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Immobilier ancien

L’immobilier ancien à Paris et en Île-de-France ne flanche pas

Les notaires de Paris Île-de-France présentaient, début septembre, un point sur le marché immobilier francilien au second trimestre 2017. Selon leur analyse, les prix des logements anciens et le nombre de transactions ne cessent de croître.

Jusqu’où les prix de l’immobilier francilien en général et parisien en particulier vont-ils monter ?

Selon cette étude, le prix des appartements a augmenté de 4,9% en un an en Île-de-France. Cette hausse est tirée par la capitale, où les prix ont augmenté de 6,6% en un an. Même les arrondissements dits « populaires » de l’est parisien sont désormais inaccessibles au plus grand nombre.

Près de 9000 euros le mètre carré

À Paris les prix ne sont plus loin des 9.000 €/m2. Les huit premiers arrondissements centraux dépassent les 10.000 €/m2. Les VIe et VIIe restent les arrondissements les plus chers à plus de 12.000 €/m2. Pour autant cela ne rebute manifestement pas certains acheteurs puisque selon les notaires environ 150 ventes se sont réalisées à plus de 2 M€ et une poignée d’appartements se sont vendus à plus de 30.000 €/m2 (un duplex à Montparnasse, un appartement à Port-Royal, un 2 pièces sur les Champs-Élysées, etc.).

Plus si populaires

La capitale ne compte plus que trois arrondissements à moins de 8.000 €. Ce sont les quartiers de l’est parisien réputés populaires : les XVIIIe (7.860 €/m2), le XIXe (7.050 €/m2)  et le XXe (7.230 €/m2).

Néanmoins, un ralentissement de la hausse à prévoir…

Les indicateurs avancés sur les avant-contrats des notaires franciliens semblent toutefois indiquer que les prix de vente devraient marquer une pause dans les prochains mois. A Paris, le prix au mètre carré ne devrait augmenter que de 0,6% de juillet à octobre 2017. Quelques départements connaîtraient même une légère baisse de la progression sur cette période.

Des ventes en forte hausse à Paris, en Petite et en Grande Couronne

Le nombre d’appartements vendus est en très forte augmentation avec respectivement + 23% (soit 14.000 appartements anciens vendus au 2e trimestre 2017 en Petite Couronne) et + 25% (ce taux représente 9.000 appartements anciens vendus au 2e trimestre 2017 à Paris). Les ventes de maisons profitent aussi de cette dynamique. Les prix plus modérés qu’à Paris incitent manifestement de nombreux acquéreurs à franchir le périphérique.

 

> Pour en savoir plus sur les prix de l’immobilier ancien à Paris

Augmentation des taxes sur les résidences secondaires et les logements vacants à Paris 

Le coup de grâce pour les propriétaires parisiens

Sur proposition du groupe communiste, la ville de Paris a voté le 7 novembre dernier, lors des débats d’orientation budgétaire pour 2017, le principe d’augmentation de la taxe additionnelle sur les résidences secondaires et de la taxe sur les logements vacants dans la capitale. Sous prétexte d’inciter les propriétaires à louer ou vendre leur bien, la taxe additionnelle pourrait désormais être aussi élevée que la taxe d’habitation. La taxe sur les logements vacants pourrait quant à elle connaître une envolée de 50% la première année à 100% dès la deuxième année. Le 18 novembre dernier, l’Assemblée nationale a entériné ce principe d’augmentation à l’occasion du projet de loi de finances 2017. Le pire est désormais possible.

Une totale méconnaissance des propriétaires parisiens

Pour Didier Camandona, président de la FNAIM du Grand Paris, « ce matraquage fiscal repose tout d’abord sur une totale méconnaissance de la réalité des propriétaires. Disposer d’un pied-à-terre à Paris peut souvent résulter d’une nécessité. Une capitale internationale de premier plan doit être en mesure de fournir un parc de logement flexible, disponible par exemple pour les étudiants ou les chercheurs de passage. Certains ménages peuvent aussi avoir besoin d’une résidence secondaire à Paris, où se concentrent des quartiers généraux ou des fonctions administratives. Dans combien de couples parisiens un conjoint est-il obligé de conserver une résidence secondaire à Paris, quand l’autre est nommé en province ? »

Sans parler des investisseurs étrangers qui pourraient être toujours plus tentés de fuir la capitale au profit d’autres villes européennes. « Dans un contexte d’inflation de normes, de manque total de lisibilité du marché parisien et de taxation excessive, les décisions des investisseurs internationaux pourraient intervenir rapidement, » déclare Didier Camandona.

Une nouvelle aberration qui intervient dans un contexte déjà plombé par l’encadrement des loyers

Cette décision intervient alors même que le marché immobilier parisien peinait à retrouver le chemin de la reprise. Une enquête publiée récemment par la FNAIM du Grand Paris montrait l’impact négatif de l’encadrement des loyers sur les professionnels de l’immobilier. « Il est clair que certains biens ont quitté le marché, notamment au profit de la location touristique, du fait même de l’encadrement des loyers. Les propriétaires parisiens continuent d’être mis à l’index. Au final, les locataires en font eux-aussi les frais », commente Didier Camandona.

A noter que l’augmentation de ces deux taxes vient s’ajouter à une hausse sensible des droits de mutation depuis le 1er janvier 2016, alors que la Mairie s’était engagée à ne pas les augmenter. Ces droits de mutation représentent 1,2 milliards d’euros, sur un budget total de la Mairie d’environ 10 milliards d’euros.

Le double discours de la Mairie de Paris n’est pas tenable

Didier Camandona poursuit : « La mairie de Paris doit veiller à la cohérence de son discours. On ne peut pas déployer des efforts pour développer le dispositif Multiloc qui permet aux propriétaires de percevoir des primes pour remettre leur bien en état et faciliter leur retour sur le marché au profit du logement des classes moyennes et, dans le même temps, décourager tous les propriétaires possédant une résidence secondaire en augmentant les taxes. On ne peut pas davantage faire des effets de manche pour attirer les britanniques après le vote pour le Brexit dans la capitale, et faire de Paris une enclave qui se distingue par son anomalie fiscale. »

21,9 % de dépenses en logement dans le PIB

21,9 % : c’est le poids des dépenses totales en logement dans le PIB, soit l’effort consacré par l’ensemble des acteurs (occupants, bailleurs, pouvoirs publics…) dans l’économie française, selon les derniers chiffres cités par La Tribune (16/06/2016).

« Les seules dépenses courantes en logement représentent pour leur part près de 28 % des dépenses de consommation totale en France, relève le quotidien économique. Et, côté investissement, le logement représente dans l’économie française un peu moins de 24 % de l’investissement total. C’est colossal. »

C’est ce qui expliquerait que le président de la République ait opéré « un virage à 180 degrés vers l’accession à la propriété immobilière en seconde partie de mandat » : « Il mise sur l’immobilier pour relancer l’emploi et la croissance avant 2017 ».

 

Source : « Le logement, dernier levier de croissance en France », La Tribune, 16/06/2016.

 

http://www.latribune.fr/economie/france/le-logement-dernier-levier-de-croissance-en-france-578647.html

L’importance de l’aide de la famille dans l’accession à la propriété

Une récente étude de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), rattachée au ministère des Affaires sociales et de la Santé, permet de mieux saisir les conditions d’achat d’un premier logement.

L’étude montre que, depuis quarante ans, l’écart d’accès à la propriété se creuse selon le niveau de vie. Si en 1973, 34 % des jeunes ménages les plus modestes étaient propriétaires, ils ne sont plus que 16 % dans ce cas en 2013. En revanche, la part des propriétaires s’est accrue au cours de la période pour les 25-44 ans les plus aisés : elle passe de 43 % en 1973 à 66 % en 2013.

« Au-delà des politiques du logement, des conditions d’emprunt et des prix de l’immobilier, l’aide de la famille a joué un rôle dans ces évolutions », expliquent les auteurs de cette étude. Cette aide (donation, héritage) reste en effet un facteur majeur dans l’accès à la propriété. Quatre jeunes ayant récemment acheté leur premier logement sur dix ont reçu une aide de leur famille avant ou au moment de leur achat. Or les aides de la famille sont plus importantes pour les ménages aisés. Les dons représentent en moyenne un cinquième du prix des logements achetés, et cette part est restée stable malgré l’augmentation des prix de l’immobilier au cours des années 2000. Ainsi, alors que l’accès à la propriété des plus modestes s’est détérioré depuis la fin des années 1980, il s’améliore depuis quarante ans pour les plus aisés, indépendamment du coût du logement.

 

Source : « Accès à la propriété : les inégalités s’accroissent depuis quarante ans », Études et Résultats, n°961, Drees, mai 2016.

http://drees.social-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques/publications/etudes-et-resultats/article/acces-a-la-propriete-les-inegalites-s-accroissent-depuis-quarante-ans

Immeuble: chauffage collectif

84 % de Français prennent des précautions pour leur départ en vacances

84 % : c’est la proportion de Français qui déclarent prendre des précautions avant de partir en vacances afin d’éviter le cambriolage de leur logement, selon un sondage CSA pour le quotidien Direct Matin (10/05/2016).

Parmi ces précautions viennent en tête la discrétion sur les réseaux sociaux (72 % des sondés se disent discrets sur Facebook ou Twitter, utilisés par les voleurs pour cibler les logements), le relevé de son courrier par le voisinage (51 %), le renforcement des serrures (44 %), l’activation d’un détecteur de présence et l’information des forces de l’ordre de son absence (31 %), ou encore la simulation de l’occupation du logement en laissant lumière ou radio allumée (27 %).

427 000 déménagements en Ile de France

427 000, c’est le nombre de ménages franciliens qui ont déménagé au sein de la région en 2010, selon une récente étude menée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme IAU Ile-de-France.

Et cet institut de préciser : « Pour les 427 000 ménages mobiles franciliens qui résidaient déjà en Ile-de-France un an plus tôt, le marché du logement reste avant tout un marché local, les déménagements s’inscrivant dans des territoires de proximité. Un tiers a déménagé sans changer de commune (35 %) et 15 % ont déménagé dans une commune limitrophe. Finalement, près des trois quarts n’ont pas dépassé le périmètre des trois couronnes successives de communes autour du lieu de résidence initial (300 000 ménages, soit 71 %). Cette proportion est stable au fil du temps : 70 % en 1999, 72 % en 2006« .

Des profils spécifiques que les professionnels de l’immobilier connaissent bien, et qui s’ajoutent aux 93 600 ménages ayant emménagé en Ile-de-France en provenance d’une autre région de France métropolitaine, et aux 123 100 ménages ayant quitté la région, toujours en 2010, constituant in fine des flux d’affaires très significatif.

Télécharger l’étude de l’IAU Ile-de-France, Note rapide n°715, mars 2016.