, UNE ANNÉE D’ESPOIR

Une fois n’est pas coutume, la France a repris confiance en elle-même en 2017 et les résultats économiques en sont les premières réalités.

La croissance a augmenté plus que prévu, le taux de chômage a sensiblement diminué, les taux d’intérêt sont sensiblement à la hausse.

Quant à nos activités dans le secteur de l’immobilier, en transaction, en administration de biens et en syndic de copropriété, l’année fut bonne pour les professionnels.

Demain serait-il autrement ?

Les premiers indices semblent démontrer que nous poursuivons le même chemin et c’est tant mieux. Il est rare de voir dans notre pays des raisons d’optimisme. Profitons-en. A nous de construire ensuite les réalités.

C’est ce que j’essaierai de faire à la tête de la Chambre FNAIM du Grand Paris à partir du 1er janvier.

Avec un Conseil d’Administration  rénové, nous devons prendre un nouveau départ. Nous devons nous interroger sur le recrutement de nouveaux adhérents et pour ce faire, nous interroger sur les raisons pour lesquelles nous adhérons à notre organisation patronale. Je lancerai donc à cet effet un questionnaire auprès de vous d’ici la fin du mois de janvier. J’en attends beaucoup et vous avez donc la main sur l’évolution de notre Organisation.

Je m’attacherai également à mobiliser ceux qui ont de l’énergie et qui souhaitent adapter notre modèle économique aux enjeux des cinq prochaines années. Mais nous ne le ferons pas seuls. D’autres organisations patronales sont en réflexion sur ce sujet.

Notre Chambre, qui représente un peu plus de 20 % des adhérents de la Fédération et donc de ses recettes, doit conserver une capacité d’innovation qu’elle a eue dans les années antérieures.

Je serai donc très attentif aux orientations de notre Fédération Nationale afin qu’elle puisse réunir les talents qui travaillent sur le terrain. Dans cet état d’esprit, nos délégations départementales devront fortement rénover leurs activités afin de faire vivre le syndicalisme c’est-à-dire l’intérêt collectif des uns et des autres dans la pluralité de nos activités.

Je compte sur vous en ce début d’année pour répondre au questionnaire.

Je vous souhaite une heureuse année pour vous-mêmes et les vôtres.

Bien confraternellement l

Michel Platero

Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°144

PAUSE ESTIVALE

Cette pause, dont les Français ont le secret, leur permet de prendre du recul par rapport aux derniers évènements politiques, économiques et sociaux.

Le Président de la République a vécu ses 100 premiers jours et les nouveaux députés se sont mis au travail, c’est-à-dire la fabrication de la loi qui permet aux uns et aux autres de vivre en société.

Nos gouvernants nous ont promis des réformes, réformes de fond ou réformes de forme ?

Le logement n’échappera pas à cette volonté affirmée de transformer le pays mais dans quel sens : propriétaire ou locataire, parc public ou parc privé, investisseur ou rentier ?

On ne peut certes pas reprocher au pouvoir actuel de souhaiter mieux utiliser les 40 milliards d’euros finançant le logement de notre pays, mais en n’oubliant pas que ce secteur en rapporte 68 aux caisses de l’Etat.

Les professionnels, comme les citoyens, avaient jusqu’au 10 septembre la possibilité de transmettre au Ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mezard, leurs propositions de réformes.

En ce qui nous concerne, la Commission Logement du MEDEF Île-de-France avait rédigé un 2e rapport en mai dernier, que vous avez tous reçu, pour alimenter les candidats aux élections législatives. Ce rapport a été remis au Ministre de la Cohésion des territoires la semaine dernière en soulignant que la Région francilienne doit bénéficier d’un traitement particulier.

Si notre Région a connu un volume de transactions immobilières exceptionnel au 1er semestre, les loyers ont, dans le même temps, continué de baisser, démontrant une nouvelle fois l’inutilité du double encadrement des loyers imposé par Madame Duflot (étude CLAMEUR).

D’autres facteurs nous permettent de combattre un fatalisme et un déclinisme bien français depuis plusieurs années. Depuis janvier, la zone européenne connaît une reprise économique certaine et nous savons désormais que les Jeux Olympiques se tiendront en 2024 à Paris.

Soyons donc un peu patients mais toujours volontaristes dans l’action à mener.

Didier Camandona,

Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°143

TRANSITION ET TRANSFORMATION

Il y a cinq ans, les Présidents de lal’Immobilier (CMI) et de la Chambre FNAIM de Paris Ile-de-France se rencontrèrent pour examiner les modalités d’une fusion.

L’heure était venue de réunir ces deux forces et qu’un seul drapeau FNAIM représente l’ensemble des adhérents en Ile-de-France.

Après un an de négociation, les assemblées générales des deux organi-sations ont approuvé la signature d’un traité équilibré d’une durée de quatre ans permettant la fusion harmonieuse entre les deux organisations et la création de la Chambre FNAIM du Grand Paris.

Aujourd’hui, ce traité de fusion a rempli sa mission et l’indispensable transformation de la Chambre doit être mise en place.

Plusieurs étapes ont déjà été fran-chies : nouveaux services, nouveaux statuts réformant la gouvernance de la Chambre, nouveaux locaux pour mai 2018.

Ces transformations étaient un pré-alable pour créer le nouvel outil à la disposition des adhérents capable de proposer aux pouvoirs publics et aux élus locaux des politiques adaptées aux spécificités de l’Ile-de-France.

Un dernier dossier consistant à créer le big data de l’information écono-mique, sociale, environnementale des professionnels du logement et de l’immobilier reste à concrétiser. Notre mission sera ainsi accomplie.

Formulons le même souhait pour le Président de la République et son Gouvernement pour qu’ils transfor-ment notre pays pendant les cinq années à venir.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°142

QUE RETIENT-ON DE 2016 ?

De nombreux experts se sont interrogés sur les conditions de reprise des marchés de l’immobilier en 2016 : redémarrage ou rattrapage ? Après de longues périodes d’attentisme, l’année 2016 serait-elle une exception, les périodes électorales ne suscitant pas de prise de risques ?

Quelques chiffres : Paris, Hauts-de-Seine, Yvelines, Valde-Marne ont été les premiers parmi les dix départements les plus actifs en montant de ventes : Paris : 22,74 milliards €, Hauts-de-Seine : 12,28 milliards €, Yvelines : 6,47 milliards €, Val-de-Marne : 5,41 milliards € et en volume, Paris est le département le plus actif avec 44 950 ventes. (Sources : CGEDD, calcul FNAIM janvier 2017)

Concernant le marché du neuf, il est en nette progression en 2016 : avec 376 700 mises en chantier (+ 11 %) (Sources SOeS, Sit@deI2, estimations à fin novembre 2016) et 118 424 réservations en VEFA (+ 17,4 %). (Source : SOeS, ECLN, estimations à fin septembre 2016)

En ce qui concerne les loyers des baux conclus en 2016, ils sont quasiment stables : + 0,8 % en Ile de France + 0,9 % à Paris en comparaison des + 0,7 % pour la France entière. (Source : Insee, FNAIM Janvier 2017)

Le niveau de loyer à Paris, au 4ème trimestre 2016, est de 28,6 €/m². (Source : FNAIM janvier 2017)

Sur le plan financier, la production de crédits nouveaux à l’habitat est de 258 milliards €, soit + 19,9 % sur 1 an. Quant au taux d’intérêt moyen, il est de 1,55 %. (Source : Banque de France, janvier 2017).

Ces tendances semblent se poursuivre sur le 1er trimestre 2017. Au-delà, la conjoncture est difficilement prévisible.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°141

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PAS DE FATALITÉ

La confortable et surprenante victoire de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a pris de revers la plupart des observateurs, politologues et instituts de sondages de la planète.
C’est pourquoi, dans l’exercice au quotidien de nos métiers, nous devons toujours rester modestes, prudents mais opiniâtres, car l’avenir n’est jamais écrit d’avance comme certains voudraient le faire croire.

Dans ce monde qui bouge, rien n’est jamais gagné ni perdu et quand les écueils d’aujourd’hui viennent contrarier les efforts de la veille, il ne faut rien lâcher et redoubler d’énergie car demain pourra opportunément contrarier aujourd’hui.
Alors, mes chers confrères, dans l’adversité, demeurez toujours optimiste.

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Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°140

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ECLAIRCIES

A la veille des élections présidentielles et législatives, soyons réalistes.

Certains se plaignent encore de la loi ALUR et des obligations qu’elle entraîne.

Même si j’ai conscience des difficultés qu’elle a pu engendrer, des améliorations qu’il faut encore apporter et des décrets importants qui sont en attente, il me semble nécessaire de rappeler que nous respectons l’état de droit et que seule une loi peut défaire une autre loi dans notre pays.

Le passé est une chose, l’avenir en est une autre, restons dans le présent.

Les combats menés actuellement par Jean- François Buet au niveau national avec la détermination qu’on lui connaît, dans différents domaines, notamment l’immatriculation des copropriétés, sont âpres et doivent être gagnés. J’en suis convaincu.

De son côté, la Chambre FNAIM du Grand Paris poursuit son travail de lobbying avec, entre autres, les notaires de Paris et le Bâtonnier de Paris. Le rapprochement des professions du droit me paraît pertinent et de bon augure pour le futur.

Soyez en certains, nous allons travailler en 2017 pour les élections législatives.

La spécificité de l’Île-de-France est suffisante pour proposer un certain nombre de mesures pour le logement à partir des différents rapports qui ont été faits depuis deux ans dans ce domaine

Les éléments de connaissance voire de prospective sont connus puisque la donnée principale dans le domaine du logement est la démographie et les flux migratoires.

Enfin, quelques mots sur les éclaircies sur notre Région. M. Carenco, Préfet de la Région Île-de- France, a évoqué dernièrement une vague de signatures des OIN-CIN pour les semaines à venir, qui engagent l’Etat, les collectivités locales et les entreprises locales sur le terrain.

Les statistiques, avec 67.700 mises en chantier au cours des 12 derniers mois, sont une surprise positive.

En termes de transactions, les chiffres en Île-de- France de la Fédération et des Notaires soulignent une reprise des ventes qui se poursuit depuis cinq trimestres et génère une légère augmentation des prix. Au 2ème trimestre 2016, l’augmentation du volume des ventes de logements existants est de 14% par rapport au 2ème trimestre 2015. Elle bénéficie à tous les secteurs géographiques franciliens. Par contre, les investisseurs boudent les logements existants pour retrouver le chemin des bureaux de vente dans le neuf qui affiche un bon niveau d’activité.

Enfin, les taux d’intérêt des emprunts n’ont jamais été aussi bas, ce qui explique largement la situation actuelle, la crainte étant de voir une remontée des taux avec ses conséquences pour le marché avant la fin de l’année.

Concernant le marché locatif, la dernière étude de Michel Mouillart, Professeur d’économie à Paris Ouest, montre qu’il est dynamique avec une stabilité des loyers sur les huit premiers mois de l’année après la baisse constatée l’an dernier.

Depuis 2013, d’après cette étude, dans les ¾ des grandes villes, les loyers ont augmenté moins vite que l’inflation.

En Ile de France, le schéma régional de l’habitat et de l’hébergement devrait être voté fin 2016 avec ses conséquences sur les PLH (plans locaux de l’habitat) et les TOL. La territorialisation des offres de logements définie par l’Etat est en cours d’actualisation, ce qui vous permet de connaître les lieux où se construiront les logements dans les cinq ans à venir. Nous vous donnerons cette information dès qu’elle sera connue.

Pour conclure, nous n’avions pas eu d’éclaircies depuis longtemps, réjouissons-nous…

Confraternellement.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°139

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Courage

J’ai eu le privilège de connaître Michel Rocard qui nous avait honoré de sa présence lors de notre assemblée générale 2010.
C’était un homme qui avait une v i s i on d e l a France et une connaissance approfondie de son histoire, l’une n’allant pas sans l’autre.
Devant le parterre des agents immobiliers, il s’était autorisé à dire que le meilleur système économique demeurait le système capitaliste, car il était le seul à générer innovation et progrès. Pour autant, il reconnaissait la brutalité de ce système qui devait donc être tempéré par des interventions de l’Etat pour ceux qui étaient marginalisés.
Il avait très tôt pris ses distances avec les idéologies car c’était un homme libre, reconnaissant les réalités, transgressant parfois les lignes politiques comme il y a quelques jours encore lorsqu’il prit position pour le brexit et déclara sans détour : « La gauche a perdu la bataille des idées ». Il forçait le respect et de nombreux hommes politiques devraient s’en inspirer. Je me souviens aussi de sa fascination pour les bons mots délicatement posés sur les bonnes notes, dans la bonne phrase pour faire passer idées et émotions.
Dans un autre registre, Madame Cosse, Ministre du logement, s’évertue à penser que l’encadrement des loyers à Paris régule les marchés, quartier par quartier et donc, a décidé de l’étendre à la région francilienne, malgré les oppositions de tous les acteurs du logement et des bailleurs.
De notre côté, nous attendons la décision du Conseil d’Etat sur l’action que nous avons entreprise avec la FNAIM, l’UNIS et le SNPI contre l’encadrement décidé l’an dernier sur Paris.
S’il faut combattre les abus, les dirigeants politiques semblent avoir oublié que les lois doivent s’attacher à organiser et harmoniser les intérêts généraux et non à régler des problèmes marginaux, particuliers ou conjoncturels. A force de légiférer à tout moment, en fonction d’émotions amplifiées par les médias, les citoyens ne respectent plus l’essentiel des relations humaines, c’est-à-dire les contrats qui font la loi des parties.
Dans nos métiers, il ne s’agit pas d’opposer les uns contre les autres mais au contraire de réunir : acquéreur/vendeur, bailleur/locataire, propriétaire/copropriétaire. Madame Cosse, Ministre du logement, devrait plutôt s’atteler à de vraies réformes, celle du milieu des HLM par exemple. Il y a tant à faire dans ce domaine !
Il faudrait un peu de courage pour organiser une mixité cohérente, intelligente et fluidifier le parcours résidentiel afin de ne pas attribuer des droits acquis à une époque où la mobilité est une nécessité.
Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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Revue "Professions Immobilières" n°139

Revue Professions Immobilières n°139

PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°138

Travaux du Grand Paris

En marche…

Nous nous devons d’être optimistes même si la réalité est morose.

1er constat : 90 % des décrets attendus de la loi Alur devraient être publiés dans les six mois à venir, d’après Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement. Aujourd’hui, deux nouveaux décrets ont été publiés : l’un sur l’état des lieux et la grille de vétusté, l’autre sur l’assurance souscrite par le bailleur pour le compte du locataire. Quant aux autres, nous attendons avec impatience leur publication.

2ème constat : les annonces faites par le Président de la République le 8 avril à Romainville sont homéopathiques et concernent la construction neuve qui représente moins de 10 % du marché du parc existant. Le régime Pinel d’investissement locatif dans le neuf, dont le coût financier pour l’Etat reste très important, est prorogé jusqu’au 31 décembre 2017. Le Président a souligné la nécessité d’une stabilité du cadre fiscal, enfin ! Le renforcement du prêt à taux zéro au mois de janvier va également dans le bon sens. Enfin, François Hollande a souhaité que les logements situés à moins de 300 mètres des quartiers prioritaires de la politique de la ville bénéficient pour leurs constructions d’un taux de TVA réduit à 5,5 %, ce qui est une mesure importante. Mais dans le même temps, l’extension de l’encadrement des loyers à l’Île-de- France semble encore avoir quelques partisans !

3ème constat : les consommateurs depuis des années ont vu l’évolution et la transformation de nos métiers sur le plan juridique et technique. Nous devons donc réagir pour faire reconnaître la technicité et la sécurité nécessaires au bon exercice de nos métiers, administration de biens, transaction et syndic de copropriété.

Nous devons combattre de nouveaux acteurs comme les plateformes, celle d’Airbnb entre autres, et les agents commerciaux à distance. Il nous faut donc offrir des services nouveaux à nos clients et des solutions innovantes pour faciliter leurs démarches. L’obligation de formation des dirigeants et de leurs collaborateurs est une opportunité et un véritable investissement pour l’avenir. Le partenariat signé entre notre Chambre et Manpower est une réponse à ce défi. Notre organisation doit également évoluer vers une simplification territoriale prenant en compte la création par les Pouvoirs Publics des 13 régions.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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Revue Professions Immobilières n°139

PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°137

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CHANGEMENTS

Je suis devenu Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris, comme prévu dans le traité de fusion entre la CMI que je présidais et la Chambre FNAIM Paris Île-de-France.

Je tiens à rendre hommage à mon prédécesseur, Gilles Ricour de Bourgies, qui vient d’accéder à la Présidence de la Région FNAIM Île-de-France. Il reste à mes côtés comme Président Adjoint. C’est un changement dans la continuité. Chacun peut s’en réjouir car je n’ai pas l’intention de bouleverser la mécanique de l’organisation mais de poursuivre les actions de mon prédécesseur en tenant compte naturellement des évolutions extérieures à nos professions et en renforçant la politique de communication et de lobbying.

Changement au Conseil Régional Île-de-France, le 18 décembre 2015. Valérie Pecresse, ancien Ministre (Les Républicains), est élue Présidente succédant à Jean-Paul Huchon qui en a été le Président pendant plus de 10 ans.

Changement encore, mais plus récent. Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d’EELV et Vice-Présidente du Conseil Régional sous la présidence de Jean-Paul Huchon, est nommée Ministre du Logement succédant à Sylvia Pinel. C’est la troisième Ministre du logement en 4 ans !

Changement enfin. La Métropole du Grand Paris est créée depuis le 1er janvier 2016, Patrick Ollier, Maire de Rueil Malmaison (Les Républicains) est élu Président de cette nouvelle structure institutionnelle qui a notamment en charge la politique de l’habitat et du cadre de vie dans notre Région. Soyez assurés qu’il y aura encore d’autres changements au cours de cette année 2016 que chacun considère comme une année de transition. Vers quoi ? On ne sait pas trop.

La situation des franciliens ne change guère. Le nombre de logements reste notoirement insuffisant quelles que soient les statistiques auxquelles on se réfère. Les transports sont de plus en plus dégradés et le nombre de chômeurs ne se résorbe pas. Et pourtant, comme le soulignait Jean-François Carenco, Préfet de la Région Île-de-France, on se doit d’être optimistes. Je partage cet avis. Il faut retrouver de la confiance. Nous ne la retrouverons, j’en suis convaincu, qu’en travaillant ensemble. En guise d’illustration, le dispositif Multiloc permettant à des bailleurs privés de mettre sur le marché des logements vacants en est un exemple. Ce partenariat public / privé entre la Mairie de Paris et les professionnels de l’immobilier est un dispositif gagnant / gagnant et il devrait faire bouger les lignes…

Espérons-le.

Didier Camandona,
Président de la Chambre FNAIM du Grand Paris

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Professions immobilieres

PROFESSIONS IMMOBILIÈRES N°136

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TEMPS LIBRE !

La durée de mon mandat fut de cinq. C’est la durée à notre époque pour concrétiser une ou deux idées en les faisant partager par un groupe d’hommes et de femmes engagés dans la cité. Le rôle de nos 2 000 agents immobiliers, transactionnaires, gestionnaires et syndics de copropriété, malgré tous les efforts répétés, est encore mal connu, même si leur légitimité et leur compétence sont de plus en plus reconnues. L’augmentation de la part de marché immobilier par les professionnels est en augmentation, et c’est une bonne chose en termes de sécurité et de qualité de services.

Cinq ans est un horizon long qui permet de faire des bilans alors que notre mémoire est de plus en plus réduite à l’immédiateté des évènements de toute nature.

En cinq ans, j’ai eu le plaisir de travailler avec nos adhérents et pour nos adhérents de l’Ile-de-France. Nous avons ensemble réussi la création de la Chambre du Grand Paris issue de la fusion entre deux Chambres FNAIM sur le même territoire. Les Pouvoirs Publics régionaux comme les élus locaux y ont vu une preuve de maturité de notre Organisation patronale.

Le deuxième défi que nous avons relevé était de construire des relations de confiance avec l’environnement et ceci malgré le vote de la loi ALUR. J’en veux pour preuve la qualité des relations que nous avons avec la Fédération Fran-çaise du Bâtiment du Grand Paris et la Fédération des Promoteurs Immobiliers de l’Ile-de-France, avec lesquelles nous avons organisé trois colloques, et le travail sérieux que nous avons concrétisé avec la Mairie de Paris dont le nouveau bail MULTILOC a été le résultat concret.

Le troisième défi n’est pas encore achevé, c’est celui de la réforme de notre organi-sation. La convention du 3 juillet 2014 a montré ce que souhaitent nos adhérents : plus d’informations avec les Observatoires des prix et des charges de copropriété, plus de formation avec notre partenaire Manpower, plus de conseils juridiques, plus de relations innovantes avec des start-up au service de nos métiers et plus de contacts avec les citoyens dans nos quartiers. L’acquisition du 29 avenue de Villiers, si elle se réalise, concrétisera leurs demandes et permettra une nouvelle dynamique pour une organisation qui doit anticiper les changements.

Ne nous trompons pas. Les apporteurs de solutions que nous sommes pour le concitoyen de demain ne sont pas seuls. D’autres professions existantes ou à venir avec les technologies d’aujourd’hui et de demain sont des concurrents pour l’avenir, mais la concurrence est saine car elle permet d’éliminer des rentes de situation qui ne peuvent être pérennes.

Je souhaite à mon successeur, Didier Camandona, de poursuivre cette tâche avec tous les adhérents de la Chambre en construisant des relations de confiance qui sont nécessaires à tous et à toutes pour évoluer dans le monde incertain et tragique dans lequel nous sommes contraints de vivre ensemble.

Gilles Ricour de Bourgies,

Président de la FNAIM du Grand Paris

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