Quelles valeurs pour les sociétés urbaines ?

Le poids des « valeurs » des sociétés urbaines

Dans le contexte mondial d’urbanisation se manifestent des processus qui modifient l’environnement des habitants et diffusent les « valeurs » de la société urbaine : « un standard de vie, plus ou moins homogène, se répand partout avec son cortège de normes de consommation, de comportements-types, de valeurs collectives et de pratiques individuelles qui déséquilibrent les écosystèmes. » C’est ce que décrypte le philosophe et urbaniste Thierry Paquot dans cet ouvrage important, Terre urbaine, récemment réédité.

Comme l’explique son éditeur, c’est cette révolution aux expressions paradoxales que Paquot explore sous ses multiples formes territoriales à l’échelle mondiale : bidonville, mégalopole, enclave résidentielle sécurisée, ville moyenne, global city, urbain diffus…

« L’auteur analyse de manière documentée et d’une plume alerte les défis à relever : la « bonne » occupation des sols face à l’extension des zones urbaines et à la réduction des terres agricoles ; la « bonne » manière de se déplacer, dans un monde confronté à la pénurie probable de pétrole et à la multiplication des mobilités ordinaires (tourisme de masse, shopping, pratiques sportives…) ; la « bonne » façon d’assurer à tous un confort urbain minimal, en favorisant une décroissance raisonnée de certaines consommations ; la « bonne » gouvernance, qui exige l’invention de nouvelles pratiques démocratiques ; la « bonne » habitabilité entre soi et les autres. Seule une écologie existentielle respectueuse de la diversité culturelle, de l’éventail des croyances et des rites, de l’incroyable différence des temporalités qui régissent et animent la vie de tout homo urbanus, peut assurer à tous un devenir urbain. »

 

Une lecture utile pour tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de la ville – et de ses habitants

Pour aller plus loin : Terre urbaine, Cinq défis pour le devenir de la planète, par Thierry Paquot,

La Découverte, 2e édition 2016, 243 p., 21 €.